‹ Histoire d'AuvergneChapitre 26 sur 119 · BRANCHE DE LA FAYETTE-CHAMPÉTIÈRES · texte numérisé non relu

BRANCHE DE LA FAYETTE-CHAMPÉTIÈRES

Pons I, s' de Champétières, laissa, de Hélis, dame de Champétières. Pons IL duquel et d'Hélis Bouiller alias du Chariol vint, par plusieurs degrés, Jean Motier, I^ du nom, s' de Champétières. chevalier de l'ordre du roi, qui eut deux enfants mâles de sa première, femme, Anne de Montmorin : Charles Motier. dont le petit-fils, Jean-Gabriel Motier, ne laissa que deux filles. Jean Motier de Champétières, frère puîné de Charles Motier, eut, de Gabrielle de Murât, Charles Motier de Champétières, chevalier, baron de Vissac, qui, après avoir épousé Marie de Pons, dame du Bouchet, fut père d'Edouard Motier de La Fayette, baron de Vissac, qui a pris le nom de La Favette en vertu de la substitution faite en faveur de son père par le testament d'Armand de La Fayette, du 11 mai 1692. Il a épousé Marie-Catherine de Chavas^nac, dont il a des enfants.

La maison de la Fayette porte d'or à la bande dentelée de gueules et à la bordure de vair.

MAISON d'eSCORRAILLES (1)

Le château d'Escorrailles, près de Mauriac, a donné le nom à cette maison, l'une des plus illustres de l'Auvergne.

(11 Scorailles.

Il n'y en a point en France qui Tégalàt par l'antiquité, si elle avait, pour auteur de son origine, Basole, comte d'Auvergne, qui vivait sous le roi Glovis I. Il était de Mauriac et d'un château que l'on croit avoir été celui d'Escorrailles. Le premier que nous connaissions de cette maison est Begon I, s' d'Escorrailles, qui vivait en 1030. Il laissa Raymond, qui eut deux fils qui se croisèrent tous les deux au concile de Clermont en 109o. Leurs noms étaient Guy I, s' d'Escorrailles, et Raoul. De Guy vint, par divers degrés, Raymond III, s' d'Escorrailles et de Roussille, qui vivait en 1322. Il avait épousé Marguerite de Roussille, et il fut aïeul de Louis I, s' d'Escorrailles, chambellan du roi Charles VII. Il rendit de grands services au roi Gharles VII contre les Anglais. Il épousa, en 1399, Geneviève de La Roche Aymon. Il avait un frère, Pierre d'Escorrailles, s' de La Gibaudière, d'où descendent les seigneurs d'Escorrailles de La Gibaudière. Louis laissa Louis II, s' d'Escorrailles de Roussille. Il avait un frère nommé Marquis d'Escorrailles , qui épousa Claudine de Beauvoir. Il est tige de la branche d'Escorrailles-Glaviers. Louis II eut, de Louise de Dienne, Louis III, qui mourut sans laisser de postérité, et Marquis, s' d'Escorrailles et de Roussille, qui eut plusieurs enfants d'Hélène de Salagnac, parmi lesquels on remarque François et Louis d'Escorrailles, qui a fait la branche des seigneurs d'Escorrailles-Roussille, qui subsiste aujourd'hui en la personne de Louis-Théodoze d'Escorrailles, marquis de Roussille, brigadier des armées du roi, fds d'Annet-Joseph d'Escorrailles et de Charlotte de Tubières. François, s' d'Escorrailles, chevaher de l'ordre du roi, fds aîné de Marquis, s' d'Escorrailles, et d'Hélène de Salagnac, épousa, en 1525, Anne de Montai, de laquelle il laissa plusieurs enfants, entr'autres François et Guillaume d'Escorrailles, légitimé, qui a fait la branche d'Escorrailles-Mazerolles, d'où sont issus les seigneurs de Salern. François II, chevalier de l'ordre du roi, s' d'Escorrailles, eut de Jacqueline de Dienne François III, s"" d'Escorrailles, qui laissa de Jeanne de Saint-Charaand Jean I, s^^ d'Escorrailles, qui

acheta la moitié de la terre d'Escorrailles. Il fut marié deux fois. La l'^ en 162o, avec Madeleine Vigier ; la 2% en 1644, avec Anne Tautal, dame de Chanterelle. Jean décéda en 1690 et laissa plusieurs enfants. Il eut du premier lit Charles I, s' d'Escorrailles et de Rillac, qui laissa, de Gabrielle de Pesteils, François-Antoine d'Escorrailles, et du deuxième lit il eut François, s"" d'Escorrailles et d'Ailly.

La maison d'Escorrailles porte d'or à trois bandes d'azur. La branche d'Escorrailles-Roussille transporta l'émail et porta d'azur à trois bandes d'or. Après son alliance avec la maison de Fontanges, elle a porté ccartelé au 1 et 4 d'Escorrailles-Roussi lie, et au 2 et 3 d'azur à trois fleurs de lys d'or en chef qui est Fontanges.

MAISON d'aPCHON

Cette maison, qui tire son nom du château d'Apchon, dans la haute Auvergne, égale par son ancienneté et par ses alliance les maisons les plus illustres du royaume. Les seigneurs ont conservé le titre de premier baron de la haute Auvergne, en concurrence avec les seigneurs de Pierrefort. Le premier de cette maison qui soit venu à notre connaissance est Amblard Comtor, s' d'Apchon et d'Indiciat, qui vivait en 998. Il fut absous d'un crime, à condition qu'il donnerait sa terre d'Indiciat pour fonder un monastère, qui a été celui de Saint-Flour. Il épousa Ermingarde, dont il eut Armand Comtor, s"" d'Apchon, duquel descendit par divers degrés Bertrand Comtor, s"" d'Apchon, qui eut plusieurs enfants, Guillaume, qui continua la branche directe, Bertrand Comtor, s' de Murols et de Chambon, tige de la branche de Murols, et Ebbe Comtor, s"" d'Aubière, tige de la branche d'Apchon-Aubière. Guillaume Comtor, s"" d'Apchon , qui soumit toute sa terre à l'église de Clermont, fut père de Guillaume II, Comtor d'Apchon, qui laissa de Dauphine de Thiers, fille de Chatard de Thiers et de Brunissend de Comborn, Guillaume III, s' d'Apchon, qui eut de Mahaut Dauphine, fille de Robert III, comte de Clermont, dauphin

d'Auvergne, et de Mahaut d'Auvergne, Guy Comtor, s"" d'Apchon, qui par son mariage avec Gaillarde de La Tour, fille de Bernard, s' de La Tour, VIIP du nom, et de Béatrix de Rodez, [laissa] Guillaume Comtor, IV« du nom, ou Guillot, s' d'Apchon, déclaré capitaine souverain d'Auvergne, après la bataille de Poitiers. Le dauphin Charles, régent du royaume, en reconnaissance des services qu'il avait rendus à FÉtat, lui communiqua les fleurs de lys de France, qui ont depuis fait l'ornement de sa maison. Il fut père de Louis Comtor, s' d'Apchon, qui laissa de Smaragde d'Estaing deux fils et une fille. Guillaume, s'' d'Apchon, qui mourut en 1415 à la bataille d'Azincourt, sans avoir pris d'alliance. Jean Comtor d'Apchon, son frère, n'eut d'Antoinette de Tourzel qu'une fille, Annette Comtor, dame d'Apchon, qui ne laissa de son second mari, Jean de La Chassagne, s' de La Molière, qu'une fille, Jeanne de La Chassagne, qui, n'ayant point d'enfants de son mariacre avec Aimé Artaud de Saint-Germain , s' de Montrond, la terre d'Apchon passa à la sœur de Guillaume IV et de Jean; son nom était Louise, dame d'Apchon. Elle fut mariée à Artaud de Saint-Germain, P' du nom, s"" de Saint- Germain et de Rochetaillé. Elle devint dame d'Apchon par le testament de son père, Louis d'Apchon, par lequel il donnait à Guillaume et à Jean d'Apchon, ses fils, la terre d'Apchon, et substituait, s'ils venaient à mourir sans enfants, Louis de Saint-Germain, second fils de sa fille, Louise d'Apchon, et d'Artaud de Saint-Germain, à condition qu'il porterait le nom et les armes d'Apchon, pleines et pures perpétuellement, avec le timbre et le cri de sa maison et de se nommer premièrement Louis, s' comte d'Apchon.

La maison d'Apchon, selon un ancien factum de fan 1459, a porté bandé d'argent et de gneulcs de six pièces an chef d'argent chargé d'une rose de gueules boutonnée d'or. Depuis le roi Jean elle a porté d'or à six fleurs de lys d'azur 4 (sic), 2 et 1, ou plutôt d'or semé de fleurs de lys d'azur, parce que le titre porte que c'est à rebours d'ancienne France. Cette maison avait pour cri : Haut et clair.

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