‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 53 sur 327 · CHAPITRE ÏHajXlKMt · texte numérisé non relu

CHAPITRE ÏHajXlKMt

qui sollicitaient des concessions de k couronne; ut il coudüàÎL m ees termes ; u ©est pourquoi , nous , pairs du pays» comtes et barons, en présence de notre seigneur le. roi, nous ordonnons que Hugh le Dispenser fils, et Hugli le Despenser père, soient déshérités pour toujours ci bannis du royaume pour n’y jamais rentrer, h moins que ce ne soit avec ressentiment du roi et avec T assentiment des prélats, comtes et barons dûment convoqués eu parlement ; et qu'ils quittent le royaume par le port do Douvres avant la prochaine fêle de Saint-Jean Baptiste; et que s’ils restent eu Angleterre passe ce jour, ou s’ils y rentrent jamais, qu'ils soient traités eu ennemis du roi et du royaume. » Les prélats protestèrent par écrit contre celte sentence : mais lo roi ni les barous de son parti, intimidés par la présence des hommes armés, donnèrent leur assentiment : le bannissement des deux Spenset fut dûment enregistré, et un pardon général fui accordé au comte et a ses alliés pour tous les délits commis par eux mi leurs troupes depuis le mots de février 1 2 |2() août].

Le roi ressentait l'outrage fait h sou autorité ; lu deux mois ne s étaient jkis écoulés , qu’il trouva L occasion de Je venger, la reine, en allant h Lauterbury, se proposa de passer la nuit au château royal de Lcd es [13 oel.L La garde du château avait été confiée par Edouard a lord Batilcsmerc. homme qui tout récemment avait livré aux confédérés’ les secrets do son maître* et avait obtenu par leur entremise un pardon spécial pour ses offenses3. 11 était absent ; mais lady Badlesméfe refusa d admeLlre la reine j lô oct.li et dans l'ai terra lion plusieurs des serviteurs du roi furent luésj Isabelle se plaignit hautement de cette insulte; les sentiments chevaleresques de la nation s’éveillèrent ; et le roi se trouva en position de demander et d’exiger réparation. Badlesmere prit fait et cause pour sa femme, et les seigneurs fies Marches s’ avancé rail a son secours; mais Edouard s'empara du château [31 oci.] , fil pendre Colopepper, le gouverneur, et onze de ses chevaliers, envoya tes autres dans differentes prisons, eL enferma dans la tour lady Badlesraere et ses femmes3.

(jet acte de vigueur remonta les amis du roi : beaucoup vinrent offrir leurs services; «l les deux Spenser entrèrent succes-

1, statut, 181. Rot. Part. ï, 361. Pari, TFVSf*, It. App* 1Ü 3-167.

2, Ryiu. in, 890. Pari. il, 16$.

3, J<mu m, 837, 898. W^sutg. 111, 115. Moor* 505. Truktd. 5ü. Lei* CaiLi,m*

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sivmnent en Angleterre. Le jeune, pour obéir a lu loi, se constitua prisonnier; mais en même temps ïi présenta une pétition pour que le jugement rendu contre lui ftVt cassé; h attendu qu'il nV voit pas été appelé en cour cl n'avait pas eu la faculté de répondre: 2* attendu que tout le procès avait été contraire aux formes de la grande charte: 3. et attendu qu'il avait été condamné par des hommes qui T au mépris de l'ordonnance du roi, étaient venus au parlement les armes à la main. Edouard renvoya la pétition à r examen des prélats, qui étaient alors en assemblée, cl demanda leur avis. Ils répondirent qu'ils avaient toujours protesté contre le jugement, comme contraire a lu loi , et qu’en conséquence ils en sollicitaient la révocation : les quatre comtes de Kent, de Richmond* de Fembroke ol d'Arundeî, dodu mut qu ils l' avaient approuvé par crainte , se joignirent aux prélats; et le roi, r a pp ayant sur leur opinion, prit afoe joie le favori* et son père sous là protection royale, jusqu'il ce qu'un parlement s’assemblât pour casser l'arrêt contre eux1.

La popularité du comte de Lancaster était depuis quelque temps sur son dédtn, 11 était évident quo le succès des Ecossais dans leurs désastreuses incursions était dû a l1 opiniâtreté avec laquelle il s’était opposé a toutes les mesures du gouvernement. Ou croyait que s'il n'eût pas quitté si prëcqn laminent i année (lovant Berwkk, la place aurait .succombé, ut que Bruce avait acheté son départ par un présent, de quarante mille livres. Ces accusations peuvent avoir été in roulées par ses en ne mis ; mais après la réduction du château do Ledetq ses intelligences criminelles avec les Ecossais sont prouvées jusqu'à l'évidence par les documénig originaux qui existent encore* U convoqua immédiatement [29 nov.] tous Los barons do sou parti à ternir conseil avec lui h Don casier ; ci bien têt après il envoya un émissaire, Richard de Topdiffe , conférer avec Rougi as au château deJedburgh (7 déc.]« Au boni de quinze jours la trêve expira : les Ecossais, bous la conduite de Râiidolf et de Douglas, fondirent sur le NorÜnihibiirlûjid, cl Topclilïo reprit sa négociation à Corbndgc. U fut enfin conclu Ri janvier 1322 j que le roi d'Ecosse . Randolf ët Douglas, ayoe leurs forces, sè: joindraient aux comtes du Lancaster et de Hereford a un jour marqué; qu'ils épousera ion t leur querelle a la vio; a la mort ; mais que, sous aucun prétexte, ils ne prétendraient ïi aucune conquête dans le royaume d’Angleterre, et quo, d'autre

l. Rot. Paii . m, 362, 363, ftym. m, HOT-

ÜMAPlTEtÇ DEUXIÈME. MU

part , les comtes ne président jamais assistance il aucune expédition contre l'Ecosse, mais qu'ils tenaient de leur miens pour que Bruce jouit eu paix de ses étals L Dans l'intervalle, le roi, instruit de ces menées, avait rassemblé scs troupes [15 janvier] ; les soigneurê des Marches avaient pris Gioueesler ; niais à son approche ils s étaient enfuis vers le comte de Lancaster* qui, bien que prévenu parle roi des conséquences de celle démarche, les prit sous sa protection [8 février]. Le château royal de Tickhill fut assiégé aussitôt par l'armée unie des confédérés, il résista h leurs ellorls jusqu’il r arrivée if Edouard; alors les insurgés priren ^possession de Burlon-sur-JFrent , et pendant trois jours en défendirent le pont. Mais les royalistes passèrent la ri vière ii gué 10 mars : ; et Lan casier, ayant mis le feu h la ville, se retira h, la hâte dans le Yorkshire. A Ponteftjjct* ri écrivît en son propre nom, et nu nom de Hereford et de ses confédérés, au roi d’Ecosse 2 ; puis il contimm sa retraite avec sept cents hommes de cavalerie, dans Lespoir de rencontrer F armée doses alliés. A Borough bridge , sa marché fut arrêtée par sir Simon Ward et par sir Andrew llarclajr, les gouverneurs d'York et de Carlisle, qui avaient réuni des forces considérables do Tau lie côté de k rivière. Hereford essaya de franchir le pont [Î6 mars] ; mais il fui tué par un Gallois posté au-dessous, qui, par une crevasse, enfonça sa lance dans les entrailles du comte. Lancaster avait conduit ses hommes h un gué ; mais ils furent repoussés par les archers de la rive opposée. Il lenla de corrompre Harday, qui refusa; puis il sollicita une trêve jusqu’au lendemain malin, tin faible rayon if espérance animait encore son courage, Il était possible que les, Ecossais arrivassent pondant la nuit. Mais celle espérance fut déçue : au point du jour il ne put plus douter de son sort; et lorsqu'il reçut sommation de se rendre, il se relira dans la chapelle; elT regardant la crucifix, il s’écria ; <t Mon bon seigneur, je me ronds b toi et me mois à la merci î » Les vainqueurs ie conduisirent par eau h York, et de ïh h son château de Pontefract3, En général, lorsque nos rois avaient triomphé de leurs barons réfractaires s'ékieni conlenlcs des punitions féodales de la confiscation cl do Fexil; mais coite douceur ne s'accordait ni avec la politique ni avec le ressentiment

1, ltym- ntT7, 921,038. F«W. rrriftr, 11. 197, 19 B.

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