NICE
C'est une femme au teint et au corsage du midi , non-^ chalamment assise sur la proue d'un navire ; sa tête est couronnée de fleurs et de fruits ; sa main gauche s'appuie sur récusson de ses armes portant à' Argent à t aigle de sable, essorée sur une montagne.
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Ces quatre figures allégoriques, quoique dans des poses différenies, sont cependant ajustées d'une manière assez symétrique pour pouvoir être considérées comme des ornemens d'architecture.
En chargeant de ce inonument M. Marochetti, établi en France^ le Roi a donné une nouvelle preuve de la protection qu'il accorde aux beaux arts, et de sa bienveillance paternelle qui s'étend sur tous ses sujets, même résidant à l'étranger. S. M. a voulu, la première, encourager un talent précoce et lui donner un moyen de se faire connattre. C'est ce que, dans sa reconnaissance, exprime cet artiste dans une lettre que nous avons lue dans les journaux, et où il dit :
« Le marché fait entre S. M. et moi est équitable et gé- « néreux de la part du Roi. Je n'avais rien fait alors pour « mériter d'être chargé d'un monument de cette impor- « tance, et S. M. courait le risque de dépenser inutilement « une somme très considérable en me fournissant l'occasion « si rare et si précieuse de me faire connaître par un grand « travail. J'ai toujours senti et je sentirai toujours tout le « prix de la confiance que le Roi a daigné m'accorder ; « et aujourd'hui plus que jamais je sens le besoin de mani- « fester ma reconnaissance pour le service immense qui « m'a été rendu. »
Signé Ma&ochetti.
M. Marochetti se platt à dire les bontés du roi et des princes de Savoie à son égard lui. Nous lui avons entendu raconter , entre autres à Vaux, cette anecdote en présence du sa-
vant abbé Cottret, évéque de Beaavais : « Je faisais le buste de S. Â. R. le duc de Savoie, qui posait; mon ébauchoir s*échappe de mes mains et tombe au loin. Le jeune prince s'empresse, court le chercher et me le rend avec beaucoup de grâce ; je lui fais mes excuses. X ai fait cequeje devais, M. Marochetti; François /*" ramas sait bien les pinceau» de Léonard de Fïnci. •