Rym. I, 814. Wikcs, 68. Waver
2. Wikes, 69, 70. Waver. 219. Le moine de Melrnse donne une singulière raison de ce que Simon et ses chevaliers couchaient hors du château. C'était afin de se baigner le matin dès qu'ils se levaient, ce qui les rendait plus alertes au combat (Mail. 230'. Sa description de leur surprise et de leur fuite est amusante. «Cerne res ibi quosdam omnino nudos fugere, nonnullos bracchas tantum habentes super se, quosdam vero camisias et fcmoralia tantum. Multi tainen tulerunt pannos suos inter ulnas» (231).
660 MSlOlKE IV ANGLETERRE.
Evesham dans l'intention de se remettre en marche le lendemain matin pour Kenilworth. Le prince était revenu à Worcester avec ses prisonniers; mais il quitta cette ville dans la soirée; et, pour masquer son dessein réel, il prit la route qui mène à Bridgenorth. II passa la rivière près de Clains, et, tournant à droite, il arriva avant le lever du soleil dans le voisinage dEvesham. Il prit position sur le sommet d'une colline dans la direction de Kenilworth [4 août] ; deux autres divisions, sous les ordres du comte de Gloucester et de Roger de Mortimer, occupèrent les autres roules. Comme les royalistes portaient les bannières de leurs captifs, ils furent pris par l'ennemi pour l'armée de Simon de Montfort. Mais la méprise fut bientôt reconnue. Leicestcr examina d'une hauteur leur nombre et leur disposition, et on l'entendit s'écrier : « Le Seigneur ait pitié de nos âmes, car nos corps sont au prince Édouard ! » Suivant sa coutume il passa quelque temps en prières et communia. Son premier soin fut de se faire jour au travers de la division postée sur la colline. Ayant échoué dans cette tentative, et se voyant en danger d'être cerné , il ordonna «à ses hommes de se former en cercle et de s'opposer de tous côtés au choc de l'ennemi. Pendant quelque temps le courage du désespoir balança la supériorité du nombre. Le vieux roi, qu'on avait forcé de paraître dans les rangs, fut légèrement blessé ; et comme il était tombé de cheval, il eût probablement été tué s'il n'eût crié à son antagoniste : « Arrête , camarade , je suis Harry de Winchester. » Le prince reconnut la voix de son père, vola à son secours et le conduisit en lieu de sûreté. Durant l'absence d'Édouard Leicester eut son cheval tué sous lui ; et, tout en combattant à pied, il demanda « si l'on faisait quartier. » Une voix répondit : <r Point de quartier pour les traîtres ! » Henri de Montfort , son fils aîné , qui ne voulut pas le quitter, tomba à ses pieds. Son cadavre fut bientôt couvert de celui de son père. Les royalistes remportèrent une victoire complète, mais sanglante. Parmi les partisans de Leicester, tous les barons et les chevaliers furent tués, à l'exception d'une dizaine qu'on trouva respirant encore et qui guérirent de leurs blessures. Les fantassins de l'armée royale (à ce qu'on nous dit pour sauver l'honneur des chefs) commirent toutes sortes d'indignités sur le corps du comte. Ses restes mutilés furent ensuite recueillis par les ordres du roi, et enterrés dans l'église de l'abbaye i.
1. Wavcr. 219, 220. Duns. 384. West. 395. Rischanger cont. Paris, 855. Mailros, 231, 232. Cet annaliste, dans son éloge de Leicester, est plus enthousiaste qu'aucun de nos historiens nationaux. Il emploie sept pages à prouver sa sainteté par une foule de miracles ridicules. Selon lui . Despencer même «st un martyr de la justice. 232-239. Voyez aussi Chron. de Lancr. 76, 7.