MAISON DE JUGEALS DU PEYRAT
Cette maison, qui est dans l'élection d'Aurillac, est ancienne. Pierre du Peyrat P^, qui est le premier que nous connaissions, vivait en 1340. Il épousa, en 1365, Delphine de Callarier, dont il eut Etienne du Peyrat, qui fut père par Antoinette de Pleaux, fille de Reynaud de Pleaux, de Pierre de Jugeais du Peyrat II, marié, en 1447, à Marthe de La Gorse, de laquelle il laissa Antoine de Jugeais du Peyrat I", qui fut allié, en 1463, avec Catherine de Clermont-Touchebeuf. De leur mariage, vint Antoine de Jugeais du Peyrat II, marié, en 1496, avec Catherine Fauschères de Sainte-Fortunade, fille de Gabriel Fauschères, s"" de Sainte-Fortunade, dont il eut Raymond de Jugeais du Peyrat P', qui se maria, en 1542, avec Anne de Reillac, fille de Louis de Reillac et d'Hélène de Clavier. Il fut père de Jean de Jugeais du Peyrat, un des cent gentilshommes de la maison du roi. Il épousa, en 1580, Louise de Saint-Aulaire, fille de François de Saint-Aulaire. Il eut d'elle Mercure déjugeais, qui fut marié, en 1612, avec Louise
de Prallat, dame de La Bountal. Il laissa d'elle Henry de Jugeais, s' du Peyrat et de La Bountat, qui s'unit par le mariage, en 1659, avec Jeanne de Saillans, fille de Raymond de Saillans, dont il eut Raymond de Jugeais.
Cette maison porte cUazur à une fasce d'or et trois étoiles d'argent, deux en chef et une en poiyite.
MAISON DE CRESPAT
Cette maison doit sa noblesse à Géraud Crespat, s' de Durtol, qui s'attira l'estime du roi Charles VII, qui lui donna des lettres de noblesse en 1435, et la confiance de Bertrand de La Tour, VHP du nom, comte d'Auvergne et de Boulogne. De lui vint, par quelques degrés, Claude Crespat, s' de Durlol, qui fut marié deux fois. La première avec Jeanne de Veyni, et la deuxième avec Françoise Cistel. Il eut de sa première femme François Crespat, s"" de Durtol, qui fut aïeul de Giraud Crespat, V^ du nom, s*" de Ludesse, qui laissa de Suzanne Pellissier, fille de Mathieu Pellissier, écuyer, s"" de Féligonde...
MAISON DE RIBEYRE
Cette maison est aujourd'hui une des plus distinguées de cette province. Elle a donné des hommes qui se sont acquis une grande réputation dans la robe et dans l'épée. On trouve un Guillaume Ribeyre, qui était de l'église cathédrale de Clermont, dans un ancien registre appelé communément la Ca- 7ione, compilé, en 1291, sous Philippe le Bel. Le premier de cette maison que l'on pourrait croire en être certainement est Antoine Ribeyre qui vivait en 1441 , qui était marié avec Anne Mercier. Il est sans doute aïeul de Guillaume Ribeyre qui laissa de Perrette Enjobert Antoine Ribeyre, s' de Croelle et d'Opme, qui eut de Michelle Chambon Paul de Ribeyre qui fit la branche aînée, Antoine Ribeyre, tige de la branche de Ribeyre-Opme, et Jean Ribeyre, s' de Fontenilles, de Lezoux, de Ligonne et de Seychalle, et intendant d'armée, qui
est mort sans avoir pris d'alliance. Paul Ribeyre, Taîné des fils d'Antoine, premier président de la cour des Aides de Glermont, eut de Jeanne du Bois François de Ribeyre qui a continué la branche directe, Antoine Ribeyre, maréchal des camps et armées du roi et gouverneur de Tournai, qui est mort sans avoir été marié, Paul Ribeyre, s"" de Nébouzat, trésorier de France, qui a été marié deux fois et a laissé des enfants des deux lits, et est tige de la seule branche oii il y ait des enfants mâles. François Ribeyre, s' de Fontenilles, de Lezoux et de Saint-Sandoux, premier président à la cour des Aides de Glermont, a épousé Madeleine de BéruUe, petite nièce du cardinal de Bérulle, de laquelle il a eu Marguerite Ribeyre, mariée avec Louis-Théodose d'Escorailles, marquis de Roussille, de l'ancienne maison de ce nom, et Amable Ribeyre qui a épousé François de Ghazerat, s' de Ligonne, conseiller à la cour des Aides de Glermont.
BRANCHE DE RIBEYRE-OPME
Antoine Ribeyre, le second fils d'Antoine Ribeyre et de Michelle Ghambon, fut conseiller d'Etat par brevet et lieutenant général en la sénéchaussée de Glermont. Il laissa de Marguerite Fayet Antoine Ribeyre, s' d'Opme, conseiller au parlement de Paris, lieutenant civil au Ghâtelet, maître des requêtes, intendant de justice à Limoges et à Tours et conseiller d'État ordinaire. Il avait épousé Gatherine Potier, fille du premier président au parlement de Paris et de Gatherine Gallard. Il n'a laissé que deux filles mariées dans les maisons de Barentin et de La Bourdonnaye.
La maison de Ribeyre porte d'azur à la fasce ondée d'argent et accompagnée de trois canes, deux en chef et une en pointe.