‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 224 sur 276 · Onerj, LeUrn^ 101. Carte, if · texte numérisé non relu

Onerj, LeUrn^ 101. Carte, if

OUAPllKii DIXIÈME.

rflles; H Ton fouilla les maisons de la gentry cathalique pour y déooiinîr des annes et des munitions. Mais les deux ecdésiastiques, que Ton supposait avoir écrit et reçu là lettre, se présentèrent hardiment , et en prouvèrent la fausseté [2 déc], h rentière satisfaction du conseil et à la confusion de ceux qui avaient fabriqué la prétendue conspiration

La chambre- irlandaise des communes, qui était composée de ])ersonnes profondément intéressées au résultat , soumit a Tapl»robation du lord lieutenant un nouveau code de r^ements k établir dans la cour des réclamations. Il le rejeta, parce que de tels règlements rendraient la preuve de Finnocence presque impossible; et ses auteurs, dans un moment d^irritation, proposant et ftrent passer [février 1663] un vote hardi et dangereux, par lequel la chambre s'engageait à défendre les protestants d'Irlande contre les décisions injustes des coniniissaires. La consi'quence s'en fnanilesta bientôt. La connaissance de ce vote rcv» iila Tesprit révolutionnaire des nouveaux possesseurs, qui avaient eu jadis des commissions dans les armées républicaines. Ils avaient gagné leur terres avec Fépée, pourquoi ne les défendraieni-ils pas avec Tépée? On forma des associations » on dressa des plans d*attaque, et deux complots, ayant pour objet de s'emparer du château de Dublin et de s'assurer de la personne du lord lieutenant, furent déjoués par les révélations préalables de quelques-uns des conspirateurs [25 mai]. De ceux-ci la plus grande partie méritèrent leur pardon [)ar riiumble aveu de leur crime; plusieurs subirent la peine de mort^.

La duréf^ de celte embarrassante contestation décida enfin les plus obstinés à se relâcher de leurs prétentions ; et les soldats,

1. A cette occasion, une protestation d^allégeance, composée par Richard

BeUings, fut approuvci- dans une assemblée particulière à Diiblin et transmise à Londres, où elle fut signée des principaux catholiques irlandais de la capi- Uile, un évèque, plusieurs ecclésiastiques, et beaucoup de pairs et de gentlemen. Cela n'empêcha point les catholiques influents de DubUn d'apposé lears noms à une lettre circulaire exhortant les laïques à -^iuiier la protestation ou remontrance. Ormond, toutefois, ordonna la suppre^iiiion de la lettre ; et lorsqu'on lui présenta d'antres pièces ayant le mène mgM moins offensantes comme termes pour la cour de Romo, il les rejeta comme insuffisantes. En lOG^, un synode du clergé souscrivit une nouvelle formule, basée sur les célèbres articles de 1 Eglise pallicane, mais il refusa aussi de l'accepter. Voyez Walsh, Hist. et défense, etc., 97, 694. Qnel était le inà. motif d'Ormond? « Mon but, » dit-il dans une lettre particulière, « était de semer la division dans le clergé papiste, et je crois que je Taurais atteint, à la grande sécurité du gouvernement et des protestanta, «t malgré ropposiiioii du pape, de ses créatures et de les nooMi» si je n'awi pas perdu m» plaoe. «.Caôte, ii, Afp. 101.

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