‹ Histoire d'ArlonChapitre 30 sur 139 · III. Les Mérovingiens · texte numérisé non relu

III. Les Mérovingiens

Que pouvait être l'instruction populaire sous les Mérovingiens, au milieu des luttes sanglantes qui ont divisé si longtemps l'Austrasie et la Neustrie? Trêves était alors bien déchue de son ancienne splendeur ; il devait en être ainsi d'Arlon.

Au lY^ siècle, l'église avait fondé des écoles épiscepales luttant contre les écoles laïques et les faisant disparaître peu à peu. Ces écoles du clergé avaient été maintenues pendant des siècles ; l'instruction y était variée, les étudiants y affluaient. Mais les livres, alors manuscrits, étaient rares et d'un prix excessif.

En dehors des écoles épiscopales, il n'y avait rien. Des conciles avaient bien recommandé aux prêtres des paroisses de recueillir les jeunes gens au presbytère, de leur donner un enseignement paternel et d'y former des lecteurs (2).

Ces recommandations avaient été rarement observées. Le déclin des études marcha rapidement dans le cours des sixième et septième siècles et à la suite de troubles, de guerres et de pillages, les ténèbres étaient universelles au commencement du huitième siècle.

Le peu de lumières qui avait survécu s'était réfugié dans les monastères :

(i) M. Léon Lebon, p. 54.

(a) M. Léon Lebon, p. yi^ 77.

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ottfre la clame pour les mornes, il y e» avait onepour des externes laïques, laqttélte était tenue par les religieux (1).

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