IS
Madagascar
Ile Haarico
Arabie (excepté Adeu)
Aden
Perse
Possessions anglaises des Indes orientales
Iles de la mer des Iodes, savoir : •
Java
Iles Philippines
Autres îles
Chine et Hong-Kong
Ëtabli:%senients anglais en Australie
Iles de la mer du Sud
Amérique anglaise ( Canada) ,
Antilles anglaises et Guyane anglaise
Établissemenisanglaisde Honduras ...•
Antilles étrangères, savoir :
Cuba
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Guadeloupe
Martinique
Curaçao ,
Sainie-Croix
Saint-Thomas
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guay
Buenos-Aires ou république
Argentine
Chili
Bolivie ^
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Iles Falkland
Établissements russes sur la côte occidentale d'Amérique
Groenland et détroit de Davis
Total
Ba 1805, il a été importé pour 28 561 270 livres sterling de marchandises étrangères et coloniales (d'après la valeur officielle de 1694), dont il a été réexporté pour 7643 120 livres, le reste ayant été consommé dans le pays ou transfor» mé en produits manufacturiers. En 1849, les chiffrés étaient, importation de denrées coloniales et étrangères, pour 105 874 607 livres sterling (valeur officielle) » dont il a été réexporté pour 25 561 890 livres sterling. Aux mêmes époques, on a exporté : en 1805, pour 38 077 144 livres sterling (valeur réelle), et, en 1849, pour 63 5% 025 livres sterling (valeur réelle) de produits des manufactures britanniques. De là, il résulte que le commerce général de TAngleterre s'est accru, entre ces deux époques, de 163 1 pour 100.
De 1824 à 1847, le commerce de la France s*étant élevé de 35 816140 livres sterling à 93 584 000 livres sterling, a augmenté»de plus de 160 pour 100, c'est-à-dire qu'en 24 ans il a, toute proportion gardée, fait autant de progrès que celui de l'Angleterre en 45 années. Malheureusement la part du pavillon national qui , pour l'Angleterre , est de 70,58 sur 29,42 laissée au pavillon étranger, n'était, pour la France, en 1847, que de 33,12 pour 100; et, tandis que la proportion entre la part faîte au pavillon national n'a diminué, depuis 1820, pour l'Angleterre, que de 10 pour 100, elle a diminué, pour la France, de 15 pour 100. Notre flotte marchande fait seulement le tiers de nos transports maritimes; la flotte marchande de l'Angleterre fait plus des deux tiers des siens ; celle des États-Unis plus des trois cinquièmes ; celle de Suède, la moitié.
Depuis 1826, le commerce entre l'Angleterre et les Indes orientales a pris une immense extension : grâce à l'acte de 1833 qui interdit le trafic à la compagnie et qui permit aux sujets britanniques de s'établir dans la presqu'île du Gange, pour s'y livrer au commerce et à l'agriculture. Les droits différentiels qui chargeaient les sucres de l'Inde au profit des planteurs des Antilles ont été abolis, et le coton de l'Hindoustan fait déjà concurrence sur le marché de Liverpool au coton américain, au moins pour les qualités inférieures. De 1814 à 1849, l'augmentation est de 190 pour 100. Le com-
50i CHAPITRE XXXIX.
merce est aussi très-actif avec la Chine, surtout depuis 1134, date de l'expiration de la charte de la compagnie des Indes orientales; dans les deux années exceptionnelles, 1844 et 184d, il yaeu pourplus de 2 300 000 livres sterling d'affoires; en 1849, pour 1 537 109 livres.
Le nombre des vaisseaux appartenant au royaume-uni et à ses dépendances d'Europe était:
Royaume-Uni. Colonies.
1803 18068 nav. 1986076 tonn. 3825 nav. 181787 tonn.
Avant de terminer cet article , disons encore que le commerce anglais n'est pas servi seulement par l'habileté des négociants , mais par celle des consuls que l'Angleterre entretient sur tous les points du globe, et qui envoient incessamment au conseil du commerce ( board of trade) les renseignements les plus utiles. La marine royale comprend aussi parfaitement qu'elle n'existe que pour la protection de la marine marchande, et qu'elle doit venir en aide à celle-ci dans toutes les circonstances. Chez nous, c'est à grand* peine si Ton a permis, cette année même, aux négociants, de mettre à bord de nos vapeurs de l'Ëtat une certaine quantité d'échantillons. Les Anglais permettent à leurs navirei de guerre de se charger, dans certains cas , du transport d6 denrées peu encombrantes, mais précieuses, qui sans cette assistance souvent auraient été compromises. Cela peut avoir de certains inconvénients sans doute, mais il en résulte de grands avantages.
Le système des douanes anglaises est fort simple. Qua«d un navire arrive, le capitaine donne par écrit la déclaralio* de toutes les denrées qu'il a à bord, les employés font la vi site, puis il acquitte les droits, et obtient immédiatement sa libre pratique. On voit souvent un navire arrivé le matiil qui débarque le soir sa cargaison. Peu d'écritures, peu d'enh' ployés, point de formalités, et tout le monde y gagne. LoiH dres fait à elle seule autant de commerce que tous les pori de France ; en 1 845^ la douane y prélevait près de 200 millions'
de francs et n'avait que 55 employés, mais bien payés, carils touchaient 365 000 francs, ou en moyenne 6636 francs. Le tarif était autrefois inextricable à ce point, que chaque grande maison de commerce était obligée d'avoir un commis unique* ment occupé à voir, pour chaque opération, si l'on était avec ou contre la loi, c'est-à-dire oui ou non sous le coup d'à* mendes énormes. Pitt porta le premier la lumière dans ce chaos ; les réformes successivement accomplies depuis 1824^ et enfin celles de sir Robert Peel ont ramené le tarif à une extrême simplicité.
La nécessité de payer un droit à l'importation des marchandises est naturellement une entrave au commerce, puis-, qu'elle élève le prix des denrées ; mais c'est un mal nécessaire , un sacrifice que la communauté s'impose pour protéger des industries naissantes et trouver d'une manière indirecte, et par conséquent en apparence moins lourde, une partie des fonds nécessaires aux dépenses publiques, ivant 1803, quiconque importait une marchandise, devait payer les droits au moment de l'importation, sauf à l'importateur à les réclamer s'il réexportait ses marchandises. Cette mesure était tout à l'avantage de ceux qui pouvaient disposer de grands capitaux, et exigeait des mouvements de fonds parfaitement inutiles. Dans le cours du xviii* siècle, on proposa à diverses reprises de modifier cet état de choses ; en 1733, sir Robert Walpole, reprenant une idée de Colbert, demanda le premier qu'on pût garder en magasin les marchandises soumises à une taxe qui ne serait payée qu'au moment de la vente ou de la mise en circulation dans le royaume. Mais sa proposition rencontra une opposition trèsviolente; et ce ne fut qu'en 1803, que le système proposé par "Walpole, si simple, si légitime, bien qu'il fit jeter les hauts cris aux conservateurs du temps, fut adopté, au grand profit des négociants , mais aussi et en fin de compte au grand profit de tout le monde. Depuis quelques années surtout, on l'a perfectionné; ce qui donne au commerce des facilités que nous ne comprenons pas qu'on lui ait si longtemps refusées. L'acte de 1803 permit spécialement d'entreposer les articles les plus importants des Indes oc*
cidentales, sans payement de droits, dans des bassins ou docks creusés à Londres, à Liverpool, etc., pour les recevoir. Le riz, ie tabac, le vin et les spiritueux furent entreposés dans les docks de Londres. En 1824, il fut permis d'entreposer les marchandises sans payer de droits dans tous les ports de l'Irlande, et cette permission a été accordée depuis à un grand nombre de ports d'Angleterre et d'Ecosse. Aux avantages que la création des entrepôts a procurés, il faut compter la diminution des fraudes et plus de moralité mise dans le commerce. Un riche marchand se vantait un jour, en payant aux commissaires de l'excise une amende de 750 000 francs, qu'il était encore de beaucoup leur débiteur.
Potdfl et mesiirefl.
Il n'y a point, comme en France, d'uniformité dans les mesures et les poids en usage en Angleterre , malgré plusieurs lois rendues à ce sujet. Cependant depuis 1835 il est interdit, dans toute l'étendue du royaume-uni, de se servir de monnaies, poids ou mesures autres que les suivants.
Monnaies.
L'unité monétaire de la Grande-Bretagne est le pound ou la livre sterling; elle est composée de 20 shillings; chaque shilling vaut 12 pence; le penny vaut 4 farthings ou liards. La livre se marque ainsi : L ; le shilling, S; les pence, D.