filien, demilitar. ordinib., XL
348 HISTOIRB D'ALCIBIADB.
désordre ^ Et les Mille d'Argos pénétrèrent dans la brèche que le changement de front des Scirites avait faite dans la ligne de bataille. Ils prirent en flanc les phalanges Spartiates du centre, les défirent et les poursuivirent jusqu'à leurs chariots*. Mais à Textrémité opposée du champ de bataille, ce furent les Argiens et les Athéniens qui eurent le dessous. Tournés, coupés et enveloppés • par les Lacédémonlens d'Agis» ils étaient réduits à se rendre ou à mourir, si le roi, instruit de la défaite de son aile gauche, ne se fût rabattu avec toutes ses troupes pour lui porter secours. Inespérément dégagés, les Argiens et les Athéoiens restèrent démoralisés par leur nombreuses pertes et par la vigueur de Tattaque des Spartiates. Us jugèrent la bataille perdue et battirent en retraite. Les Mille d'Argos et les Hantinéens, d'abord victorieux mais se voyant abandonnés par le gros de l'armée et menacés par les forces entières de l'ennemi, se retirèrent en bon ordre sur l'Argolide*. Les Spartiates élevèrent le trophée de
1. Les Scirites étaient en désordre parce que voyant que la brèche qu'avait produite dans la ligne de bataille leur changement de ft-ont n*était pas comblée par d'autres troupes, ils avaient tenté de reprendre leur position première. C'est au moment où ils exécutaient ce mouvement qu'ils furent abordés par les Mantinéens. Thucydide, V, 71-72.