Wyrcest. 501-503. Fragment ad fin. Sprot
5. Juvencula fere 80 annorum. Wyrc. 501. A cause de la disparité de leur âf?e, Wvrcester l'appelle un maritagium diabolicum. Mais il ajoute : vindicta Bernaidi inter eosdem posteù patuit. Ibid. Quelle était cette vindicta Bernard!?
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mari, celle d'Anne, nièce du roi et fille et héritière du duc <TEieter. Un contemporain nous assure qu'en général la noblesse fut jalouse de ces mariages. Beaucoup de seigneurs voyaient échouer les projets qu'ils avaient formés pour l'avancement de leurs propres enfants, particulièrement le comte de Warwick, qui avait sollicité précédemment la main de l'héritière d'Exeter pour son neveu. Tous considéraient l'élévation subite de cette nouvelle famille comme une injustice qu'on leur faisait. Pour ajouter à leur mécontentement, le lord Mountjoy, trésorier d'Angleterre, fut destitué pour faire place au père de la reine, qui fut créé comte Rivers, et bientôt après, à la démission du comte de Worcester, lord grand connétable1.
Le plus jeune des trois Nevilie, fils du comte de Salisbury, George, évôque d'Exeter, avait reçu les sceaux à l'avènement d'Edouard, et avait depuis peu été transféré au siège archiépiscopal d'York2. Le second, le lord Montague, était gardien des marches orientales de l'Ecosse, et avec le titre de comte de Northumberland avait obtenu les domaines des Percy. Le comte de Warwick, le troisième, avait jusqu'alors été le principal ministre et général du roi. 11 avait la garde des marches de l'ouest, l'office de chambellan et le gouvernement de Calais, le poste le plus lucratif et le plus important qui fût à la nomination du souverain3. Jusqu'ici ils avaient gouverné le roi et le royaume : l'ascendant d'une famille rivale leur prédit la diminution de leur influence. Edouard était las de l'état de tutelle où Us le retenaient; les \V> devile le pressèrent de s'affranchir du contrôle de ses propres serviteurs, et son affection passa insensiblement des hommes qui lui avaient donné le titre de roi à ceux qui l'exhortaient à en exercer l'autorité. Ce refroidissement se manifesta publiquement dans l'année 1^67. Il avait été question quelque temp6 auparavant d'un mariage entre Marguerite, sœur du roi, et Charles, comte de Charolais, fils du duc de Bourgogne, qui, étant issu de