LA CONQUÈTE
de livrer les étrangers, Rahab répondit: « Les hommes sont sortis; jene sais pas où ils sont allés; poursuivez-les promptement, vous les atteindrez. » Les Israélites étaient cachés dans la maison de la prostituée. À la nuit, Rahab les fit descendre par la fenêtre avec une corde.
Après le retour des espions, Ioschoua, bien renseigné sur la ville et ses environs, alla camper sur le bord de l’Iardèn avec les Benë-Israël 1. Trois jours plus tard, le chef dit au peuple : « Purifiez-vous, » et aux prêtres : «Levez la barque d’alliance, et passez devant le peuple. » La foule, suivantles cohènes (prêtres), se présenta devant l’Iardèn, en face de Guilgal (le cercle), ville sans doute vouée aussi à la lune. Aujourd’hui encore il y a là un gué fort large. A cette époque de l’année, on était aux jours de la moisson; le fleuve coulait à pleins bords. Devant la barque des cohènes, les eaux se dressèrent comme autrefois celles de la mer de Souph, pour livrer un passage aux Bené- Israël. Douze hommes choisis dans les douze tribus prirent chacun une pierre dans le lit de l’Iardèn, et, sur l’ordre d’Iahvé, en élevèrent un monument, pour rappeler éternellement aux Bené-Israël avec l’aide de qui ils avaient franchi les flots du grand fleuve ?.
On était dans le premier mois. Après s’être circoncis avec des couteaux de pierre, les Israélites célébrèrent la fête de Pessar (Pâques) dans la plaine d’Ierihoà,
verzameling van de Boeken des Ouden Verbonds.) Comme dans le Deutéronome, Schrader, avec de Wette, distingue dans le Livre de Josué un ancien annaliste, un ancien annaliste théocratique, un ancien annaliste prophétique, un annaliste deutéronomique, et indique les morceaux qui appartiennent à chacun de ces quatre auteurs. (Lehrbuch der historisch-kritischen Eïnleitung, p.303 et 304.)