‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 370 sur 563 · Liv. ibid. Elmh · texte numérisé non relu

Liv. ibid. Elmh

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concéda pour ta rie le subside sur la laine, les peaux avec laine et les cuirs1.

[1416.] Au printemps, la vanité de Henri fut flattée par la visite de plusieurs personnages distingués. Parmi ceux qui cherchaient à éteindre le schisme occasionné par les deux prétendants à la papauté, nul n'avait travaillé avec plus d'ardeur que Sigismond, roi des Romains, et empereur élu ; et comme la coopération des rois d'Angleterre et de France était jugée nécessaire au succès de ses efforts, il entreprit volontiers de visiter, et, s'il était possible, de réconcilier les deux monarques. [1er mars.] En France, il fut reçu avec honneur, eut plusieurs conférences avec Charles et les ministres, et continua son voyage avec leur approbation. Henri tâcha, par les préparatifs les plus magnifiques, de convaincre son hôte de son opulence et de ses ressources. [7 avril.] Une proclamation royale somma tous les chevaliers et écuyers du royaume de se rendre dans la capitale auprès de leur souverain ; une flotte de trois cents voiles se réunit à Calais pour transporter Sigismond et sa suite , montant à mille cavaliers , et on nomma des officiers pour l'escorter de Douvres à Londres et le défrayer sur la route2. Mais avant son arrivée, on raconta une histoire qui causa quelque perplexité au roi. La curiosité avait poussé l'empereur a assister aux séances du parlement de Paris : par courtoisie, on l'invita à occuper le trône : et comme, pendant les plaidoiries, un des intéressés était en danger d'être mis hors de cause parce qu'il n'était qu'écuyer, Sigismond tira son épée et le fit chevalier. C'était probablement une action insignifiante, et uniquement le résultat de l'impulsion du moment ; mais les spectateurs la réprouvèrent, et en Angleterre elle fut représentée comme une usurpation de pouvoir en vertu de la dignité impériale 3. Henri résolut de maintenir les droits et l'indépendance de sa couronne ; et dès que le vaisseau de l'empereur eut jeté l'ancre dans le port, le duc de Gloucester et plusieurs seigneurs entrèrent à cheval dans l'eau, l'épée nue, et demandèrent si le royal étranger avait l'intention d'exercer ou de réclamer aucune autorité ou juridiction en Angleterre. Il répondit que non, et fut immédiatement reçu avec tous les honneurs dus au premier souverain de l'Europe 4.

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