‹ Histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 227 sur 276 · CHARLES · texte numérisé non relu

CHARLES

Mariage du ûac dToik tTac Aium Hy do, — du roi wm la prinoeMe de PertagaL — Vente de Bonkerqae aux Français. — Déclaration d*indiilgence aux cnnscicnces timorées, — dpsapprooTée par IflB deux idiainbres. — Grande vio toirc navale. —Peite à jUondrea. — Aote dfli einq HillM. — OoMbata opinié^

très sur mer.

Parmi les cnn^ôquonces immédintos de la restauration rien ne parut plus extraordinaire k Tobservateur intelligent que la révolution presque instantanée qu^elle opéra dans les habitudes morales dtt peuple. Sous le gouTemement d'hommes qui bisaient

tenant aux protestants, à des Irlandais toujoun bien pensants, à TEgllfe, à la

couronne^ outro quelques terres qui n'avaient Jamais été saisies ni reecniécii En lUîô, on ayait disposé comme il suit des terres confisquées :

OOHCéDitS ÀXJX AMOLAM.

Acnt| Biei. Idg.

Avcnltirlcrt •%•»•:.•• »..* 187.3^8

Soldais 2,385,915

Quaranlc-neurorCcicrs. 45o,38u

8oii Aitesie Xayale Id d«o drVerL ».••.••• if>\KAU

Proviseurs 477,87.{

Terres da due d'Ormond el du colouel Bullcr 257,516

i^ainaHlioai dca drêfeoi tl»98§

coMCBDias ou taHntii aux »lamdais«

Acro<!,Tnos. 1^

Arrêts d'inuocence • ...... l,17ti,&'20

ProTlteurs. .... 491, 0'U

Lettres de rastiliition du ioi..« ••»*••••••..»••••.•#•*•••••»•«•• 46,398

Nominalaires eu possessiou •*..*.... •«..* 68,360

TiansiiiBtaiiM... UtM^

Lea qnarante-nenf oftteien tout oeax en! rédamaient des arrérages pour leor aendoe sous le roi avant 1649. Le duc d'York reçut en don toutes les terres possédées par les régioidos qui avaient été condamnés. Les proviseurs étaient des personnes en faveur desquelles des provisions avaient été faites dans les actes. Lea nominataires étaient lea catlioliques qne te roi aralt désignés pour rentrer en possession de leurs ronnoirs et de 9,000 acres contiptis. T.n irrinsplantation se rapporte aux catholiques que CromweU avait expulses de leurs terres et établis éam le Oonnaufdit.

11 restait 894,391 acres sans appropriation, qui étaient des parties de villes, ou possédées par des An^'lais on des Irlandais sans titre, ou qui, à raison de quelques doutes, u'avuieut juuiuis été portées sur les listes. Mém. 37-39.

W2 lllSiOlKE D'AiNGLF/lEKKt.

profession de sainteté, le vice avait été forcé de prendre Texterieur de la vertu ; mais dès que la contrainte cessa il reparut sans déguisement, et fut partout bien accueilli. Les Cavalio^, pour oéMbrer leur triompMe, s'abandonnèrent Fivrognerie et à te

débauche, et les nouveaux loyalistes, afin de prouver la sincérité de leur conversion, sVfîorcèrent de surpasser les Cavaliers en licence. Charles, qui n\ivnit point oublié son ancienne réception en Ecosse, saisit avec joie relto occasion de se livrer à ses penchants favoris. L'affectation do piété et de décorum qui régnait dans le palais du protecteur Oliver, ût bientôt place à une suite continuelle de plaisirs et d'orgies, et si la cour du roi d'Angleterre le cédait en ^lendeur li celle de son contemporain frani^, Louis XIV, elle n^était ni moins raffinée ni moins voluptueuse. Parmi les femmes qui cherchaient h attirer son attention (et c^était, nous dit-on, Fanibition de plusieurs la première place, comme beauté et comme influence, doit être assignée h Barbara Villiers, fille du vicomte (irandison, et femme d'un gentilhomme du nom de Palmer Le jour même de l'arrivée du roi dans la capitale, elle établit son empire sur lui , et elle sut le conserver pendant des années, malgré rinconsiance naturelle de son amant et les intrigues de ses rivales. Charles passait généralement avec elle plusieurs heures de la journée, et, même quand le conseil était assemblé pour délibérer en sa présence, le paresseux monarque préférait parfois perdre son temps auprès de sa séduisante maîlesse 3.

Jacques et Henri, les ducs dTork ot de Gloucosler, copièrent religieusement rexom|)le donné par leur souverain et frère ahié. Mais six mois ne s'étaient pas écoulés que Henri descendit au tombeau ^ [13 sept. 1660], et bientôt après le bruit se répandit à la cour que Jacques était marié à une femme d'un rang bien inférieur, Anne , fille du chancelier Hyde. Le duc Tavait ren« contrée à la cour de sa sœur, la princesse d'Orange, dont elle était fille d^onneur. Anne avait peu de prétentions à la beauté; mais son esprit et ses manières lui tenaient lieu de charmes ex-

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