‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 309 sur 327 · Moro, 01-65, Fub · texte numérisé non relu

Moro, 01-65, Fub

3. Un îïjirlenieiit avait été convoqué pour eo jour même, et Budiio^luuu voulut

m HISTOIRE U’AKGLETERUE.

exprima des eraiiïtes peur sa sûreté; et lorsqu'cûttn il se montra à une fenêtre, il parai devant eus avec de forLes marques d'embarras et de trouble* Buckingham, avec sa permission, lui présenta une adresse, qui, insérée depuis dans un acte du parlement* existe encore pour T instruction de la postérité* Elle porte le litre tlo considération, élection et pétition des lords spirituels et temporels, et des communes do ce royaume d'Angleterre; et après une peinture exagérée de P ancien ne prospérité du royaume et de sa misère sous le feu roi, elle continue ainsi: a Nous considérons aussi comment le prétendu mariage entre ïe susdit roi Edouard et Elisabeth Grey fut fait de grande présomption, a l’insu et sans l'assentiment des lords de celte terre, eL aussi par les enchantements et sortilèges commis par ladite Elisabeth et sa mère Jao qùetle, duchesse de Bedford, comme c’est la commune opinion du peuple et renommée et voix publique sur toute cette terre, ce qui plus tard, si le cas le requiert, et comme ïl le requerra, sera prouvé suffisamment en temps et lieu convenables; et ici aussi nous considérons comment ledit prétendu mariage fut fait privément et secrètement sans publications do bans, dans une chambre particulière, lieu profane, eL non ouvertement a la face de l'Eglise d'après la loi de F Eglise de Dieu, mais contrairement à icéUe et a la louable coutume de FEgfise d'Angleterre; et comment aussi au temps oh se contractait ledit prétendu mariage, et avant et longtemps après, ledit roi Edouard était et restait marié et Fiancé h une dame Eleanor B atteler, fille du vieux comte de Shrewsbury,avec laquelle ledit roi Edouard avait précon tracté mariage longtemps avant d'avoir fait ledit prétendu mariage avec ladite Elisabeth Grey de la manière eL forme susdites : lesquelles prémisses étant Vraies, comme elles sont vraies en toute vérité, il appert et suit évidemment quo ledit roi Édouard, durant sa vie, et ladite Elisabeth, vécurent ensemble criminellement et damnablement en adultère contre la loi de Dieu et de son Eglise, 11 appert aussi et suit évidemment, que toute la descendance et les enfants dudit roi Edouard sont billards, et incapables d'hériter ou réclamer aucune chose par héritage d'après îa loi et coutume

profiter de rurdVée dus* tu ombres pour engagé!1 boauedup d’ entra eu.* a l'accxinipftgttcr. Mais il n y a aucune raison de eroirt1 qu'un parlement eût été reguls^1n»cnt tiïfiu, qtwiqiril existe parmi les M*t, Cottomienr Viieit- E, 10; no* copie tVim discours \ ar lequel Pévéque d** Lincoln, chancelier, est supposé l'avoir ouvert. et rjuî commence par un texte de t" office de la fête de saint J ea u-Baptude* W lèbrée le 3*1, le Jour li vrant. Le chancelier, qui ne se doutait point de là révolution qui allait avoir lieu, avait prépare «on discours qui, quoiqu’il n'ait jamais été prononcé, a été conservé par Itusard.

OUÏUTHE DIXIEME* *>17

d'Angleterre, » Ensuite un cite lu condamnation du duc du Ciarence, par laquelle ses enfants furent exclus de la succession ; et de la on infère que le protecteur est le plus proche héritier do Richard, dernier duc d'York, « Kt là-dessus, continue la pétition, nous désirons, prions et requérons humblement votre noble grâce, confoiraémen t à cette élection faite par nous, les trois états de votre terre, comme par votre véritable héritage, d’accepter et de prendre sur vous ladite couronne et dignité royale, avec toutes les choses y annexées et appartenantes, comme vous revenant de droit, aussi bien par héritage que par élection légale J.

Le protecteur eut soin de ne pas contester la vérité do ces assertions. Mais il répondît avec modestie qu il n’était point ambitieux; que la royauté n’avait pour lui aucun charme ; qu’il était très-attaché aux enfants de son frère, et résolu à conserver la couronne, afin qu’elle put orner te front de son neveu, « Monsieur, repartît le duc de Buckingham, le peuple libre de F Angleterre ne pliera jamais sous la loi dun bâtard, et si T héritier légitime refuse le sceptre, nous savons ou trouver qui l’acceptera avec joie, » À ces mots, Richard feignit de réfléchir ; et après un court silence, il répliqua « qu’il était dé son devoir d’obéir h la voix de son peuple; que, puisqu’il était l'hcrtl ter légitime et avait été choisi par les trois étals, il accédait ït leur pétition, et prendrait sur lui, h dater de ce jour, la dignité royale, la prééminence el la régie des deux nobles royaumes d’Angleterre et de France; l'un h dater do ce jour pour le gouverner par lui et ses héritiers, l’autre pour le reprendre et le soumettre par la grâce de Dieu et leur bon secours â, »

Ainsi finit cette scène d’hypocrisie. Le lendemain [âG juin], Richard se rendit en cérémonie b Westminster, et prit possession de son prétendu héritage, en se plaçant sur le siège de marbre dons la grande salle, ayant h sa droite le.^rd Howard, depuis duc de Norfolk, et le duc de Sufïblk h sa gauche* Il exposa aux assistants qu'il avait voulu commencer son règne eu ce lieu,

1. Bot. PfiW, viT 2‘4U, 3Jl. Cùnt, Croyl. âfiT. Mius a-t-il jamais esiste une qîiïdiî Eleonor Buiteler, fille du ricux comie de Khretvshury? On Sriit si jk-u de chose tTelle, que son existence a éternise en question. Cependant lord Sfirewsuütv a en sa possession une généalogie enluminée par Giover en 1580, on elle ™ nommée connue rainée d'un second mariage du premier comte arec une 1 j o ^‘-'^^banip, comte de Warwfcfc), cl comme femme de sir Thomas Butler, i‘-*rd *Sudeïey. Si celte généalogie est exacte, ü démit y avoir une différence de quinte années au moins, et probablement davantage, entre son Age et t-elui d’Edotiard.

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