CHAPITRE CINQUIÈME
pliées, qui avaient appauvri le peuple, sans être d'aucun avantage pour la nalion. Afin de faire cesser ces plaintes, on nomma une commission d'enquête: les cours judiciaires et la maison du roi furent soumises a des règlements de réforme, et on publia des ordres sévères pour la suppression immédiate des associations illégales *. Mais la demande d'un subside occasionna une altercation très-intéressante Les communes le refusèrent, alléguant que l'imposition d'une nouvelle taxe pousserait le peuple à une seconde insurrection. Elles jugèrent toutefois nécessaire de requérir du roi un pardon général pour tous les actes illégaux commis dans la répression de la révolte, et elles reçurent pour réponse que les communes étaient dans l'usage de donner leurs votes avant que le roi accordât ses faveurs. Quand on rappela de nouveau le subside à leur attention, elles répliquèrent qu'elles prendraieni du temps pour y réfléchir, mais on leur dit que le roi prendrait aussi du temps pour réfléchir a leur pétition. A la fin elles cédèrent [13 déc] : la taxe sur la laine, les peaux avec la laine et le cuir fut continuée pour cinq ans2, et en retour un pardon général fut accordé h tous les loyaux sujets qui avaient agi illégalement en supposant aux rebelles, et a la masse des insurgés qui avaient été égarés par les déclamations des démagogues3 [22 janv. 1382].
due femme d'un homme de la bande, et on envoyait un message à ses parents, pour les avertir de son mariage, et les inviter à envoyer sa fortune à son mari, sous peine de leur vie. Quand ils l'avaient obtenue, l'infortunée était généralement rendue àsa famille, mais avec l'avertissement que quiconque la maltraiterait à cause de ce qui s'était passé, le payerait sur sa tète. Comme les ordres du roi n'avaient pas cours dans le comte palatin , ces scélérats y étaient à l'abri des poursuites dirigées contre eux pour crimes commis dans d'autres parties du royaume. Voyez les Râles, m, 42, G2, 81. Slat. of Realm, n, 9, 27.