‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 420 sur 563 · fctow, p. 4f5. Hall · texte numérisé non relu

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4i)2 HISTOIRE D'ANGLETERRE.

capitale de la domination dos étrangers. Le duc débarqua en Normandie avec huit mille hommes. Il eut bientôt réduit les villes qui s'étaient révoltées ou rendues a l'ennemi ; et John lord Talbot, depuis comte de Shrewsbury, rétablit par son activité et son courage la réputation des armes anglaises. 11 défit près de Rouen un corps de Français, qui avait été appelé par la trahison des habitants ; et bientôt après, profitant de la neige qui était tombée, il surprit la ville de Pontoise avec un détachement d'hommes, vêtus de blanc, qui s'étaient cachés dans le fossé. De là il répandit la désolation et la terreur jusque sous les murs de Paris [1437] «.

3. [1436.] Le duc de Bourgogne comptait rester neutre : les insultes des Anglais et le penchant de ses sujets l'entraînèrent h la guerre. Il ne fut," toutefois, qu'un faible ennemi. Plusieurs de ses nobles refusèrent de l'assister, sous prétexte du serment de fidélité qu'ils avaient prêté au roi d'Angleterre ; et il est assez probable qu'il se sentit lui-môme quelques scrupules à ce sujet. Le fait est qu'on ne put jamais le décider a tenir tête à une armée anglaise. A la requête du peuple de Flandre, il entreprit de réduire Calais ; et le duc de Gloucester, qui avait ordre de secourir la ville [juillet], envoya au Bourguignon [2 août] un cartel pour combattre en rase campagne ; mais, quatre jours avant sen arrivée, Philippe s'était retiré précipitamment sur son propre territoire. Ce fut en vain qu'il y fut suivi par Gloucester, à qui Henri, comme roi de France, avait ridiculement octroyé le comté de Flandre, que le v Bourguignon avait perdu, prétendait-on, pourcausede trahison2. L'année suivante, Philippe assiégea la ville du Crotoy, à Pembouchure de la Somme. De la Normandie, Talbot marcha au secours de cette forteresse avec une petite armée de quatre mille hommes. Us passèrent la nuit a Saint-Valery ; le lendemain matin ils se plongèrent dansl eau a Blanchetaque ; et, quoiqu'ils en eussent jusqu'à la poitrine, ils passèrent le gué sans accident. Etonnés de cette hardiesse, les assiégeants rentrèrent dans leurs lignes, et le duc se retira a Àbbeville. Talbot ravagea le pays impunément; les Bourguignons se mutinèrent dans le camp ; et la garnison saisit cette occasion do les poursuivre à-une distance considérable 3.

U. En 1437 [1er maij, le duc d'York fut rappelé et remplacé

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