‹ Histoire d'Alcibiade et de la république AthénienneChapitre 195 sur 241 · Pline, XXXIV · texte numérisé non relu

Pline, XXXIV

4. OXv|Aii(àc, PuOià; ; ce qui signifie : célébration des Jeux Olympiques et célébration des Jeux Pythiques. Pausanias, I, 22 ; Athénée»

xn,2.

TiCToms d'alcibiade aux jeux olympiques. 335

personnifiant les Jeux Néméens^ Dans ce tableau, dit Athénée, la tête d'Alcibiade surpassait en beauté celle des plus belles femmes *.

Il semble que jusqu'en 419, année qui suivit la célébration des Jeux de la quatre-vingt-dixième olympiade, Âlcibiade n'occupa aucune fonction publique importante, n avait été sans doute chorége et triérarque^ mais ce n'étaient pas là des magistratures d'État'. Comme simple hoplite, il avait assiégé Potidée ; comme

1. Pausanias, I, ?2; Athénée, XII, 9. — Certains archéologues, qui n'ont pas comparé le texte d'Athénée avec celui de Pausanias, ont vu dans Nttiia, qui a le même sens allégorique que Pythias et Olympias, le nom d'une femme, et ont fait de cette prétendue Néméa une courtisane athénienne, maîtresse d'Alcibiade. C'est pourquoi Chaussard, dans son livre semi-romanesque des Courtisanes Grecques^ livre fait entièrement de seconde main et où fourmillent les erreurs, a mis Néméa (c'est-à-dire les Jeux Néméens) au nombre des hétaïres I

On peut comprendre le sens de ces allégories de deux façons : ou le peintre voulut exprimer que le vainqueur aux plus grands des Jeux Sacrés panheiléniques, aux Jeux Olympiques, devait être couronné par les autres Jeux de la Grèce ; ou Alcibiade fut réellement vainqueur non-seulement aux Jeux Olympiques mais aussi aux Jeux Pythiques et aux Jeux Néméens. Pausanias dit positivement que le tableau d' Aglaophon qu'il vit sous les Propylées, était en commémoration d'une victoire d'Alcibiade à la course des chars de Némée*

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