BRANCHE DE PESTEILS-FONTANGES
Nicolas de Pesteils, frère de Jean-Claude de Pesteils, substitua ses enfants et ses descendants à sa portion de Fontanges et à ses autres biens, à la charge, si c'étaient des filles, que les mâles qui en sortiraient porteraient le nom et les armes de Fontanges. Il fut père de Petre-Jean, coseigneur de Fontanges, et d'Annet de Fontanges, s' de Velzic. Petre-Jean fut marié avec Jeanne de La Roue, dont il n'eut qu'une fille, Guillemine de Fontanges, mariée, en 1616, à Louis d'Escorrailles, s' de Roussille, de Cropières et de Fontanges, fils de Rigaud d'Escorrailles, s' de Roussille, et d'Anne d'Aubusson, d'oii descend Louis-Théodose d'Escorrailles, marquis de Roussille. Annetde Fontanges, s" de Velzic, épousa, en 1597, Françoise d'Escorrailles, fille de Guillaume d'Escorrailles, s' de Mazeroles, et de Marie de Salern.
La maison de Pesteils porte d'argent à la bande de gueides accompagnée de six sautoirs de même.
Tubières-Quélus porte écartelé au 1 et 4 de Pesteils, au 2 et 3 dor à trois chevrons de sable 2 et 1 qui est Lévis, et sur le tout de gueules.
MAISON DE MONTCLAR
La baronnie de Montclar, dans la haute Auvergne, a donné son nom à l'ancienne maison de Montclar. Astorg est un des premiers seigneurs que nous connaissions de cette maison. 11 vivait en 1109. Il fut trisaïeul de Rigal II, s' de Montclar, et de Morinot de Montclar, tiee de la branche de Montclar-xMontbrun. Rigal II fut père d'Ebles II, s' de Montclar, qui épousa Galiarde, dame de Chambres, et par là le fief de Chambres passa dans la maison de Montclar. Il fut père d'Aymeric, s' de Montclar et de Chambres, qui vivait en 1340, et qui ne laissa qu'une fille, Marguerite, ou selon quelques-uns, Galiarde, dame de Montclar et de Chambres, qui épousa Guillaume de Noailles, fils d'Hélie, s"" de Noailles, et de Douce d'Astorg. Ainsi cette branche aînée de Montclar fondit dans la maison de Noailles et dans celle de Barmont ; Marguerite avait été mariée en premières noces avec M. de Barmont, dont elle avait eu un fils, Guillaume de Barmont.
La maison de Montclar portait d'azur au chef d'or, et celle de Noailles de gueules à la bande d'or.
MAISON DE BREZONS
L'ancien château de Brezons, dans la haute Auvergne, a communiqué son nom à la maison de Brezons, une des plus illustres et des plus anciennes de la province. Nous connaissons Amblard de Brezons dès l'année 1000. Ce fut lui qui fonda le monastère de Saint-Flour. De lui descendit par plusieurs degrés Guillaume I, s' de Brezons, qui eut de Smaragde d'Estaing Guillaume II, s"" de Brezons, duquel vint par plusieurs degrés Bonnet, s"" de Brezons, qui laissa, d'Alix de Langeac, fille de Tristan de Langeac et d'Anne d'Alègre, Tristan, s' de Brezons, qui vivait en 1530. Il épousa Hélène
de Joyeuse, fille de Charles de Joyeuse el Françoise de Meouillon, dont il eut Charles, s' de J3rezons, chevalier de Tordre du roi, qui fut père de François, s' de Brezons, qui fut marié deux fois: la première, avec Pernelle de La Rochefoucauld, fille de François de La Rochefoucauld, s"" de Ravel, et d'Eléonore de Vienne ; la seconde, avec Marie Berthon- Grillon. Ce seigneur mourut sans enfants en 1620 et institua héritière sa seconde femme, qui donna les biens de la maison de Brezons à Charles, comte de Brancas, fils de Georges de Brancas, duc de Villars, et de Julienne-Hippolyte d'Estrées, qui fit une donation de la terre de Brezons à Françoise de Brancas, qui épousa, en 1667, Alphonse-Henri-Charles de Lorraine, prince d'ÏIarcourt.
La maison de Brezons portait de gueules au lion losange d'argent et d'azur armé et lampassé de sable.
MAISON DE BREZONS-NEYREBROUSSE
Cette branche de la maison de Brezons a eu des hommes distingués par la valeur. Antoine de Brezons, s"" de Neyrebrousse, capitaine des francs-archers de la haute et basse Auvergne et du Rouergue, vivait en 1490. Il fut tué en 15... Il laissa Bonnet de Brezons, s'" de Neyrebrousse, qui mourut sur la brèche de Saint-Quentin en 1557. Il avait eu de Madeleine du Bue Louis de Brezons et Tristan de Brezons, s"" de La Roque, qui est tige de la branche de Brezons de La Roque- Paulhac, qui a fini par la mort de Claude de Brezons, s' de La Roque-Paulhac, qui, n'ayant point d'enfants de Charlotte de Clermont de Lodève, fille de Gabriel -Aldonce de Casteînau, comte de Clermont de Lodève, et de Louise du Prat, a fait son héritier le marquis de Miremont-Pesteils, son neveu. Louis de Brezons, s' de Neyrebrousse, l'aîné de Tristan de Brezons, laissa de Gilberte Cordebeuf-Montgon Sébastien de Brezons, qui fut marié deux fois : la première, en 1598, avec Marie Pouget, la seconde, avec Anne-Claude du Prat, dame de Gondole. Il eut du premier lit une fille, et du second,
Annet-Charles de Brezons, s' de Neyrebrousse, qui épousa, en 1623, Louise du Treuil, dame de Chauvel et de Lubière.