‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 138 sur 327 · Froiss. xxvn, xxsiii-XLvm. ÆTiiWm: Con t . US · texte numérisé non relu

Froiss. xxvn, xxsiii-XLvm. ÆTiiWm: Con t . US

» îlot. P<irL ni, «W, 58 -Comme cùtic éfchcÏÏè est curicuai;, jVu dounorid

ici un abrège :

t, Les duc* de Lancaster et de Hi-h^io- ëlaient taie* à ... . .......

■JL Le* On b&tic Ou roi ui de* pLaidt cutiimnns cl lit prend ur baron

de l'êdiiriulrr .... ... ..... . . . , . - • • . . . ■ ■

Uû cmntu, la vctivü d'un {onUe, el le raairu dé Londres. ........ . .

I. L ei baron, h il (ronncrcl, uii chcvoUci' misai tlebo en terres qu'au bsnut«lt leurs veut», Uü aldenrinu dit Londres, Ici maires Je "ratidés

vjjlts, k* doclCTPs en droit, ot les ricSi&t dlmlrvils en drop . - .

,7. Cm chevalier, lui écuyOr qui devrait éire etmvidier, Lenrj vimiVcs. le* etudiants on droit, Ica Jurais dit grand» villes H tes granit* ni^o-

coftis... ...... . . . . . . . ■ .

U. Lea uèfoi'ianti aises. . . ....... . . . . ....... ■ ....

?. I.ridcnÿttr*. lenrs usures, 1rs veuve* des ncfgocIntiLsoisd*, les procimuir*. 8. P'uoi ic« muius rieln*, proporllminûlteiiRmt. ... . . . .

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fl, Chaque ouvrier miriii, pour lu» et sa fevnmc. - . . . . . ...... . -

II), il um n kii irâ ul femmes «UbaLwiri-s cl uan momliatits. . . .........

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JU*i- P/ïW- in, ù7t .vs.

Le clefgc, qui avait le droit de se laser lui-mème; adopta une pîfopôrUfftt sein-

lilnble. ■

Les an-h* vaques payèrent, . * * . *

Les évÿqiMîi cl a Mires pairs stiirUu vba IViiiji rvm nui uvjk'iii des uéméUuèf iuO L,,., . . .

Tous le* nu 1res âccldslnfiiquc» .

au-dessus [|'nne valeur amincUe de

de 100 1. À 30" 1 .

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de fié!. t3 s. 4 d- A UUt.. . . ..

de 401. n 661- 13 s. 4d - ...

de lu 1. à 4ii 1 , - .

de 10 L à ïtl l . . .

Luh menues et les religieuses |myaiOîU jiar tèle , selon la videur des nuiïsrjn>nuiumdies Us appartenaient, IddL ou 50 d., ou 1S d , ou I d. Walt- ( on. inP TU, 115.

ui.U'UitK ciiVgrürJii;. -m

cuimiiunes exhalèrent leur mécontentement en plainte* : elles dénia ridèrent qu'on renvoyât le conseil 5 que le roi gouvernât h raide de ses officiers ordinaires, le chancelier, le trésorier, le garde du sceau privé, le chambellan et Vinièiidant de sa maison, et que ces ministres fussent choisis en parlement. Toutes leurs pétiiious Turent accueillies; on nomma même un comité des finances, composé de lords et de membres ries communes, avec pouvoir de ^enquérir des dépenses de la maison tin roi ei des offices rirt gouvernement; et dans ce comité furent introduits, par une f on descendance jusqu’alors inconnue, trois représentants ries cités rie Londres eUiTork, donl deux étaient aldermcn de la première, el l'autre aldennan de la seconde. Adoucies par tant de concessions, elles votèrent un dixième et demi dans les cités el bourgs, tin quinzième el demi en dehors 1 [5 nov. . Cependant ce subside ne se trouva pas suffisant pour couvrir les dépenses courantes do Tannée; el quand Le chancelier, quelques mois après, les informa qu’il fallait cent soixante mille livres pour liquider la dette de la nation, elles déclarèrent la demande et exorbitante et intolérable, » cd prièrent le roi et les lords de fixer une plus faible somme, et d’indiquer le mode le moins oppressif de la lever. Trois plans furent offerts h leur choix : une capitation, ou un droit sur la vente des marchandises dans tout le royaume, ou l'imposition d'un dixième ou dhin quinzième d’après L'ancienne méthode* 11 s ensuivit un long débat. Les communes proposèrent do lever eem mille livres par une capitation dont deux tiers seraient payés par les laïques et un tiers par le clergé; maïs le clergé répliqua qu'il no souffrirait aucune usurpation de ses droits ; qu’il avait toujours joui de la faculté de se luxer lui-même, ft qu’il la conserverait soigneusement; que les autres fissent leur devoir, et il ferait le sien.

\ la fin, on résolu l d’imposer une taxe de trois groals - par tète sur lotit individu mélo ou femelle âgé de quinze ans cd plus [ti déc. j ; mais, pour soulager les pauvres , ou décida que dans les cités et les villes la somme totale serait répartie cuire tes habitants suivant leurs moyens, de façon a co qu'aucun ne payât moins d’un groat ni plus de soixante groats pour lui et sa femme3. Le par-

i . iioi. ïvn itt, 74, r,.

& 1 peu co. (Note dû Tiuwmnu

a. Ifot^PnH. m, att-aa, Le der^é^n accorda une taxe semblable

ik‘ (>s. h d, j™- chaque pariât , paire régulier et séculier et roligiûüie, ci tTuii xliillvng pur chaque diacre ut clerc inferieur. Cour, ni, 150. Je remarque que les vummuneo affirmant h celle OüCMtiou que les richesse du clergé s'êUvnknl 4 lu

moitié dé celles dos Iniques, lie/. Par!, m, MJ.

«ÏStOlIlE M A.NrrLETEHîU:.

LeiïioiU fut dÉlüiis immédiatement ; nm is k perception de La taxe donna liëu hune insurrection qui menaça k vie du roi et l’existon m même du gouvernement,

A celle époque, une fermentation secréte semble avoir agité la masse du peuple dans beaucoup de parties de l'Europe. On tr voulait plus se soumettre aux injonctions de ses gouvernants ni pmler les chaînes jjont ses pères avaient été chargés par une aristocratie belliqueuse et hautaine. Nous pouvons attribuer réveil de col esprit d indépendance è diverses causes opérant dans la même direction; aux progrès de la société, a la diffusion graduelle des lumières, au fardeau croissant des taxes, et, par-dessus tout, aux nombreuses et Longues guerres qui avaient récemment bouleversé l'Europe. Los souverains et les nobles avaient été souvent dans k nécessité de courtiser le bon vouloir du peuple ; les bourgeois dans les villes, et tes tenanciers inférieurs dans les campagnes, avaient appris, par les demandes réitérées qu’on leur faisait j à se former une idée de leur propre importance :■ et les archers et les soldats d'infanterie qui avaient servi pendant des années dans les guerres, no se souciaient pas, h leur retour dans leurs foyers, de reprendre l'humble condition de serfs de leurs anciens seigneurs. Eu Flandre, les communes s'ôtaient soulovees contre leur comte Lotus, et Lavo Leni chassé do ses états; on ÎH rance, k populace avait pris possession do Paris ot do Rouen, et massacré les collecteurs des revenus. En Angleterre, un esprit do mécontentement allait le corps entier dos vilains, qui ékienf restés presque dans la même situation oà nous les avons laissés lors delà conquête des Normands. Ils étalent toujours attachés ou sol, taillables h la volonté du seigneur, et tenus do payer les amendes pour lo mariage des femmes, de faire le travail coutumier, et de rendre les autres prestations serviles inhérentes u leur condition, IL csl vrai qu'avec le temps beaucoup avaient obtenu les droits d'hommes libres. De leinps h autre, le roi ou le seigneur affranchissait à la fois tous les serfs sur quelque domaine particulier, en retour d'une renie fixe h répartir annuellement sur les habitante L Mais les progrès dé l'émancipation étaient lents : l'amélioration du sort do leurs anciens compagnons ne servait qu h aigrir lo mécontentement de ceux qui portaient encore les chaînes de la servitude ; cl dans maint endroit, les vilains formèrent des associations pour sg soutenir mutuellement et tirer

b Voÿe* comme preuve 2s au: Mym. r, ÿiü,

CIJAMT'Jtë Cl^QlîlÈÜE. m

|mrii de tous les moyens qui étaient en leur pouvoir pour se délivrer de la domination do leurs seigneurs. Dans la première m\nee du régné de Richûtd , on porta plainte devant le parlement de ce que, dans maint district, ils avaient acheté des copies du Domesdtfy dans la cour du roi, et que, sur do fausses iuierprétatjons de co registre, ils avaient prétendu être déchargés de toute espèce de servi tilde, tant pour leurs corps que pour leurs tendres, m ne voulaient pas souffrir que les officiers do leurs seigneurs lissent des saisies ou donnassent cours à la loi contre eux. Ce fut on vain que m copies furent déclarées sans valeur, et que \\m donna des ordres pour la punition des rebelles. Les vilain», par leur union et leur persévérance, parvinrent h intimider leurs seigneurs, et braveront la rigueur de la loi1. Ils étaient encouragés ■i celte résistance par la diffusion des doctrines si récemment enseignées par yeliffe, que le droit do propriété était fondé sur ta grüce, et que tout homme qui, par le péché, était traître envers Ihoii , ne pouvait avoir droit aux services des autres ; en même temps, dos prédicateurs ambulants inculquaient avec zèle le pnneipe de Légalité naturelle du genre humain et de la tyrannie dés distinction!*- artificielles; et les classes pauvres, encore soignantf^ des exactions du règne précédent, furent exaspérées jusqu'à la démence par 1 imposition do la nouvelle taxe. GTosl ainsi que les matières combustibles avaient été préparées : il ne fallait qu'une étincelle pour embraser tout le pays.

fin découvrît bientôt que les recettes du trésor seraient fort en dera du chiffre qu'un avait espéré ; et l'on chargea différents commissaires de s'enquérir de la conduite des collecteurs, et de forcer au payement les personnes qui auraient été favorisées ou oubliées [30 mai 1381 ]. IJn des commissaires, Thomas de Bampton , siégeait à Rrentwood , dans l'Esse x ; mais les habitants do robbmgs refusèrent de se présenter devant lui; cl quand le chef de justice des plaids .communs essaya de les punir comme contumaces, Us l'obligèrent à fuir, assassinèrent les jurés et \m clercs de la commission, et, portant leurs têtes sur des hâtons , üs rïlèrent^éeUmer l'appui des municipalités voisines. En peu de jours, toutes les communes de t'Essex furent eu état d'insurrerhon, sous lo commandement d'un prêtre de mauvaise vie, qui avait pris le nom de Jack Slraw {Jean Baille),

Les habitants du Kent ue furent pas longtemps en arrière de

1* Mot. Parlî III. lô, SttiL of ReaUat, jit 3,

TII#FÜ1ÜE IV A X G L ETKUIVl .

leurs voisins de llïsscx. A Darlford, un dus collecteurs avait réclamé la taxe pour une jeune fille dont le père était couvreur : sa mère soutint quelle n’avait pas l’âge requis par le statu! ; et rotooier se disposait h vérifier le fait par mi examen indécent, lorsque son père , qui revenait du travail, fit jaillir d’un coup de marteau la cervelle de Y insolent. Ses voisins applaudirent a son courage* Ils jurèrent de le protéger contre tout châtiment : et , par leurs menaces et leurs promesses, ils s'assurèrent la- coopération de tous les villages de la division occidentale du Kent.

Un troisième parti d’ insurgés se forma des habitants de Graveserid, irrités de la conduite dé sir Simon Burley [juin], 11 avait fédamd un des bourgeois comme son serf, refusé de lui accorder la liberté à moins de trois cents livres , et 1- avait fait emprisonner au château de Hoches ter. A l’aide d’un corps d insurgés de THssex, le château fut pris et le captif délivré. A Maîdstone, ils nommèrent Wat, le tyler (tuilier) de celle ville, chef des communes du Kent, et emmenèrent un prédicateur ambulant, du nom de John Bail, qui pour ses harangues séditieuses et hétérodoxes avait été enfermé par ordre de L archevêque h Le maire elles aldermen do üanterbuiy furent contraints de jurer fidélité a la bonne cause [10 juin] 5 plusieurs des citoyens furent tués, et cinq cents se joignirent aux insurgés, dont le plan était de marcher sur Londres. Quand ils eurent atteint Hlackheath , leur nombre s'élevait , dit-on, â cent mille hommes. Hall fut nomme prédicateur do cette multitude effrénée et tumultueuse, et il prit p u tir texte de son sermon les vers suivants :

Lorsque Adam bêchait et rju Eve filail,

Qui donc on ce temps geutâl homme étuît?

Il leur dit que la nature faisait naître tous les hommes égaux ; que la distinction de servage et de liberté était une invention de leurs oppresseurs et contraires aux vues de leur créateur ; que Dieu leur offrait maintenant les moyens de recouvrer leur liberté,

L Pour ces diflémuos purUculantéfl vovo* Knyghtüii, 303S, X\ etStowi\s?83Ti?fU. Qut'îqiLtes écrit ninS <mt représenté Bail comme .un des disciples de Wectitfe, Qu'il fiit un prédiealcur nmbulttnt, et qu'il ^declatttsU mov une ego Le véhémence roture le clergé, ceU est certain. Mais H était plutOt Je précurseur, mmttrn rappelle Knÿ'ghtbn (3044, 9055), que k sectateur tkXVyehSk; car d prit la profession ite prédicateur amliulnni longtemi* tiupnnmiut. du viyiuii metnc de V&rcbri ë$w htap, -jui mourut en im Ce prélat ét ses AüOcasÿüjü Lauighsra et SudbuTTt ainsi que plusieurs évêques» l'avaient excommunie plusieurs le w pour nvdlr prêché < des erreurs, des scnistoc» et des soiiTidaks contré le pape, les archevêques, les évêques et le clergé. Voyez. Wilkins Cour, ni, 04, 153. 1 opendu nt , lorsque XVvrVilte corameaç» n dogmatiser, Bull adopta quelques-unes des doctrines du nouveau prédicateur, et les enta sur tes siennes. Wub, 375,

ci urina: cinquïuu:, Mh

yi que s’ils restaient esclaves le blâme en devrait retomber sur eux : qu'il était nécessaire de se défaire deVûrcfosv.fck[ueT de^Comtes et forons, dee juges , des hommes do loi et des faiseurs de procès; et que, lorsque la distinction des rangs serait abolie, tout le monde serait libre, parce que tout le monde aurait la meme noblesse et la même autorité. Son discours fut accueilli avec des salves d'applaudissements par ses auditeurs infatués, qui promirent de le faire, au mépris de ses propres doctrines, archevêque de Cnnterhury et chancelier du royaume1 2.

La cou naissance de ces faits fut soi gueuse me ni propagée, par lettres et par messagers, dans les comtés voisins. Partout on avait préparé le peuple, et ou peu de jours la flamme s étendit de la cèle méridionale du Kent K la rive droite du Humber *L Les insurgés suivaient régulièrement la même marche en tous lieux Ils pillaient les manoirs de leurs seigneurs, démolissaient les maisons, et brillaient les rêles des cours; dëcopitaieiU tons les juges, hommes de lot et j tirés qui tombaient entre leurs mains, et faisaient prêter serment h tous les autres d’être lidèles au roi Richard elmix communes, de ne reconnaître aucun roi du nom do Jean et do s’opposer a toute taxe autre que colle du quinzième, l'ancienne taille payée par leurs pères. Les membres du conseil virent avec étonnement IVxplosioii subito et l extension rapide do cette insurrection , et égarés par leurs craintes et leur ignorance, ils ne savaient à qui se lier, ni quelles mesures prendre*

La première personne qui rencontra la poyndacé h tllackhealh, fut la princesse de Galles, mère du roi, à son retour d’un pèlerinage h Canterbury. Elle échappa au danger par son adresse

11 juin], et quelques baisers do a la belle püceOc de Kent » achetèrent la protection des meneurs, et lui assurèrent le respect de la troupe. On lui permit de rejoindre le roi, qui avec sou cousin

1 . Wals. v?7-V Suivant tes avenu tle Straw itjîtès mi ecnulnmnnimn, tes meneurs*

BlfcÈfehcîtth, résolurent en secret de s'emparer de la [Hürsüitftè Un jeune rot afin

de P aratoire agir aons sots autorité: dé détruira tous les ordres privilégiés de l’i’gUîMî et du Vi'Uit, ne critisvrvaut «jue les moines mendiants poux accomplir les offices ilt* la religion; puis du se défaire du roi lui-même, ri de nommer dans chaque coin lé des rais mis a immunes. Vojeï. ces attirât dans Waishignaiu, gttâ*

2. Plusieurs do res lettres uni été conservées Quelques-imes sout eu vers, contenant dés es pression s énigmatiques ou d'argot, et sont signées pur Jwkkc M allier, Jak Carter, îakTréwemim, probablement des noms supposés t et pardon Bulle. Voyelles dans Knyglitim, i’CSÎ, et Slowé, 201.

:b Hat. Part, ta-, Ûlh \Lillrun regem qui allusion

au dm: de LanctiAter, qu'mt croyait osercer i’IuitoriU- Tüvtdé sous le uoxti de son neveu, et qn’ou re gardait par conséquent comme l'nuteur de la [ave. Wi tf*

utfifojni': n ANüLKTEmu::,

Henri, eom te de Derby, Simon, archevêque de Lanterhury et ehancelM, sir Robert Haies , grand-maître des chevaliers de SainWeati et trésorier, et environ cent sergents et chevaliers, avait quitté le cÜlteau de Whadsq^vot se rendait pour plus de sûreté à la Tour de Londres [12 juin,] Le lendemain malin, le roi descend il la rivière dans sa barque pour recevoir les pétitions dos insurgés. Au nombre de ri h mille, avec deux bannières Sain l- George et soixante pennons, ils attendirent son arrivée h Bottierîutlie; mats leurs horribles hurlements et leur farouche aspect intimidèrent tellement tes personnes qui t- esc or tâtent, qu'au lieu de le laisser débarquer, ellos profilèrent de la marée, et s’en retournèrent précipitamment L Tyler fetStnuv, irrités de ce désappointement, menèrent leurs hommes iJmisSoulhwark, où ils démolirent les maisons appartenant h la Jdarshalséa et au banc du roi, tandis qu'un autre parti força il Feutrée du palais de Forchevêque à Lambctb , et brûlait le mobilier ainsi que les archives de la chancellerie.

[13 juin, i Le lendemain malin, on leur permit de passer sur, le pont, par petites compagnies, selon î^irsdtfférentésmunicîpôîïtës, ei d'entrer dans la Cité. La populace se joignit à eux, et dès qu'ils se furent régalés aux frais des plus riches habitants, l'œuvre de dévastation commença, fis démolir xml Néwgaie, et délivrèrent les prisonniers; pillèrent et détruisirent le magnifique palais delà Savoie, appartenant au duc de Lancaster; brûlèrent le temple avec ses livres et ses archives, et envoyèrent un parti mettre le feu h la maison des chevaliers hospitaliers h OerkenwelL que sir Robert Haies avait récemment fait bât ir. Pour prouver toutefois qu’ils n'avaient aucune vue d'intérêt privé, ils firent une proclamation qui défendait h qui que ce fût de rien mettre de côté dans le pillage, et ceio- défense fut exécutée si rigoureusement, que la vaisselle plaie fut brisée et coupée en petits morceaux, que les pierres précieuses furent réduites en poudre, et qu'un des mutins, qui avait caché dans son sein une coupé d'argent, fut immédiatement jeté avec sou butin dans la rivière À chaque homme qu’ils rencontraient, ils posaient cette question : « Pour qui liens-iu? » et s'il ne faisait pas la réponse convenable ; « Pour le roi Richard

1. Quand Us AperçumU su bor«*|ut> . * ditFr oissart , * ils poitssércm dûs m:chimouô&i qt des crfc comme si toidf k-A diiddcs de Vonior eurent |tû t-n 9 i>i tr uumpugme. i Ffuiss. lis.

y. W«ls, S#, Kny^liit, 9D3â. Lu Navmo avait etc rebâtie par Henry duc du

L uncas ki1. C ctaii lo pins luitguiflipio palais du r Aii^loioiro. Ibid.

ÜHAFITHE tilNQUËUIL m

f't les communes, >> h l'instant il était déeapiié. Mais %$ principaux objets de leur cruauté (tirent les Flamands. Ils en airachèrenl treize d'une église, dix-sep t d'une autre ot trente- deux du Vinlry (marché an vin), et leur abattirent la tête avec des cris de joie et dé triomphe. le soir, fatigués du travail deJa journée, ils se dispersèrent dans les mes, et se livrèrent h toute espèce de débauches K

Durant celte nuit d incertitude et de terreur, la princesse de Galles tint conseil dans la Tour avec les ministres. Les oncles du roi étaient absents; la garnison, quoique peut- être en état de défendre la place, était trop faible pour soumettre les insurgés; ei l ou résolut d'essayer V influence des promesses et des concessions. Le matin, TowerhÜI parut couverte d'une immense multitude qui interdisait 1 introduction des vivres, et demandai! a grands cris la télé du chancelier et celle du trésorier. En retour, un héraut leur ordonna par proclamation de set retirer a Mile-eiid, ou lo roi consentirait a toutes leurs demandes. Sur-le-champ les portes sVuv rirent : Richard, accompagné de quelques personnes sans aimes, s'avança à cheval : les mieux intemhmnés de la foule te suivirent, et à Mite- end il se vit entouré de soixante mille pétitionnaires, Leurs demandes se réduisaient a quatre : L'abolition de P esclavage, la réduction de la rente des terres à quatre pence 1 acre, la libre faculté d'acheter et do vendre dans toutes les foires et tous les marchés et un pardon général de toutes les offenses passées. I ne charte l cet effet fut rédigée pour chaque paroisse et municipalité : durant la nuit, trente dores furent employés h en transcrire un nombre suffisant de copies; elles furent scellées et remises lo matin, et toute la troupe, composée principalement des hommes de TEsscx et du 1 1er tfordsl dre, so relira, portant la bannière du roi, comme signe qu'ils étaient sous sa protection

Mais fyler el Siraw avaient formé des projets différents et plus ambitieux. Dès que le roi fut parti, ils se précipitèrent dans la four h la tête de quatre cents hommes. L'archevêque, q ut venait de célébrer la messe, sir Robert Haies, William Apuldorc, confesseur du roi, Leggo, lo fermier de rimpôt* cl trois de ses associés, furent saisis et exécutés immédiatement4. Comme on ne

1‘ ^ak. 959. Stower 388.

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