‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 430 sur 643 · Ep. S. T/tom. îv, 42; v, 34. Wilfc. Con. I · texte numérisé non relu

Ep. S. T/tom. îv, 42; v, 34. Wilfc. Con. I

4. Lord Lyttelton a été trompé par cette lettre. Berington a démontré qu'elle était fausse. A pp. m.

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fut renouvelé, et promesse fut donnée d une réconciliation immédiate avec le primat1.

Toutes les tentatives pour ébranler l'intégrité du pontife avaient échoué, et Henri voyait avec inquiétude que la foudre, qu'il craignait depuis si long-temps, était près d'éclater sur ses Etats. Un plan d'accommodement avait été dressé entre ses envoyés et Alexandre; et, pour paralyser les chicanes de ses conseillers , il était accompagné de la menace d'un interdit, s'il n'était point exécuté dans l'espace de quarante jours. Henri consentit à voir l'archevêque, et attendit son arrivée dans une vaste prairie près de Freitville, sur les frontières de la Touraine *. [22 juillet] Aussitôt que Becket parut, le roi poussa son cheval en avant, et, sa toque à la main, le salua le premier; et, comme si aucune dissension ne les eût jamais divisés, il le prit à part et causa avec lui de ce ton aisé et familier qui distinguait leur ancienne amitié. Dans le cours de leur conversation , Henri s'écria : « Quant aux hommes qui nous ont trahis, vous et moi, je leur réserve la récompense que méritent les traîtres. » A ces mots, l'archevêque descendit de cheval et se jeta aux pieds de son souverain; mais le roi prit l'étrier, et insista pour qu'il remontât, disant : « Bref, monseigneur l'archevêque, reprenons notre ancienne affection l'un pour l'autre; seulement, faites-moi honneur devant ceux qui maintenant examinent notre conduite. » Alors, se tournant vers sa suite, il ajouta : « Je trouve l'archevêque dans la meilleure disposition à mon égard ; si j'étais autrement envers lui, je serais le dernier des hommes. » Becket le suivit , et présenta sa pétition par la bouche de l'archevêque de Sens. Il pria le roi de lui rendre gracieusement sa royale faveur, de lui accorder paix et sécurité à lui et aux siens , de lui restituer les possessions du siège de Canterbury, et de vouloir bien dédommager cette église de l'injure qu'elle avait subie lors du récent couronnement du prince. En retour, il lui promettait amour, honneur, et tous les services qu'un archevêque pou-

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