‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 182 sur 563 · Rot. Pari, n, 15, 22», 2G · texte numérisé non relu

Rot. Pari, n, 15, 22», 2G

3. Stat. ofRealm, 258, 264-0, 283, 340, 388-». Rot. Parî. u, 271.

lion, on augmenta convenablement leur salaires 1 ; et comme frein à la procédure des cours, il fut arrêté que toutes les accusations seraient déposées, et toutes les plaidoiries faites en anglais, au lieu de l'être en français2. (Tétait une importante amélioration. Les parties en cause, qui auparavant ignoraient ce qui se disait en leur faveur ou contre elles, purent désormais s'assurer si leurs intérêts étaient trahis ou défendus; et ce qui était d'une conséquence plus grande encore, ridée que les spectateurs comprenaient le langage de la procédure stimula puissamment la fidélité de l'avocat et l'impartialité du juge 3.

Une autre amélioration, dont les habitants de ces royaumes éprouvent encore le bénéfice, fut le statut sur les trahisons, rendu dans « le parlement béni , » comme on appelait celui de 1351. La haute trahison est de tous les crimes civils le plus odieux aux yeux de la loi, qui, pour cette raison, soumet le coupable a la peine la plus sévère. Mais ce crime était si vaguement défini, que les juges s'arrogeaient le pouvoir de créer des trahisons par interprétation, et condamnaient souvent pour cette offense des personnes qui n'étaient réellement coupables que de crime ordinaire ou de délit. Ainsi; en 1347, un chevalier du Hertfordshire avait enfermé un homme dans son château et l'avait retenu prisonnier jusqu'à ce qu'il eût payé une rançon de quatrevingt-dix livres. C'était chose commune à cette époque; mais lors du procès le coupable fut condamné à la peine réservée a la trahison, pour avoir « accroché*» ou tiré h lui l'exercice d'un pouvoir appartenant au souverain. Cette décision excita une nouvelle alarme ; et les communes demandèrent, la môme année, qu'il fût déclaré en parlement quel était l'acte qui constituait un accrochement, devant priver le seigneur de l'avantage de la confiscation, et le délinquant du bénéfice de clergic. Le tronc répondit d'une manière évasive, que la nature de ces actes était suffisamment définie, dans les jugements mêmes. Mais les communes persévérèrent ; et lorsqu'en 1351 elles votèrent une aide, elles renouvelèrent leur pétition et arrachèrent une réponse satisfai-

1. Rot. Pari, il, 141. Le sulaire du chef de justice du banc du roi était de 40 1. par an, celui du dernier juge de 40 marcs. Dugd. Orig. Jurid. xl.

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