‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 423 sur 563 · Monst · texte numérisé non relu

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dans un bateau de cuir, et en tiraient plusieurs autres après eux. Un pont de corde fut alors jeté en travers ; et avant qu'on se fut aperçu de rien, six cents hommes s'étaient fortement retranchés sur la rive gauche. On fit une tentative infructueuse pour les déloger; l'armée française se dispersa, et le duc renforça la garnison. Il retourna en Normandie, laissant deux mille hommes de l'ennemi dans une des bastilles, qui était trop bien fortifiée pour être attaquée impunément; et les sarcasmes des Parisiens obligèrent Charles a reprendre le siège. A la fin, les Français s'emparèrent de l'église de Notre-Dame qui dominait les murs [16 sept.]; et trois jours après [19 sept.], un assaut sanglant, mais couronné de succès, remit cette place importante au pouvoir du monarque français 1 .

7. Dans le cours des deux années suivantes, Charles réduisit plusieurs forteresses en Guienne, tandis que les Anglais se répandaient dans la Picardie, le Maine et l'Anjou. Le pape exhorta à plusieurs reprises les puissances rivales à mettre, bas les armes ; et Isabelle , duchesse de Bourgogne , s'offrit comme médiatrice également attachée aux doux partis [31 janvier 1439]; à la France par son mariage avec le duc Philippe, a l'Angleterre comme descendant de Jean de Gand par sa mère, la reine de Portugal. Ses efforts furent puissamment secondés par le cardinal Beaufort , qui , voyant que les ressources du pays et la patience du peuple étaient épuisées, se proclama l'avocat de la paix; mais ils furent aussi vigoureusement contrecarrés par le duc de Gloucester, qui ne voulut pas souscrire à la honte de rendre aux ennemis ce que son frère avait conquis au prix de tant de trésors et de sang. Le cardinal pouvait compter sur la majorité dans le conseil et dans le peuple ; mais il fut complètement entravé par l'obstination du cabinet français, auquel la continuation de la guerre promettait de plus grands avantages qu'aucune paix que les ministres anglais osassent conclure. Aussi ces fréquentes tentatives de négociations ne servirent qu'à montrer le ton de supériorité que prenait une nation , et à exciter de l'irritation et du découragement dans l'autre2. Mais la querelle avec la Bourgogne, où aucun grand

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