‹ Histoire d'Israel (volume 2)Chapitre 75 sur 244 · Nombres, x · texte numérisé non relu

Nombres, x

quitél. Djebal (Byblos) leur fournit une écorce sur laquelle ils purent facilement écrire (des là le nom de Bible, qui désigne le livre dans l’antiquité grecque).

Ainsi, sans avoir fait la civilisation, et, par son génie créateur, bien inférieure à l'Egypte et à l’Assyrie, l’étroite bande de terre comprise entre le Liban et la mer a été peut-être le point le plus important du monde ancien. Grâce à leur alphabet et à leur commerce, les Phéniciens ont fait circuler partout les idées de l'Egypte et de l’Assyrie.

Ils sortirent de la bande de terre, voisine de la Méditerranée, pour se répandre dans tout le pays auquel ils donnèrent le nom de Kenaan. Là où il y avait des vallées fertiles, des ouads, des hauteurs fortes, on les trouve établis lors de l'arrivée des Israélites. Jusque dans la vallée profonde deSedôm, qui était « comme un jardin de Dieu », on les aperçoit de bonne heure. En se répandant ainsi, ils se divisèrent en un grand nombre de petites tribus qui, pour des raisons inconnues, prirent différents noms?,

Six d’entre elles furent considérables, Les Émorites ou Amorrhites, au delà de l’Iardèn et au sud, étaient renommés pour leur force: « Ils étaient hauts comme les cèdres et forts comme les chênes. » (Amos, 11, 9.) — Dans l'intérieur du pays habitaient les Hithites, ou fils de Heth, qui eurent à lutter contre les Égyptiens3,— Les Hivites demeuraient surl’Hermonet aussi au milieu du pays. — Dans la plaine d’Isréel étaient les Perizites. — Les Iébousites avaient pour capitale Iébous (plus tard Jérusalem). — Moins puissants que

1. E. de Rougé, Mémoire sur l'origine égyptienne de l’al- , Essai sur la propagation de alphabet Plélet, dE l’ancien nee 2 vol.

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