Ry tu . Vil , rn, S3-8M
m ms i omi- ivaxcleteii \\e.
meme ou par ses prédécesseurs, niais n1 ayant point encore en d'effet ; confirma toutes les personnes présentées par le roi dans ta possession actuelle de leurs bénéfices, sans exiger d'eux le payement des premiers fruits ; imposa silence a tous les proviseurs (ils étaient an nombre de sixj qui avaient des causes pendardes devant ses cours; cl autorisa les . évêques h visiter les bénéfices qui avaient été donnés aux cardinaux; et a réserver, en dépit des prohibitions et appels, la portion de revenu qu'ils jugera ion t necessaire aux réparations de i blglise et de ses bâtiments*. Le roi parait avoir été satisfait; mais les communes, l’année suivante, lui présentèrent deux nouvelles pétitions, répétant cl exagérant leurs plaintes précédentes. Elles furent froidement reçues. 11 avait, répomliEil, appliqué déjà un remède suffisant, et il était toujours eu négociation avec le pontife au sujet das matières contenues dans leurs longues et Fastidieuses adresses'2. Les détails qui précèdent auront donné au lecteur une idée exacte do celle contestation, Ouanl h la prima üe du pontife ou il sa juridiction spirituelle, elles n’étaient pas mises en question : Joutes deux étaient continuellement reconnues parles communes dans leurs pétitions et par le roi dans ses lettres. Mais on prétendait que le pape était entouré do conseillers rusés et rapaces, qui abusaient a leur profit do la confiance de leur maître ; que, par leur conseil, il avait « accroché » a lui une autorité temporelle h laquelle il ne pouvait prétendre, car elle empiétait sur les droits d’autrui ; et que, lorsque des remontrances réitérées avaient été vaines, il était légitime d’employer les ressources du pouvoir civil h la juste défense dos droits civils. Ce fut en vain que le pontife, en raison de sa dignité prééminente, réclama le droit de disposer des revenus de l'Eglise dans rinlérêt de l'Eglise : les nouveaux statuts furent mis b exécution ; et les mémos législateurs qui recevaient avec déférence les décisions sur la doctrine, et les règlements disciplinaires de leur pasteur suprême, appliquèrent les peines les plus sévères de la loi aux ecclésiastiques qui obtenaient de lui la provision d’un bénéfice en opposition aux droits du patron, Çesï une circonstance importante dans notre histoire, en ce qu'elle prouve incontestablement que
L Rot. Pari, ii, &17-3ÏCC
Diwis kk préambule du statut tb lu Lremc-huitïemu h nuée du règno il'Kdounrd 111, tnt dit outro milt-os niinitti* qu'il n en» M\i, i-is okU* i;l rrmfortdu pujio, qui moult seront a ratee irubt»? pur tielos et sesc b Irrites importuns clnuiuurs et impetmUonoBt et <pî y m^t v obi tuions ouït tenu Me remédié, si Bft steguLete e&toit sur ces cliose» enfourniez Stàt. qf lîiuttm, i . Ætà.
OUMT&E QUATRIEME m
îa distinction untrela puissance spirituelle et temporèlle du pape, qui est soutenue par les catholiques d'aujourd'hui, était un prinnl)e ploineuienjt reconnu et maintenu par leurs ancêtres catholiques il y a plusieurs siècles.
Hans celte obstination de la cour de Ruine a maintenir ces prétentions blessantes, il est difficile do découvrir aucune trace de colle sagesse politique pour laquelle elle a été si vantée. Sa 1 induite tendait a relâcher les lions qui attachaient le peuple au chef de 1 Eglise, a nourrir un esprit d’opposition contre son autori le, et disposai I les esprits à écouter les déclamations et h adopter 3cîs opinions des novateurs religieux. Aux disputes sur les limites contestables dos juridictions spirituelles et temporelles, succéda ,me c on tes iatia n plus importante sur dos points de doctrine ; et a \ a o i la fi n du rè g n e d1 Kd ouard , paru t un no uvea w p réd ïe a leur, qui rejeta hardiment beaucoup de dogmes que ses compatriotes avaient jusque-la révérés comme sacrés; dont les disciples son- (inreiü pendanl plus d’un siècle une lutte douteuse contre les autorités Civiles et ecclésiastiques, otdom les principes, quoique extirpés en apparence, continuèrent de s’étendre en secret jusqu’à 1ère importante do la Réforme* Qh me permettra de donner quelques détails sur la vie de cet homme extraordinaire.
WH. C'est vers l'an 1360 que le nom de WycMë est meni tonné pour la première fois dans P histoire. R était alors engagé dans une violente mais ridicule controverse avec les différents ordres de moines. Ils étaient établis en Angleterre depuis plus d un siecle ; et par leur zèle, leur piété et leur savoir, qualités ordinaires aux nouvelles institutions religieuses, ils avaient acquis a juste titre l'estime publique. Quelques-uns enseignaient avec succès dans les universités; beaucoup aidaient le clergé parots- SJd^ ^mjs 1 exercice de son ministère : plusieurs avaient élë promus a la dignité épiscopale ; et d'autres avaient été employés par leurs souverains à ^importantes et difficiles négociations Ma réputation el la prospérité de ^nouveaux ordres éveillèrent la jalousie de leurs rivaux. Filz-Ralph , archevêque d'Armagh, les acensà ouvertement devant le pontife; et Wycli lie, marchant sur [ s pas de Filz-Ralpli, soutint à Oxford qu'une vie de mendicité rdaii contraire aux principes do l’Evangile, et que, comme pratique et comme doctrine, les moines étaient tombés dans cinquantç hérésies. Les hommes qu'il attaquait essayèrent de sc