‹ Histoire d'Israel (volume 2)Chapitre 124 sur 244 · CALENDRIER. — SYSTÈME MÉTRIQUE · texte numérisé non relu

CALENDRIER. — SYSTÈME MÉTRIQUE

En dehors d’Iahvé, la loi hébraïque avait subi des influences bienfaisantes. Il était tombé sur elle quelques chauds et doux rayons de l'Egypte et de l’Assyrie; à chaque instant on y sent comme une infiltration de ce beau chapitre cxxv du Livre des morts, où, se justifiant devant Osiris, l’âme, après avoir affirmé qu’elle a rempli les grands préceptes de charité, ose ajouter : « Je n’ai pas fait verser de larmes. »

Calendrier mosaïque.— Le jour, en Israël, allait du soir au soir. Les rabbins cherchèrent à quelle heure précise le jour commençait et se terminait le jour précédent. Quand, le vendredi, apparaît la première étoile, on peut encore travailler, ce n’est pas le Schabbath; à la seconde étoile, il y a doute; mais si l’on ne garde pas le repos à l’apparition de la troisième étoile, on a réellement violé le Schabbath {. Sept jours formaient la semaine; les Hébreux ne leur donnaient pas de nom particulier, mais les appelaient le premier, le deuxième jour. La durée d’une lune, vingt-neuf ou trente jours, composait le mois. Avant la captivité de Babilou, les mois en Israël, si l’on excepte le premier, qui s'appelait abib (épi), n'avaient pas plus de nom particulier que les jours. Quand, à la fin des douze mois, le blé n'était pas assez mûr pour que la faucille le tranchât, et que le printemps n'était pas encore venu, on intercalait un mois qui permettait à celui d’abib de concorder avec la moisson. Plus tard, le contact d’Israël avec les autres peuples lui fera introduire, dans ses mesures du temps, des modifications ; mais ‘ja période des Juges ne connaîtra que la simplicité du calendrier mosaïque,

SYSTÈME MÉTRIQUE DES HÉBREUX. — Mesures linéaires. — La coudée était l’unité ‘de mesure linéaire chez les Hébreux, Venue d'Egypte, elle porte le même nom en Israël que dans la vallée du Nil : mah ou

1. Talmud de Jérusalem, traité des Berakoth, chap. 1, r, Guémara, Voir la traduction du Talmud de M. Moïse Schwab.

C1 amah. Représente-t-elle dans les deux pays la même valeur ? Autant qu’on le peut entrevoir, Israël à dû connaître quatre sortes de coudées :

La coudée sacrée, dont la dimension semble la même que celle de la coudée assyrienne, c’est-à-dire correspondant à o",548$ 1;

La coudée des maçons, représentant, comme la coudée royale égyptiennne et la coudée babylonienne, 0,525 ;

La coudée vulgaire ou légale de 0,655, encore connue aujourd’hui en Egypte;

La coudée virile ou des vases ?, semblable à la coudée olympique, c’est-à-dire de 0,462 96.

Poids. — L'unité de poids, en Israël, était le sicle, qui pesait 14$",16. Ses multiples étaient : la mine, équivalant à 6o sicles ou 8498" ,60 ; lekikkar, qui comprenait $o mines ou 3,000 sicles, c’est-a-dire pesait 421,480, — Voici quelles étaient les subdivisions du sicle: le beka ou 1/2 sicle, de 75",08; le reba ou 1/4 de sicle, de 381,54; le guérah ou 20° de sicle, de oër,708 3. Aux temps antiques, la kessita paraît avoir été un multiple du sicle.

À ce système, seul connu à l’origine, un autre fut substitué plus tard. Les Hébreux, à l'exemple des Grecs et des peuples d'Asie Mineure, adoptèrent la classification suivante : le sicle, ayant toujours la valeur de 148,16, eut pour multiples : la mine, de 354 grammes; le talent, de 21Kil,240. On appelle la mine et le talent de ce système la mine et le talent vulgaires, par opposition à la mine et au talent sacrés du système primitif. Les subdivisions du sicle étaient: la drachme ou zuza,égalant 1/4 de sicle ou 38",54 ;

1. Vasquez Queipo, Essai sur les systèmes métriques de Pantiquité, t. 1, p, 70-144. — Oppert, L'Étalon des mesures assyriennes.

2 Deut;frir, e.

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