Thucydide, IV
4. C'est du moins le motif que semblent donner à celte retraite les passages précités de Thucydide. Eu effet, Hippokratès qui croyait que les forces de la Confédération Béotienne, occupées d'une part à combattre
BATAILLE DE DÉLION. 247
bord ; les hoplites et les cavaliers ne levèrent le camp qu'un peu plus tard. Les troupes légères marchèrent rapidement et ne s'arrêtèrent pas, ou du moins ne s'arrêtèrent que vers Sphendale, en pleine Attique. Les hoplites au contraire firent halte sur la frontière même de la Béotie) entre Délion et Oropos ^
Ils allaient se remettre en marche, lorsqu'un héraut envoyé par Hippokratès leur ordonna de se ranger en ligne de bataille ^. Le stratège qui était resté à Délion pour surveiller le départ de l'armée et pour donner ses dernières instructions à la garnison de celte place, venait d'être prévenu de la concentration et de la marche
le corps de Démosthènes, d'autre part à lutter contre les séditions que devaient soulever les conjurés démocratiques, n'avaient pu se concentrer, et qui n'avait pas d'ordre pour un mouvement offensif contre Tanagra, ne pouvait camper longtemps dans cet endroit désert avec plus de vingt mille hommes de troupes. Comme Athènes n'était qu'à un jour et demi de marche de Délion, il était sans péril pour les Athéniens, la place occupée, de rentrer dans leurs foyers. Ils seraient revenus en forces considérables , si les confédérés avaient mis le siège devant Délion.
La possession de Délion était de la plus grande importance pour Athènes, car elle lui donnait accès chez l'ennemi, et inspirait confiance aux conjurés. Cf. Thuycdide, IV, 76, 89, 90; Diodore de Sicile, xn, 69. Voir aussi, Grote, Histoire de la Grèce, t. IV, p. 116 et sq. — Grote d'ailleurs n'est pas très-explicite sur la retraite d'Hippokratès.