Ctaus. ûO, JJemi II/, m. 10. d. apud Brady
récompense de sa valeur, il lui accorda son pardon [6 mai 4267] K Opendant la garnison de Kenilworlh continuait à braver la puissance royale, et même ajoutait l'outrage à Ja désobéissance. Ayant, dans une de ses excursions, pris un messager du roi, elle lui coupa «ne main, et le renvoya à Henri avec un insolent message. Pour réduire ces obstinés rebelles, il fallut convoquer la chevalerie du royaume ; mais la force de la place défia tous les efforts des assaillants; et Hastings, le gouverneur, refusa opiniâtrement, pendant six mois, toutes les offres qui lui furent faites au nom de son souverain [juillet] *.
Beaucoup de gens, même parmi les royalistes, désapprouvaient les rigueurs indistinctement exercées par le parlement à Winchester; et on suggéra l'idée qu'il était possible d'user d'indulgence envers les victimes des confiscations, et de satisfaire en même temps ceux qui en avaient profité. Dans cette vue , on nomma un comité de douze prélats et barons dont l'arrêt fut confirmé par te roi en parlement, et appelé le dictum de Kenilworlh [34 oct.]. lis divisèrent les délinquants en trois classes : dans la première était le comte de Derby, Hugues de Hastings, qui avait mérité cette prééminence par sa férocité, et les personnes qui avaient si insolemment mutilé le messager du roi ; la seconde comprenait tous ceux qui , en différentes occasions , avaient tiré l'épée contre leur souverain; et dans la troisième étaient rangés ceux qui, sans avoir combattu sous la bannière de Leîcester, avaient accepté des emplois sous son autorité. On leur donna à tous l'option de racheter leurs propriétés en payant aux possesseurs actuels certaines sommes montant à sept années de revenu pour les délinquants de première classe, à cinq pour ceux de la seconde et à deux ou une pour ceux de la troisième ». Beaucoup de personnes reçurent cette grâce avec reconnaissance : elle fut dédaigneusement refusée par la garnison du château de Kenilworth et par les proscrits qui avaient fui dans l'île d'Ely. La famine triompha de l'obstination des premiers, et ils obtinrent de la clémence du roi le don de leur vie, de leurs membres et de leurs hardes [9 déc.]. Les derniers, comptant sur la force de leur asile, se glorifièrent de leur rébellion, et de temps en temps ravagèrent le pays avoisinant. Leur impunité tou-