MAISON DE SAINT-FLORET
Cette maison a tiré son nom du lieu de Saint-Floret, qui est au commencement du vallon de Saint-Girgues ou d'Issoire. Elle est ancienne et a fait de grandes alliances. René de Saint-Floret est celui qui fit échange de Saint-Cirgues avec Dauphin, comte de Clermont, dauphin d'Auvergne, qui lui donna Saint-Floret, en 1225. Il fut père de Robert, s"" de Saint-Floret ; il épousa Alix de Montaigu-sur-Ghampeix. Il eut pour fils Alton I, s' de Saint-Floret, qui vivait en 1320; ses successeurs ont pris de lui le surnom d'Alton. Il fut père de Pierre Alton, s' de Saint-Floret, qui laissa d'Alix de Ghaslus, Alton Jean, s' de Saint-Floret, qui eut d'Antoinette de Chazeron, Louis-Jean, s' de Bellenave et de Saint-Floret, auquel Charles VII fit épouser Magdeleine d'Anjou, fille naturelle de Jean d'Anjou-Naples, marquise de Pont-à-Mousson, à laquelle il donna la ville de Montferrand pour sa dot. De leur mariage vint Louis-Jean II, s"" de Bellenave et de Saint- Floret, qui fut père de Louis- Jean III, s"" de Bellenave et de Saint-Floret, qui eut de Magdeleine de Brojoland, plusieurs
enfants mâles qui moururent sans postérité et deux filles : Charlotte de Bellenave qui épousa, en lo94, Blain Le Loup, s' de Monfan ; et Louise de Bellenave, dame de Saint-Floret, qui fut mariée avec René Le Loup, s' de Digoine, frère du mari de sa sœur ; de ce mariage il ne vint qu'une fille, Françoise Le Loup de Bellenave, dame de Saint-Floret, qui prit alliance avec Pierre de Loriol, s'" de Geslan, qui prit le surnom et les armes de Bellenave.
Saint-Floret portait de gueules au lion d'or ou d'azur.
MAISON d'eSCOT-CORNON
Cette maison est très ancienne, puisqu'on trouve des seigneurs de Cornon-Escot dès le xii^ siècle. Le premier que nous connaissions de cette maison est Guillaume I, s' de Cornon et de Gondole, qui se trouva impliqué dans la guerre de Guy II, comte d'Auvergne, et de Robert d'Auvergne, évèque de Clermont, son frère. Il vivait en 1199, et fut père de Raoul Escot I, s' de Cornon et de Gondole. II eut de grands démêlés, en 1208, avec Robert, évèque de Clermont. De lui sortit Guillaume Escot II, s' de Cornon et de Gondole, de Pérignat, d'Aussendre (1) et de Saint-Georges. Il fut père de Raoul Escot II, s' de Cornon et de Gondole, qui épousa Alix de Montgascon, fille de Robert de Montgascon et de Béatrix de Beaujeu. Il se trouva comme parent, en 1279, au contrat de mariage de Robert IV, comte d'Auvergne, et de Béatrix de Montgascon. Il eut de sa femme, Déodat Escot et Châtel Escot. Déodat continua la branche directe et fut père de Raoul Escot III, s' de Cornon, qui mourut en 1330, après avoir eu de son mariage, Agnès, dame de Cornon, qui apporta en dot cette terre à Bertrand de La Vieu, s'" de Fougeroles.
BRANCHE d'eSCOT-GONDOLE
Chastel de Cornon, damoiseau, s"" de Gondole, en 1287. Il rendit la foi et l'hommage à Aymard de Gros, évèque de
(1) Le Cendre.
Clermont, pour la terre de Gondole et ses dépendances. Il ne laissa qu'une fille, Béatrix Escot, dame de Gondole, qui fut mariée avec Bertrand de Murols, s' de Gommolet. Elle en était veuve en 1333. Elle avait eu Ghastel de Murols, s' de Gommolet et de Gondole.
Gornon-Escot portait d'azur à la croix ancrée d'or.
MAISON DE MONTROGNON
Montrognon est un ancien château auprès de Gergovia, qui a donné son nom à l'ancienne maison du même nom dont nous connaissons, dès Tannée 1229, un Guillaume, s' de Montrognon, qui fut pleige (1) du dauphin, comte de Glermont, envers le roi saint Louis, et Robert de Montrognon, chevalier des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, grand prieur d'Auvergne, qui mourut en 1276 (2).; Gette maison ancienne s'est maintenue et subsiste encore par les branches de Montrognon-Dumas, de Montrognon-Gropte et de Montrognon-La Grolière.
Jean de Montrognon, s' d'Opme, laissa de Gatherine de Salvert, qui était veuve, en 1336, Hugues de Montrognon, s' d'Opme et de Salvert, qui fut père de Jean de Montrognon, s'' de Gropte, d'Opme et de Salvert, qui vivait en 1459. Il laissa de Randonne, Louis de Montrognon, tige de la branche de Montrognon-Salvert, et Hugues de Montrognon, s' du Mas et de Gropte, tige de la branche de Montrognon-Gropte, de Montrognon du Mas et de Montrognon-La Groslière. Louis de Montrognon, s' de Salvert et de Ghars, épousa N. du Puy, fille de Geoffroy, s' du Puy, et de Jacqueline de Pierre- Buffière; sa succession a passé depuis dans la maison de Rochefort.
Hugues de Montrognon, s''du Mas et de Gropte, frère puîné de Louis de Montroernon, eut un autre frère nommé Michel.
(1) Caution, répondant. [2] Voir la note page 268.
Ils épousèrent les deux sœurs, Louise et Marguerite du Mez. Hugues laissa de Louise, Antoine de Montrognon, s' du Mas et de Gropte, qui fut marié, en 1479, avec Catherine de Malleret, dont il eut Aubert de Montrognon, s' du Mas et de Gropte, qui épousa en lo37, Jeanne de Beaufort, dont il eut trois fils. Le premier fut Jean de Montrognon, s' du Mas, qui prit alliance, en 1571, avec Françoise de Laval, de laquelle il laissa Jean de Montrognon, s"" du Mas, et Pierre de Montrognon, s' de La Groslière. Jean a continué labranche de Montrognon du Mas, par Jean de Montrognon II, s' du Mas, qui épousa, en 1614, Jeanne de Saint-Julien ; et Pierre, tige de la branche de Montrognon-La Groslière, fut père de Marin de Montrognon , s' de La Groslière , mari de Jeanne Dogny. Le second fils d'Aubert de Montrognon et de Jeanne de Beaufort, fut Joseph de Montrognon, s' de Gropte, tige de la maison de Montrognon-Gropte. Il fut père d'Anne t de Montrognon, s' de Gropte, qui le fut de Glaude de Montrognon, s' de Gropte, mari de Marthe Houssel d'Alagnat.
Le troisième fils d'Aubert de Montrognon et de Jeanne de Beaufort, fut Joseph de Montrognon, chevalier de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
La maison de Montrognon porte d'azur à la croix ancrée d'argent.
MAISOiN DE BOURG
Gette maison a possédé la seigneurie de Villars, près de Glermont. Henri Bourg, chevalier, était s' de Villars et de La Roche-Donesac. Le roi confisqua sa terre de La Roche parce qu'il avait coupé le nez et les oreilles à un sergent. De lu^ sortit Pierre Bourg, s' de Villars, qui vivait en 1528. Il laissa de Marguerite de Seneret, François Bourg, s' de La Roche. François P' lui permit de rentrer dans sa terre en remboursant celui qui l'avait achetée, parce qu'il s'était distingué à la bataille de Gérisoles. Il laissa de Radegonde de Dorio, Jean Bourg II, et Nicolas Bourg, curé de Gebazat, poète auvergnat.
Jean Bourg eut de Françoise de La Guesle, tille de Robert de La Guesle, s"" de Belleville, et de Claude Beaubois, Jean Bourg III, qui épousa, en 1602, Anne de Larmière, de laquelle il ne laissa que des filles.
La maison du Bourg-Villars portait de gueules à un double V d'or.
MAISON DE VEINY-d'aRBOUSE
Gilbert de Veiny, s' d'Arbouse et de Mirbel, vivait en 1!j20. Il laissa Michel de Veiny et Françoise de Veiny, qui épousa le chancelier du Prat. Michel de Veiny d'Arbouse, chancelier et garde des sceaux du duché d'Auvergne, trésorier de France et général des finances en la généralité d'Auvergne, eut de Péronnelle de Marillac, fille de Gilbert de Marillac, baron de Parsac, et de Péronnelle Filliol, Gilbert de Veiny d'Arbouse et Jacques de Veiny d'x\rbouse , abbé de Cluny. Gilbert de Veiny d'Arbouse , s' d'Arbouse et de Villemont , II" de nom, fut marié avec Jeanne de Pinac , de laquelle il eut Gilbert de Veiny et Marguerite de Veiny d'Arbouse , abbesse du Val-de-Grâce , si célèbre par sa prudence et sa piété. Gilbert de Veiny d'Arbouse, s' de Villemont III , laissa de Magdeleine de Bayard , Gilbert de Veiny d'Arbouse et un autre Gilbert de Veiny d'Arbouse, évêque de Clermont. Gilbert de Veiny d'Arbouse, s' de Villemont, fut marié deux fois. La première, avec Charlotte de Sédières ; la deuxième, avec Françoise de Belvezet- Jonchères, de laquelle il eut un grand nombre d'enfants.