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points : il durait depuis quatre heures et avait déjà coûté la vie à cinq cents Anglais lorsqu'enfin Jeanne d'Are descend dans le fossé, son étendard à la main, et court à l'endroit où l'ennemi opposait la plus âpre défense 8. File monte à l'échelle animant du geste et de la voix les Français à la suivre. Transportés de fureur à sa vue, les Anglais font pleuvoir sur elle une grêle de traits : l'un d'eux saisit une pierre énorme et la lance avec un cri de rage sur l'héroïne qu'il atteint à la tète. Son casque résiste et la pierre vole en éclats, mais Jeanne d'Arc tomhe renversée [proslrala) au pied du rempart où elle demeure à genoux et comme insensible. Un cri de triomphe retentit sur les murailles, les Anglais la croient mortellement atteinte : mais elle se relève soudain, plus menaçante et plus terrible : « Amys, amys, s'écrie-t-elle, sus, sus, ayez bon courage. Dieu notre père a condamné les Anglais, à cette heure ils sont tous nôtres. » Exaltés par ses paroles et par son exemple, les Français montent en foule, atteignent le haut des remparls, entrent dans la place l'épéc à la maiu et poursuivent les Anglais de rue en rue et de maison en maison avec l'enivrement de la vengeance et de la victoire 3. Onze cents Anglais périrent dans ce carnage : Suffolk, ses frères et quelques-uns des principaux seigneurs d'Angleterre, se retiraient en combattant toujours vers le fort bâti sur le |>ont de la Loire. Alexandre de la Pôle périt, dans cette retraite périlleuse, sous les