‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 69 sur 327 · I. Rjtïi. t, I7;n · texte numérisé non relu

I. Rjtïi. t, I7;n

i. Et* loütmir w qütr k dixième- hkikniu,. lu dùüéuu! inisou et lu

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CdlAPlfllE TROISIÈME,

Leurs vâ|sseaux portaient au haut des mâts de petites tours munies de pierres, et étaient ntlachés \ un a 1 autre par des chaînes de fer. Edouard plaça en avant les plus forts de ses vaisseaux, de telle façon que chaque bâtiment portant un corps d'hommes d'armesétait accompagné de deux navires montés par des archers; et les nobles dames qui, au numbre de cinquante, étaient venues h W suite de la reine î'bilippa, furent mises sous la protection d'une forte garde, derrière la reserve. Le roi mît d'abord h la voile, mouvement qui fit croire h l'ennemi qu’il voulait éviter un engagement; mais son but était de se garantir du soleil, qu’il avait en plein dans les yeux; et bien lûl après, ayant pour iui le vont et la marée, il se porta sur la première ligne des Français. Chaque commandant choisit son adversaire, et rencontra une vigoureuse résistance; mais les décharges des archers balayèrent peu h peu les ponts de 1 ennemi; tous les vaisseaux de la première division furent pris; et la bannière d Angleterre flotta triomphante au-dessus des couleurs de la 1 rance.

Eu ce moment important arriva lord Morley avec une flotte des comtés du nord ; et les vainqueurs procédèrent avec leurs amis h Lai laque dos trois divisions qui restaient. Mais une terreur panique s'empara do la seconde et de la troisième ligne de l'en* nmn. De leurs vaisseaux qu'ils ne pouvaient dégager, les hommes sautèrent dans leurs chaloupes ^ et il en périt, dit-on . plus de deux mille dans les flots. H est ail la quatrième ligne, composée dé soixante gros bâtiments , renforcés des plus braves des hommes qui s’ étaient échappés des vaisseaux capturés. Quoique la victoire diH déjà remportée, ils opposèrent une résistance obstinée aux vainqueurs; et en prolongeant ta lutte jusqu a minuit, fournirent à quelques traîneurs P occasion de s'échapper dans les ténèbres. A l'exception de ceux-ci , la flotte entière resta aux * mains des Anglais. On dit qiLEdutiard perdit deux vaisseaux qui furent coulés bas , et environ quatre mille hommes : les tués et les noyés do l'ennemi s'élevèrent à sept fois ce nombre L L histoire présente à peints mi exemple d’une victoire navale plus complète ou plus sanglante. Los nimisim français Posèrent pas informer Philippe de ce désastre : la première nouvelle lui en fut donnée par son bouffon2.

I, Pour celle h tinill'v voveï Froiiïiwk *10. Àvfsbtih i îw* 50- Htfining. m. K n v gh l tîfff? . n vm . v , i a&. .

S. Lô boufibn aitodii k* Anglais des poltrons; eï quand k- roi en demanda I» raison, il répondit mCib n'araiett jh»* l-u. le courage de sauter dans? la mer somme les F nuirais et Iun Normwidiï. A\ uk 1 18.

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ÜiSTomr. Ii'AN’GLEiERRK.

Couronné dos lauriers de la victoire, Edouard débarqua le lendemain matin, se rendit h l’église d’ArderÆourg pour remercier le j oul-Puissant, et se hâta d’aller voir h Garni sa royale eponse. Le bruit de son arrivée attira bien tilt h sa cour se* principaux allies, et les trésors qu’il apportait leur donnèrent une telle aci ivue. que peu de temps après il marcha S la tète de deux cent mille hommes pour entreprendre i lu fois les deux sièges de nnrnai et de Saint-Omer1, Cependant ces puissants préparatifs qm etoun aient toute l’Europe, nu bout de quelques semaines se réuuistrent a nem. Les troupes qui, sons les ordres de Robert d’Ari°l\s a^®n^^Gnt vm Saint-Omer, fuient dispersées avant d'âtlemdre leur destination [31 juillet]. Un délacliomont avait été surpris dans la petite ville d’ Arques : qmdquos-uns des fuyard* parvinrent au camp vers minuit dans la vallée do Casse! ; leur arrives causa une folle alarme, qui se propagea avec rapidité, et soixante mille hommes s’enfuirent dans toutes les directions laissant derrière eux leur bagage, leurs armes et leur «encrai ^ Edouard en personne investit Tournai avec des forces 'considérables; mats la ville fut défendue avec résolution par une garnison de trente mille hommes de choix. De son camp, il écrivit dans un véritable esprit do chevalerie, un cartel à Philippe de Vaots, lin proposant de combattre seul, corps h corps, ou de laisser la decision de leur querelle à cent combattants de chaque côté, ou j lrwiquer un jour ou ils s'attaqueraient' avec toutes leurs forces Ee rot de France répliqua [30 juillet] qu’il ne lui convenait pas de répondre aux lettres adressées h Philippe de Valois : mais qu'il mut uliservcrqu'Eciouan), en violation do son hommage et fitfànie, était entré nno seconde fois sur te territoire français, et que son souverain seigneur l’en chasseroil de nouveau , lorsqu’il le jugera tl a propos». Philippe avait résolu de suivre la mèntepotltque qui lui avait si bien réussi l’année précédente, d’épuiser . les finances de son rival sans lui fournir une occasion do remporter iiucun avantage décidé. Des environs do ïbmvmes, h la courte distance do (rois lieues, il surveilla, mais sans les interrompre, les operations des assiégeants. La garnison avait renvoyé de la ville toutes les bouches iu utiles; cependant, au bout de quelques

!■ V oyez va lu tire à son puikment. Rym, v, 107.

3* Frûismrt, n. 6L

fJtoJïS S* 30S~$fl0* IJ ajouta par un meS&Utë verbal T qu'il clan prêt h cou t- &«Ü‘ n:'“Porte «fUWC \ vondliion que lu couronne du

OUpItoE TROISIÈME. 107

semaines* les horreurs de la famine se firent cruellement sentir, ci la place lut considérée comme perdue si elle n’éteit délivrée par le résultat de la bataille. Dans cette crise, Jeanne de Hainaut , sœur du roi de France, et mère de la reine d’Angleterre , quitta le couvent , où elle résidait depuis la mon de son mûri , et supplia Edouard h genoux de consentir h un accommode ment *. Rien ne pouvait être plus contraire b ses désirs ou à ses intérêts, .Mais les prédictions du pontife commençaient b se vérifier. Ses trésors étaient épuisés : scs alliés refusaient de combattre sans être payés; et il consentit avec répugnance à un armistice de neuf mois, dans lequel les Ecossais furent compris, et qui, avant son expiration, fut prolonge d’une année en sus2 [25 sept.]. On nourrissait F espoir que dans l'intervalle on pourrait jeter les fondements d'une paix durable; mais le pape eut beau y employer toute sou influence, tien ne put vaincre l'obstination des deux monarques. Edouard, il est vrai, se décida a abandonner sos autres prêt entions, h condition d'avoir, non-seulement la possession, mais encore la souveraineté de la Guieiine ; mais l'orgueil de Philippe refusa de traiter b aucun terme, jusqu’à ce qu' Edouard eût effacé les Ib doses armes, et formellement renoncé au titre de roi de Franco.

Edouard s'éloigna sombre et mécontent des murs de Tournai. Il demanda de t argent en Angleterre par les messages les plus pressants; mais F échiquier était hors d'état de suffire à ses besoins; et les clameurs de sos alliés, qui réclamaient le payement de leur arriéré, l'obligèrent b emprunter aux usuriers b des intérêts exorbitants3. Quelques-uns des courtisans profitèrent de l'occasion pour lui insinuer dans l'esprit des soupçons sur la fidélité de ses ministres; et soudain, sans aucun avis préalable, laissant le comte de Derby et d'autres seigneurs on gage b ses créanciers * , il partit par un gros temps d'un port de la Zélande , remonta la Tamise sons être aperçu, débarqua vers minuit à la Tour [3l) iiov.)} et le lendemain matin destitua le chancelier, le trésorier elle maître des rôles, lit emprisonner trois des juges, et ordonna d'arrêter la plupart des officiers employés à la perception

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