‹ Histoire d'Alcibiade et de la république AthénienneChapitre 76 sur 241 · Plutarque, Àlcibiad,y V, VIL Platon, Sympos., p. 214, sq · texte numérisé non relu

Plutarque, Àlcibiad,y V, VIL Platon, Sympos., p. 214, sq

« blable. Mon âme n'était point troublée; elle ne s'in- « dignait pas contre elle-même de son esclavage. Cet « homme éveille en moi un sentiment dont on ne me « croirait pas susceptible : la honte. Oui , Socrate seul « me fait rougir, car j'ai la conscience de ne pou- « voir rien opposer à ses conseils et à ses remontrances*. »

Aussi lorsqu'emporté par ses passions, Alcibiade se laissait entraîner à la débauche, il évitait de quelques jours de revoir Socrate*. Mais celui-ci le poursuivait jusque dans le gynécée des hétaires en renom, jusque dans les orgies où, couronné de violettes et de lierre*, la coupe en main et le baiser aux lèvres, en compagnie d'amis et de courtisanes, il écoutait les joueuses de flûte S A la vue de Socrate, Alcibiade « rougissait d'avoir démenti ses* promesses par sa « conduite ^; » il quittait aussitôt maîtresses et familiers* et il suivait cet homme dont, disait-il, «l'aide

1. Platon, Sympos.j p. 215-216. — Plutarque rapporte à peu prè« ce discours d'Alcibiade; Alcibiad.f VII.

2. Platon, ^ympos,j p. 216; Plutarque, Àlcibiad.y VII; et De discem. adulator.

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