Près de neuf millions
4 1 Macc., XV.
PREMIÈRES MÔNNAIES JUIVES. 183
elles ont fait au peuple un grand mal; cependant nous t'en offrons cent talents. »
Athénobios alla redire à son maître la réponse de Schimeün ; il l’entretint aussi de la richesse du grandprêtre, du mobilier d’or et d’argent dont il était environné.En même temps que l’irritation d’Antiokhos, sa cupidité fut fort allumée par tout ce récit.
Nommé stratège du littoral maritime, Kendébaios reçut d’Antiokhos VII l’ordre de ravager la Judée.
Agé, incapable de conduire lui-même les troupes, Schimeün en donna le commandement à ses fils Iehouda et Iohanan. Avec vingt mille hommes ils vin- rent camper à Modin.
Les deux armées étaient séparées par un torrent. Exaltées par leurs chefs, les bandes juives le franchirent et, dans la plaine située entre Modin et Égron, se ruèrent sur la cavalerie syrienne, qui se rompit. On la poursuivit jusqu’à Aschdod. Deux mille Syriens, réfugiés dans les forteresses voisines de cette ville, périrent dans les flammes (137-136).
Iehouda, blessé, n'avait pu achever la poursuite des fuyards. Iohanan, qui seul avait poussé jusqu’à Aschdod, rentra triomphant dans Ierouschalaïm.
Mais un traître avait pénétré dans la famille des Makkabées. Ptolémaios bèn-Haboub, était le gendre de Schimeün. Jaloux sans doute de ce que ses beauxfrères gouvernaient le peuple, tandis qu’il était seulement préposé à la plaine d’Ieriho, il forma le dessein de prendre le premier rang. Sous prétexte d’un festin, il attira Schimeôün avec ses deux fils Iehouda et Mattathia dans le petit fort de Dok (ruine voisine de l’Ayn Douk1). Là, Schimeün , le cohène-hagadol, se laissa aller aux douceurs de la table, Lui et ses fils burent jusqu’à être étourdis par les vapeurs des bons vins de Hébron. Au milieu de leur ivresse Ptolémaios et ses gens les massacrèrent (135).