CHARGES MILITAIRES
devront payer chacun au profit de laditte Confrairie quatorze sols et au nianibour St. Sébastien, trois sols pour l'autel.
Tous ceux qui seront inscrits comme Confrères au registre de la Confrairie seront tenus de signer les présentes règles comme acceptans, afin de ne pouvoir y trouver à redire par la suitte.
Les Registre et Règles seront ouverts chaque jour des trois Solemnités susdittes et relus aux Confrères assemblés, auxquels jours on enroilera les nouveaux Confrères, et en cas qu'il y en ait qui voudroient s'enrolier en d*autres temps, ils seront tenus de payer quatorze sols de plus à la caisse de la Confrairie et au mambbur six sols pour Tautel.
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Chaque des trois jours des Solemnités susdittes, les Confrères seront obligés d'aller à l'Offrande et chacun suivant son rang, bien entendu que si le Supérieur de cette ville s'y trouve, il pourra y aller le premier, s'il le trouve convenir, à peine pour les contr^venans de payer au mambour cinq sols pour l'autel.
Les décharges doivent être faites lesdils jours par toute la Confrairie, sçavoir, au Supérieur de la ville, aux Magistrats, Bourgmestre, Capitaine, Officiers, etc., comme de toute ancienneté, ainsi qu'au Recteur de l'autel.
Le Capitaine et, en son absence, le Lieutenant pourra faire assembler les Confrères par le Sergent de la Confrairie, lorsqu'on aura des affaires à laditte Confrairie.
En toutes les assemblées de la Confrairie, aucun Confrère n'osera donner un démenU à un autre, ni même murmurer ; en cas qu'il le fasse, il devra payer au Capitaine quatorze sols pour la Confrairie, et cela pour la première fois^ pour la seconde le double, et pour la troisième fois, il sera renvoie de la confrairie pour deux ans^ et le tout devra être enregistré pour y avoir recours au besoin.
Et en cas de trop grand emportement et colère comme de frapper ou maltraiter un autre confrère, ou de jurer ^ blasphémer le St nom delHeUj de propos délibéré et avec intention, celui qui tombera dans celte faute^ sera exclus de la confrairie pendant trois ans ; pour réparation de ses blasphèmes il sera obligé
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de faire célébrer chaque de ces trois ans une Messe haute à Si Sébastien, à Vithtenlion des confrères, et en cas qu'il ne les feroit pas célébrer, il sera rayé et biffé au Registre de lu confrairie sans espoir de ne jamais y rentrer ni de profiler des Messes, droits et privilèges d'Icelle laissant à Toffice le droit qu'il lui appartient en matières trop graves d'injures ou ballitures.
Il sera de suite achelé un drapeau neuf et un tambour pour servir à laditte confrairie, hors des deniers que les officiers et confrères soussigoés auront donnés pour leur enrôlement.
XIlï.
Tous les dits confrères do St SehaMien devront sans aucune excuse se trouver armés chaque année devant la mnison de leur capituinê avec le Drapeau, aussi au deuxième coup de tambour, pour au troisième, se rendre en corps à l'église paroissiale afin d'assister aux processions et faire les décharges aux Bénédictions dans les endroits qui seront desigm'^s par M' te Hvd curé et cela le lundi de la Pentecosle, le jour du très saint Sacrement, et le jour de l'assomption de .Notre Dame au mois d'août c'est à dire le jour de la procession.
Uoiscau d'argent avec sa plaque et rhnine riant confié au capitaine Jean Fraocols Thiry, lui restera jusqu'au jour qu'on tirera le papegai, et il le remettra à celui qui abatlera l'oiseau de bois, qui sera perché sur les arbres de la chapelle de Notre Dame de Donne Conduite^ et jouira comme de tout temps des franchises reprises en rurlicle suivant.
Celui des Confrères qui abatlera ledit oiseau pendant trois ans consécutifs sans fraude, recevra de la Confrairie deux louis neufs à cinq ecus huit sols chaque^ pour rachat de l'oiseau d'argent, si mieux n'aime le recéder à la Confrairie gratis, comme le fil feu le S"" Pterrc Coutelier, en 1705 et sera, comme de tonte ancienneté, flraiic de« loffiemcnii des yettu de guerre, des sairdés, 9«iide«9 eorvéen, eCe \ gabelle de vin^ eau de vie, M^r«*e et tetta aaitres dralts, ii l'exeeptlati des aidea de «a Majesté.
Celui des Confrères qui abattera ledit oiseau sera tenu de donner une récréation honnête à la Coufrairie, en outre une tonne de bonne bierre^ eî plus s'U . lui plait.
Personne des Confrères ne pourra se présenter étant bu ou ivre^ pour tirer l'oiseau avec les autres, et devra se retirer de la Compagnie lorsqu'un des
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(MBciers lui cominaDdei% à peine d'un florin d'amende au profflt de la Confrairie, et de dix sols au proflil de l'autel St Sébastien.
La première bande qui est de trois coups de fusil sera tirée par Madame la Mairesse de Baslogne : elle peut les donner par billet à qui de la Confrairie elle jugera à propos.
La i^ bande au Capitaine,
La S^ au premier-LieulenanL
La 4»« au sous-Lieutenant.
La 5"<> à l'enseigne ou alfer. Les dites cinq bandes tirées, tous les Confrères tireront les billets dans le chapeau du Capjtaine ou du premier-Lieutenant^ pour sçavoir leur tour de tirer, lequel ils devront suivre exactement, sans qu'aucun des dits Confrères puisse pas^^er avant un autre, quand même ce seroit par arrangement, à peine d'une livre de cire au proffit de l'autel St Sébastien et d'un florin d'or, faisant quatre escalins, au proffit de la Confrairie.
Après que tous et un chacun des Confrères aura tiré leur bande, il leur sera libre de tirer peu ou beaucoup et sans suivre aucun tour, parmi que deux ne tireront pas ensemble, à peine de deux escalins chaque, pour la Confrairie et de chaque six sols pour Taulel eten cas que quelques Confrères s'opiniatroient de tirer ensemble, et que l'oiseau viendroit a tomber, il sera censé non tombé ni pour un, ni pour l'autre et outre Tamande, ils seront obligés d'en faire faire un neuf et le remettre à leur frais pour être tiré par les Confrères, . à leur exclusion, le jour ensuite.
Aucun des Confreros ne pourra céder sa bande à un autre Confrère ni à qui que ce soit, à peine d'une livre de cire pour l'autel Saint Sébastien et quatre escalins au proffit de la Confrairie.
Il sera choisi deux hommes non Confrères pour charger toutes les armes, à quoi on devra tous se soumettre, lesquels deux hommes devront charger en présence de toute la Confrairie et chaque fusil d'une balle seulement, h peine pour le Confrère de quatorze sols pour la Confrairie et les chargeurs ne recevront pas leur salaire qui sera de deux escalins pour chaque ; en cas qu'ils ne soient pas trouvés en faute, ils leur seront payés par le Capitaine, hor^ des deniers de la Confrairie.
n ^era posé upe table sur la p)ace, où chaque Confrère devra $e poster pour
tirer et où ils devront montrer ce qu'ils mettront dans leurs fusils; il sera cependant libre aux Officiers de la Gonfrairio de visiter sur l'instant les fusils chargés entre les mains des Confrères, c'est à quoi il devront se soumettre, à peine d'être chassés ou exclus de la Confrairie.
Chaque année le papegai sera tiré le premier dimanche avant la Pentecôte et à la fêle de l'Ascencion et les présentes Règles y seronts relues, afin qu'aacun n'en puisse prétexter cause d'ignorance et en cas qu'il ne tomberoit pas le premier dimanche et fêle de l'Ascension, il sera retiré pour la troisième fois à la Pentecôte.
Aucun membre ne sera admis à tirer^ qu'avec des fusils ordinaires de chasse, et en cas qu'il y en ait qui se présenteroient pour tirer avec des carabines rayées ou non rayées, avec des fusils de munition quelconque, après en avoir fait une visite exacte, les fraudeurs seront obligés de payer au proffit de la Confrairie huit escalins et cela sur le champ et devront renvoier les fusils trouvés en faute ; en cas que lesdits fraudeurs voudroient s'obstiner à ne pas suivre ce qui est rappelé au présent article, ils seront chasses de la Confrairie, sans espoir d'y rentrer.
Comme les deux Gardes-drapeaux et les deux Cadets «le TArbastrie ne doivent être autres que jeunes hommes non mariés, si cependant il s'en trouve entre eux qui abatteroient l'oiseau, leurs maisons jouiront des franchises et privilèges repris en l'article t5«"« des présentes.
Dez que les Drapeau et Tanibour seront faits, on fera recharger l'oiseau d'argent de quatre onces, et avec le restant de l'argent que nous Officiers et Confrères payerons pour notre dit enrollement, il sera fondé deux ou plusieurs anniversaires h notre intention et ù celle de la famille de Madame la Mairesse héréditaire de cette Viile^ lesquels seront chantés à l'autel S* Sébastien, les jours à choisir par notre Confrérie.
Tous et un chacun desdits Confrères, ainsi que les Officiers devront, en cas de non absence, assister auxdits anniversaires, à peine de cinq sols au profit de l'autel susdit.
Dez que l'oiseau d'argent sera fait et achevé, il sera pesé en présence de tous les Confrères et inscrit aux Registres de la Confrairie reposants chez le
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