‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 15 sur 327 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

danger de la parf du monarque français, il envoyai ordre h Warenne, qui émit h Berwick avec une armée puissante, d attendre son arrivée [Lû mars] , éluda , sous différents prétextes, les demandes de Philippe que l’Ecosse fût comprise dans le traité, débarqua à Sandwich , tint son parlement h Oxford [25 mai] , et se rendit à Roxburgh , où il se trouva b la tête de huit mille chevaux et de quarante mille fantassins, principalement irlandais et gallois [25 juin]. De Roxburgh il pénétra jusqu'au Forth : aucun ennemi ne Représenta pour arrêter sa marche ; mais lo manque de provisions et les ravages de la maladie le forcèrent de faire un mouvement rétrograde; et il avait presque atteint Edimbourg, quand quelques bâtiments chargés (^approvisionnements jetèrent l’ancre dans le Frith. A Tcmplcliston, il fit rafraîchir son armée, et reçut la nouvelle que Wallace était avec les Ecossais dans la forêt de Falkirk, attendant l'occasion de le harceler dans sa retraite. Les Anglais se mirent aussitôt on mouvement, et revinrent sur leurs pas jusqu’aux landes de Linlithgow, où ils passèrent la nuit sur les lmiyères nues, et le lendemain matin [22 juillet], ils découvriront rennemi en ordre de bataille derrière un marais1. Wallace avait disposé ses piquiers, la fleur de son armée, en quatre corps circulaires, liés L'un h l’autre par uue ligne d'archers de la forêt de Selkirk. Il avait fait planter devant eux un rempart do palissades, et derrière eux. probablement pour empêcher leur retraite, il avait posté la cavalerie écossaise ; et ayant ainsi imposé a ceux qui s’en souciaient le moins la nécessité de combattre, il s’écria triomphant : «I haif broeht you to thoking, hop gif ye can2. » Je vous ai menés au roi, dansez si vous pouvez ! La première division des Anglais, commandée par le comte maréchal, s’enfonça dans te marais par ignorance du terrain; la seconde, conduite parVévêque de Durham, tourna la fondrière, et vint en vue de la cavalerie; après quoi ce prélat ordonna a ses hommes d’attendre l’arrivée des autres corps : « A ta messe , évêque î » s’écria un chevalier, et il sc précipita sur les ennemis. Ils s’enfuirent a la première charge : les arbalétriers furent foulés aux pieds : mais les quatre corps de piquiers opposèrent de tous côtés à leurs assaillants un front impénétrable. Leur résistance

1. Homingford, 163, ut WaUinghnm. 75 , nous informent un’avnnt In bataille Mtt roi eut deu* côte;; brUê<* d'un coup do pied* de son cheval; Kmghton, qu'il

ôperonnasonehoval avec unit de violence qu’il lui brisa deuxcdtos. 25*27.

2. Cola est ainsi dans Wnlaingham, 75 Mais Rimptoft (505) fut Westminster est d'accord avec lui: n * jo the ronge ring are vu broeht, hop nuw, if ye wüî.

JUSTIN RL U'ASciLLIL U RE* toutefois no (Il que retarder leur destinée, Edoûîrd lit avancer scs arrhors et ses machines de guerre : une ouvoTÉiire fui Mon lût faite dans chaque cercle ; et la cavalerie, se précipitaiH dan? la brèche, acheva leur destruction. On dit qu’il périt de vingt h quaranie nulle Écossais, Quant à TVallace, il s’échappa. Mais son e loi le « était éclipsée pour Inu jours : il se hâta de résigner son ofliee de tuteur, e! passa le reste de sa vie h errer dans le? forêts, d Ou il ||flil sorti jadis pour châtier les Anglais et délivrer son pays 1 . -

La pauvreté de i ‘Ecosse faisait sa protection. Edouard, après sa victoire [le sept.), la traversa dans différentes directions; mais 1 ï ni possibilité do sc. procurer des provisions pour son armée le força de revenir en Angleterre; et le seul avantage qu'il retira de cette campagne fut l'occasion qu’elle lui offrit de secourir et (rapprovisionner les châteaux du toüûan [1200]. Toute l’Ecosse au nord desdeuxFdths, ainsi que le GaUoway, étaient îndépendanis ; et William Lâmberton , évêque de Saint-Andrew. Robert Hruce, comte riô^Carrick, et Jolm Enmyii îe jeune, furent nommés membre? d’un Conseil de régence chargé do gouverner au nom de Baliol, qui étaiL toujours reconnu comme-roi légitime. Ils entreprirent le siège de Stirling, et Edouard n’avait pas le loisir de secourir cetto importante forteresse. Son parlement avait approuvé îa sentence du pape; et comme les envoyés des trois puissances devaient le venir trouver h Montreuil, on lui conseilla de rester (buis le sud;, afin d'être a proximité du lieu do la négociation | 19 juin]. Le? mois d’été repassèrent; son mariage avec Marguerite, la princesse française, le retint plusieurs semaines ,J I 12 sept.] ; m quand il rejoignit l’année b Ronyick, il fut obligé de céder aux remontrances de scs bârorçgpqui relisaient des’expuser aux dangers d’une campagne tTliiver* Il avait déjà rejeté la proposition d’une trêve, oi il perdit ainsi par soit obstination le fort château de Si irl i ng L

Son? le court gouvernement de Malte, les Ecossais avaient sollicité la protection du pape, qui , dans ùïe lettre îi Edouard |10 juillet i 298], après lui avoir rappelé l’n. tien lion que le saint, -

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