MAISON DE LA ROUE
La Roue est une terre au delà d'Ambert dont l'ancienne maison de La Roue a pris le nom. On croit que les seigneurs de La Roue sont de la maison de Montboissier. Armand- Maurice de Montboissier, fils puîné d'Eustache de Montboissier, s' de Roche-Savine et de La Roue, vivait en 1200. Il laissa Pierre-Maurice de Montboissier, s' de La Roue et de Roche-Savine, qui épousa Gaillarde de La Tour, fille de Bernard de La Tour, VIP du nom, et d'Yoland, de laquelle il eut Pierre II, s' de La Roue, qui laissa de Dauphiné,, vicomtesse de Lavieu, dame de Saint-Bonnet-le-Château, Armand II, s' de La Roue, qui fut père de Sibille, dame de La Roue, qui apporta cette terre en dot à Gilbert, s"" de Solignac en Velay, à condition que le fils puîné qui sortirait de leur mariage porterait le nom et les armes de La Roue. Elle vivait en 1300. D'elle et de Gilbert vinrent Gilbert II, s'" de Solignac, qui continua la branche directe de Solignac, et Bertrand, s' de La Roue, qui exécuta la condition insérée au contrat de mariage de sa mère, en prenant le nom et les armes de La Roue. Il eut de sa seconde femme, Maragde de Châteauneuf, Armand III, s' de La Roue.
La Roue portait fascé d'or et d'azur de six pièces.
MAISON DE FLAGEAC
L'ancienne maison de Flageac, qui a pris son nom de Flageac, qui est sur la petite rivière de Senoire, rapporte son origine à Gilles de Flageac, qui vivait en 1233. II négocia l'accommodement du roi saint Louis et de Raymond, comte de Toulouse, avec Humbert de Beaujeu, connétable de France, et Hugues de La Tour, évêque de Clcrmont. De lui descendit,
par quelques degrés, Armand 1er, s'' de Flageac, qui fut père de Pierre, s' de Flageac, qui le fut aussi de Louis, s' de Flageac, qui épousa, en 1482, Anne de Montmorin , de laquelle il eut Bernard, s' de Flageac, qui fut père de Pierre II, baron de Flageac, s' de Saint-Romain, qui prit alliance, en 1586, avec Marguerite de Rostaing, fille de Tristan de Rostaing et de Françoise Robertet, veuve de Pierre de Lévis, baron de Cousan, et de Gilbert des Serpents, s' de Gondras. Elle mourut en 1612 dans la ville du Puy, et gît à Flageac. De ce mariage vinrent deux filles : Marguerite de Flageac, mariée en premières noces avec Christophe, comte d'Apcher, et en secondes noces avec Emmanuel de Grussol , duc d'Uzès ; et Louise, dame de Flageac, qui mit cette terre dans la maison d'Alègre par son mariage avec Christophe II, marquis d'Alègre. La maison de Flageac portait de sable à la tour crénelée d'argent.