‹ Histoire d'Arlon (volume 2)Chapitre 80 sur 102 · Monastère d'Echternach, par saint Willibrord · texte numérisé non relu

Monastère d'Echternach, par saint Willibrord

La bonne nouvelle circulait dans le Luxembourg a des temps très-reculés.

Si donc on doit attribuer aux Romains la construction du castrum Orolaunense, ce ne peut être au plus tard que sous lerègnedeValentinienler (364 k 375), si même on ne doit pas remonter k Constantin-le-Grand (306 k 337).

La destruction des monuments du paganisme k Arlon et la construction de la chapelle de Saint-Biaise pourraient se placer dans le courant do IVe siècle (1).

(g) Prédication de l'évangile a Arlon. Wilh* Wilthcim, disçuisitiones, I. a, c. 2, § 5:

Nous avons rapporté au livre 3, cha- Ab ijsdem Arlunenses ad fidem con-

pitre 4, que les mêmes apôtres qui ont versos a quibus Trevîrî, scilicct Pétri

prêché la vraie foi aux Tréviriens et à apostolis, imo totuin fere ducaluin Luxera-

presque tout le duché de Luxembourg, ont hurgensem, infra 1.3, c. 4, atlcndimtis;

également converti les Arlonnais ; mais ici hic modo sed no tare visum, saeculo post

nous croyons devoir noter que, au qua- Christum nalum quarto, Arluni receptas

trième siècle après la naissance du Christ, S. Maximini reliquias et duos lepro&os ad

-lorsque, à Arlon, on reçut les reliques de eoruin prsesentionemetS. in vocationem cu-

saint Maximin, deux lépreux furent guéris ratos. Vide Lupum. S. cilatum apud sa-

à la présence et à l'invocation du saint. crum nmij 29. Voyez Lupus, à l'endroit cité, à la fête du a 9 mai.

En 1279, Hue est chapelain de la chapelle du château d'Arlon.

Par quels établissements du coite la chapelle de Saint-Biaise fut-elle accompagnée ou remplacée ?

Dans la suite des temps, on voit apparaître le couvent des Carmes, le couvent des Capucins et l'église paroissiale de Saint-Martin, celle-ci transportée du dehors des murailles dans l'enceinte murée, puis détruite et reconstruite à plusieurs reprises.

Je vais rapporter tout ce qu'on sait sur ces trois établissements religieux. v

Le renseignement suivant complète ce qui précède. L'abbaye de Saint-Maximin de Trêves avait anciennement quelques prestations k recevoir à Arlon.

1200. Spécification «les lm*ns de l'abbaye de saint Maximim au commencement du xiii* siècle. (Beyer. Coblenlz 1865, t. a, 445.)

lu Erlofî sunt XXIII I mansi. Mansus in festo S. Martini maldrum seligiuiset maldrum avene. Altero anno in fisto S. Remigii duos solidos ad pastum. In Nativitate Dominî duos gallinas, XX ova et dimidiutn maldrum avene. In Pascha duas galliuas et X ova. In festo S. Job. G. tegulas; in Nativitate Dornini quatuor sarcinas lignorum. Recipit mansus I panem, in maio truncum XIIII peduin et recipit duos panes. Arat moulionarîus.

Quelle singulière liste ! du seigle, de l'avoine, des sous d'or, des poules, des œufs, des tuiles, des pains, des cordes de bois, un tronc d'arbre de quatorze pieds. Telles étaient les diverses redevances.

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