‹ Histoire critique et militaire des guerres de Frédéric II, comparées au système moderne, avec un recueil des principes les plus importants de l'art de la guerre, rédigée sur de nouveaux documentsChapitre 108 sur 196 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

PftfJSSIEKS.

Le 26, L'armé», à Stargard.

Le a juin, L'armé», à Soldin.

le 12, L'armée, à Landsberg, 20 bat. 30 esc.

Le 19, Uuleen Tient de Saxe avec un renfort de

10 bat. et 22 esc.

Le 23, L'armé» bouge enfin , et marche à Schwerin. Le 26, A Dirnbaum, l'avant-garde à Kamiona.

Le 27, A Sirakow.

Mouvement pour couper une division ennemie

à Fîlchnc.

Le 1« juillet , L'armée à Obernycky menace les communications de l'ennemi, échoue dans une entreprise sur Posen, et se retire , le 6, derrière la Wartha.

Le 9, Dohna prévient l'ennemi à Casimirs.

Le 11 , Dohna prévient encore les Russes 4 Wihina.

Le» 12 et 14, Dohna marche de Senkowa à Polnisch-Jieustadt.

Le 15, L'armée a Breci.

U16,AMeseriU.

Le 18, Wopertnovo est détaché au couvent de Paradis pour empêcher l'ennemi de tourner l'armée.

Le 19, L'armée le suit.

Le 20, Wopertnoto chasse Stofel à Zulîcbau.

L'armée le suit.

Le 21 , L'armée campe, la droite à Zulichau, la

gauche vers Kaliig.

Le 22, Wedel remplace Dohna.

Le ZifLes Busses veulent tourner la gauche.

Bataille de Eau.

Le 24, R«W se retire derrière l'Oder, et campe à

Sawada.

Wedel vient vers Logau.

Le 2 août , L'armée vers Crosscn.

Us 3et 6 , Elle marche à Muirose, et se réunit au roi.

Le 27, L'armée prussienne, formée des débris de

Wedel , du corps du prince Henri , el de celui

de Finck , campe m Booxen.

Russes et alliés.

Le 18 mai , L'avant-garde part de Thorn.

Le 22, Frolof L'agrev à Mowe.

Le 3 juin , le prince Galittin à Posen.

Willeboie à Nakel.

Le 11 , Frolof Bagrew à Uscie , sur la Netie.

Le 29, L'armée réunie « Posen.

Le 9 juillet, Soltikof marche à Tornowa pour couper les Prussiens.

Le 11 , L'armée marche sur les hauteurs de Wilzina pour gagner le flanc gauche de l'ennemi.

Le 12, Soltikof porte son avant-garde à Pynne, et cherche à couper l'ennemi de la Silésie.

Le 14, L'armée vers Polnisch-Neusladt en présence des Prussiens.

Le 15 , Séjour.

Le 16 , L'armée à Pobrouka.

Lel7,àBentchen.

Le 19 , a Bomst.

Stofel à Zulicbau.

Le 21 , L'armée campe entre Langmeil et Schmollen.

Le 23, Soltikof veut tourner la gauche et gagner Crossen : il bat les Prussiens à Kay.

Le 25, L'atant-gardc à Crossen.

Le 28, L'armée à Crossen.

Le 31 , L'avant-garde à Francfort.

Le 1" août, L'armée k Kurtsch.

Le 2, L'armée à Aurith.

Le 3, Laudon joint les Russes à Francfort.

TRAITÉ DES GRANDES OPÉRATIONS MILITAIRES

Prussiens.

Les 10 et 11 , Elle passe l'Oder ù Reitwen.

Le 12, campe vers Lissow et Bichofsée.

Le 13 , Bataille de Kunersdorf.

L'on verra par ce tableau que Daun , en manœuvrant sur la droite du roi , et campant à Marclissa , annonçait de vastes projets. Sa ligne d'opérations était parfaite ; mais il n'en tira d'autre avantage que de couvrir le mouvement de Haddick contre le roi, tandis que l'armée des cercles opérait en Saxe, et retenait le prince Henri. Malgré ces bonnes dispositions, l'entreprise fut sur le point d'échouer, parce que le prince, au lieu de rester en Saxe , prévint les Autrichiens entre le Bober et la Neiss. En effet , Haddick, après avoir laissé le petit corps de Brentano à Aussig en Bohème, était parti de Leulmeritz , le 1 5 , et se réunit avec Gemraingen, le 22, à Ullcrsdorf, d'où il se dirigea par Lœbau et Lehnau sur Pribus. Laudon , de son coté, avait quitté Lauban, et se trouvait, le 1 1 , à Radmeritz sur la Neiss. Ces deux corps opérèrent leur jonction à Pribus, le 29, et marchèrent par Sommerfeld à Guben. Alors Laudon laissa tous ses gros équipages et ses trains au général Haddick, et se porta en toute hâte à Francfort, où il joignit l'armée russe, le S, avec 15,000 hommes, dont la majeure partie de cavalerie. Le corps de Haddick paraissait aussi destiné à se réunir à elle ; mais lorsque le général fut informé de l'approche du roi , il changea son plan, et quitta Guben le 1" octobre, pour se rapprocher de la Neiss.

Nous allons reprendre maintenant les mouvements des troupes prussiennes, avant de rapporter ce qui se passait dans la haute Silésie.

A l'époque du 22 juillet, le roi campait à Schmotseifen avec l'armée de Silésie :

Fouquet était toujours vers Landshut ; le prince Henri avait rassemblé ses forces à Dresde, le 10, et détaché le général Finck m Bi»ehorswerda , et ensuite sur Bautieii.

Russes *t alliés.

Le 13 , Bataille de Kunersdorf.

Lorsqu'il eut appris , le 19, le but du mouvement de Haddick, ce prince marcha lurmeme à Bautzen, et ne laissa en Saxe qu'on détachement sous les ordres du général Knobloch à Bischofswerda.

Le roi porta le duc de Wurtemberg sur la direction de Pribus ; mais ce général, instruit de l'arrivée de Laudon à Rolenbourg.

ne crut pas devoir s'exposer à être attaque par des forces supérieures ; il quitta Freiwalde le 25, et se retira à Burau. Le prince Henri laissa le général Finck à Bautzen am 12 bataillons et 10 escadrons, et se porta le 25 juillet avec 20 bataillons et 35 escadron» à Konigswartha, où il apprit la perte de h bataille de Kay. Ce prince marcha en trois jours par Muska à Sagan, et y fut joint le 29 par le duc de Wurtemberg. Le roi arrne dans la nuit, résolut alors de réunir les corps du prince Henri, du duc de Wurtemberg et de Finck à l'armée de W T edel, afin de livrer une nouvelle bataille aux Russe»

Le prince Henri se rendit au camp de Schmotseifen pour remplacer le roi dan»

le commandement de l'armée de Silésie.

L'armée resta à Sagan jusqu'au 91. U* roi informé de l'arrivée de Haddick à Tribel, et sachant que la réunion des ennemis devait avoir lieu à Crossen , suivant leur convention, prit le change , et se porta le 81 à Naumbourg. Cependant, lorsqu'il apprit là que l'ennemi avait marché par Somraerfeld, il se mit à sa poursuite le même soir avec toute la cavalerie, il atteignit encore à Altwasser un détachement de Parrièregarde , et le poussa jusqu'à Sommerfeld. Frédéric campa, le 2, à Malkersdorf, son avant-garde passa la Neiss, et donna sur les équipages de Haddick, à qui elle enleva un bataillon d'escorte, 2 pièces de canon e i 300 voitures. Le lendemain, l'armée *c

CIIVPITHE XVI.

porta à Gros-Briesen et toute la cavalerie à Beskow ; le roi campa, le 4, à Mulrose.

Pendant que tous ces mouvements s'opéraient, l'armée des cercles concourait à favoriser la réunion en menaçant la Saxe, et retenant le général Finck qui, de Bautzen, .«'était retiré à Kamentz, le 27, et reporté, le 80, à Hoyerswerda. Cette armée que nous avons laissée au camp de Hocheira, en partit le 8 juillet, et s'avança jusqu'à Auer- Medt, où elle campa le 31 . Le général Finck, instruit de ces mouvements, au lieu de continuer le sien par Spreraberg sur Pforten et Guben, revint, le 3 août, sur Torgau, ce qui contribua beaucoup à la réussite de l'entreprise des Autrichiens. Il reçut dans cette Tille Tordre du roi de venir le joindre, partit le 4, et arriva le 9 août par Lubben à Holienzesar.

Wcdel, après la bataille de Kay, s'était retiré par Sawada à Logau , où il campa le 2 août ; et reçut l'ordre de venir à Mulrose rejoindre l'armée le 6.

Frédéric marcha , le 7 , avec l'armée sur 2 colonnes, et campa entre Boosen et Wultau ; l'avant-garde, sous les ordres de Seidlilz, à Lebus.

Nous avons vu que Daun voulait faire attaquer Fouquet à Landshut. En conséquence, les généraux Harsch et Deville se réunirent, le 13 juillet, à Trautenau; leurs forces montaient à 33 bataillons et 51 escadrons, sans compter la division légère du général Janus.

fouquet n'avait à leur opposer que 23 bataillons et 20 escadrons.

Le général Harsch étant tombé malade, Deville prit le commandement au camp de Schomberg, et marcha , le 20 , à Conradswalde. Il projetait détourner Fouquet, et de lui couper ses communications avec Schweidniu ; mais celui-ci s'étanl approvisionné n'en garda pas moins sa position. Les Autrichiens laissèrent 6,000 hommes sous le général 'Wolfersdorff à Goldenœlse, pour couvrir les dépôts de Trautenau, et marchèrent, le 22, par Gottesberg, dans la direc-

tion de Schweidnitz. Ils campèrent près de Kunzendorf ; les troupes légères de Janus vers le montZisken. Ce mouvement donna lieu à un petit combat entre l'avant-garde autrichienne et 200 hommes de la garnison de Schweidnitz, qui occupaient la ville de Freibourg.

Le 23 , Fouquet resta en position, et se borna à détacher le général Golz avec 7 bataillons et 8 escadrons à Friedland, pour y enlever les équipages des Autrichiens. Frédéric, avant de quitter le camp de Schmotseifen, apprit la tentative de l'ennemi sur la haute Silésie; mais il la jugea si peu dangereuse, qu'il envoya seulement 3 bataillons à Landshut pour y remplacer le général Fouquet, à qui il ordonna d'aller camper entre Conradswalde et Friedland pour couper l'armée autrichienne de la Bohême , en s'eraparant des défilés par où elle était venue.

Dès que le général Deville fut informé de ce mouvement, il jugea qu'il n'avait pas un moment à perdre pour se retirer, résolut de s'ouvrir un passage, sur la route d'Alt-Lassig à Friedland, et chargea le général Janus de former son avant-garde.

Fouquet renforcé par 3 bataillons du général Golz, prit alors un poste avantageux sur les hauteurs de Yogelgesang et de Todtenhubels, où il fut vainement attaqué à deux reprises. Deville rebuté de tant d'obstacles se tourna alors contre la position do Gollz à Friedland. Janus y fut détaché, le 28, et devait être soutenu par le général Wolfersdorff ; mais il y eut peu d'ensemble dans les attaques, en sorte que ce corps autrichien n'eut d'autre parti à prendre que de se retirer en Bohème, par la route do Wustengiersdorf et Johannesherg qui fait un long détour. Toutefois ses dispositions furent si bien prises, que ce mouvement s'exécuta sans perte dans la nuit du 28 au 29.

Fouquet voulut faire envelopper l'arrièregarde vers Waldenbourg, par le général Rnmin, avec 8 bataillons et k escadron»,

2îiG

TRAITÉ DES GRANDES OPÉRATIONS MILITAIRES

tandis qu'il se dirigeait lui-môme par Conradswalde sur Gottesberg ; mais elle se retira avec tant d'ordre, qu'il fut impossible de l'entamer, et que les Prussiens furent obligés de reprendre, le 80, leur camp de Conradswalde.

L'armée autrichienne campa à Braunau, Janus revint à Friedland, et Wolfersdorf, avec 0 bataillons et 8 escadrons, à Konigsheim. Fouquet trouvant la position de ce dernier hasardée, crut pouvoir l'enlever, et fit ses dispositions pour ce coup de main ; mais lorsque ses colonnes arrivèrent en face, elle avait déjà été abandonnée. Les Autrichiens , qui s'étaient reployés à temps derrière Bersdorf, continuèrent paisiblement leur retraite sur Trautenau, et en furent quittes pour leurs équipages et 200 dragons. Les troupes prussiennes , après avoir terminé ainsi cette expédition, rentrèrent au camp de Landshut.

Deville fut, peu de temps après, appelé à l'armée de Daun, avec S régiments de cavalerie, et remit le commandement au général Harsch.

Avant de donner la suite des opérations du roi, nous allons reprendre celles des Russes depuis l'ouverture de la campagne.

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