Thucydide, V, 45; Plutarque, Alcibiad., XIV, Nicias, X
3. Thucydide, V, 45; Plutarque (Nicias, X, Alcibiad., XIV), pi«.
NIClAS A SPARTE. 301
peine dn Peuple, poussé à la rupture avec Sparte par Alcibiade, la suspension des négociations avec Argos et l'envoi d'une ambassade à Lacédémone pour poser Tultimatum des Athéniens. Choisi dans la même séance comme un de ces ambassadeurs , Nidas partit aussitôt pour la Laconie^ Â peine arrivé, il fut entendu par les Éphores. Il les somma de rendre Panakton et Amphipolis en état de défense et de renoncer à Talliance béotienne, si la Béotie persistait à ne pas adhérer au traité de 421. Il les avertit qu'en cas de refus de leur part d'abandonner Talliance béotienne, les Athéniens s'allieraient avec les Argiens et le Mantinéens^. Ces conditions qui se tenaient dans les termes mômes du traité n'avaient rien que de très -juste. Mais les Spartiates, avec leur mauvaise foi accoutumée, remisèrent de rompre l'alliance béotienne. Tout ce que Nicias put obtenir d'eux fut le renouvellement solen-
tend que l'on conclut Talliance argienne durant la même journée; mais, dans la Vie de Nidas , il se contredit lui-même et suit le récit de Thucydide. — Les Grecs étaient fort religieux. Un orage, un tremblement de terre, une éclipse de soleil, enfin tous les signes célestes (StooTiiieCai) faisaient immédiatement lever les séances des Assemblées, qui d'ailleurs délibéraient ni& Jcme, dans ces pays où les pluies d'orage sont de véritables cataractes (Thucydide et le scoliaste, V, 45, 50 1 Vni, 6; le scoliaste d'Aristophane, Achofn.y y. 49).