‹ Histoire d'AuvergneChapitre 33 sur 119 · MAISON DE ROBERT-LIGNERAC · texte numérisé non relu

MAISON DE ROBERT-LIGNERAC

C'est une maison des plus illustres de la province. On connaît un Aymeric Robert, s"" de Montignac, qui vivait en 1230, qui fut aïeul de Pierre Robert, qui laissa, de Guillemetle Gaufredi, Géraud Robert, qui mit la terre de Pleaux dans sa maison par son mariage avec Sybille, dame de Pleaux. De ce Géraud Robert vint, par plusieurs degrés, François Robert, s' de Lignerac, qui eut, de Françoise d'Escars, Charles Robert, qui laissa, de Gasparde Hérail de La Roue, François Robert, s' de Lignerac, chevalier de l'ordre du roi, qui eut, de son premier mariage avec Marie d'Escorrailles, Gilbert Robert, s'' de Lignerac, marié avec Jeanne de La Chastre, fille de Claude de LaChastre, maréchal de France ; et du second, avec Catherine de Hautefort, il eut Edme Robert, chevalier de l'ordre du roi, qui épousa Jeanne- Gabrielle de Lévis, duquel descend en ligne directe Joseph Robert, s'" de Lignerac et de Pleaux, brigadier des armées du roi et lieutenant du roi dans la haute Auvergne.

La maison de Robert-Lignerac porte d'azur à trois pals de gueides.

MAISON DE CIIAZERON

Le château de Chazeron, près de Riom, a donné le nom à la maison de Chazeron, une des meilleures d'Auvergne par son ancienneté et par ses alliances avec les plus grands seigneurs de France. Oudin de Chazeron vivait du temps de saint Louis, en 1260. De lui descendit, par quelques degrés, Oudart, s' de Chazeron, qui mit dans sa maison les terres de Vollore et de Montguerlhe par son mariage avec Marguerite de Rellefaye ou de Vollore, nièce du cardinal de Resse, lequel était neveu du pape Clément VI et cousin germain de Gré-

goire XI. Il fut aïeul de Jacques P% s' de Chazeron, de Vollore et de Montguerlhe, qui épousa Anne d'Amboise, fille de Pierre d'Amboise, seigneur de Ghaumont, et d'Anne de Beuil, sœur de Jean de Beuil, amiral de France. Il en eut François II, s' de Chazeron, etc., qui épousa, en 1523, Antoinette d'Urfé, dont il eut Gabriel et Antoine de Chazeron, qui firent deux branches. Gabriel, s' de Chazeron et de Vollore, n'eut que deux filles de Gilberte de Marconnay, dame de Montaret : Claude de Chazeron, dame de Vollore, qu'elle apporta en 1563 dans la maison de Montmorin par son mariage avec Gaspard de Montmorin, IP du nom, s' de Saint-Hérem ; et Catherine de Chazeron, femme de Jérôme d'Arconnas, duquel elle n'eut point d'enfants. Antoine, frère de Gabriel, fut seigneur de Chazeron. Son frère lui fit une donation d'une grande partie de ses biens en 1568. Il laissa de Claude Le Maréchal, fille de Jean Le Maréchal, s' de Fourchaut, et d'Anne d'Albon, Gilbert I*"", s' de Chazeron, sénéchal et gouverneur du Lyonnais, chevalier des ordres du roi, qui eut de Gabrielle de Saint- Nectaire Gabriel II, s' de Chazeron, qui n'eut point d'enfants de Marie-Gabrielle de La Guiche de Saint-Géran , fille de Jean-François de La Guiche de Saint-Géran, maréchal de France. Sa sœur Claude devint dame de Chazeron, qui fut mariée deux fois : la première avec Antoine de Cordebœuf , s' de Beauverger , duquel elle n'eut point d'enfants ; la deuxième avec Gilbert de Monestay, s' de Forges.

MAISON DE MONESTAY-CHAZERON

Cette maison est considérable en Auvergne ; elle a eu des hommes distingués dans la guerre. Les seigneurs qui vivent aujourd'hui descendent de Gilbert de Monestay, s' de Forges, qui de Jeanne de La Roue laissa Gilbert II de Monestay, s' de Forges, qui épousa Louise de Rochofort, dame de Chars, fille de François de Rochefort, s' de Chars, et de Jeanne de Courtenay ; il en eut Gilbert de Monestay III, s' de Forges, et Gaspard de Monestay, s' de Graveron. Gilbert, l'aîné des deux frères, prit alliance avec Claude de Chazeron, dont il eut

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François de Monestay, marquis de Chazeron, baron de Chars, lieutenant-aenéral des armées du roi et chevalier de ses ordres, qui, d'Anne de Murât, a laissé François-Amable de Monestay, marquis de Chazeron, lieutenant des gardes du corps, marié en 1693 avec [ ] Barentin.

La maison de Chazeron portait d'argent au chef emmanché d'azur de trois pièces.

Celle de Monestay porte d'argent au lion de gueules et deux jumelles d'or brochant stir le tout.

MAISON DE LÉOTOING

C'est une ancienne maison et des plus illustres, étant, à ce qu'on croit, une branche de celle de Mercœur. Elle a pris son nom du château de Léotoing, qui est un ancien membre de la baronnie de Mercœur, qui l'est aujourd'hui du dauphiné d'Auvergne. Le premier que nous connaissons de cette maison est Pierre de Léotoing, s' de Montgon, fils, à ce qu'on croit, de Beraud de Mercœur, s' de Léotoing et de Montgon et d'Aix, lequel était fils de Beraud VII, s"" de Mercœur. De ce Pierre descendit, par quelques degrés, Beraud de Léotoing, qui eut d'Isabelle d'Isserpens Louis de Léotoing, s"" de Montgon, qui fut fait chevalier devant Bayonne, en 1451, par le comte de Dunois. Il fut père de Bobert de Léotoing, s' de Montgon, qui épousa, en 1469, Marguerite de Langeac dont il eut François de Léotoing, qui n'eut pas d'enfants de Jeanne de Montmorin, et Jean de Léotoing, s'' de Montgon, qui laissa de Françoise de Montmorin Jacques de Léotoing, qui mourut sans postérité, et Louise de Léotoing, dame de Montgon, qui fut mariée, en 1541, avec Bénigne de Cordebeuf, s"" de Beauverfifer.

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