II
apparaissent dans cette scène étrange. La mort d’Antiokhos a été prédite par de brillants cavaliers qui se heurtaient dans les airs remplis d’un cliquetis de lances et de carquois.
Dans le deuxième livre des Makkabées se découvre aussi l'intention de donner une origine quelconque à la fête de Hanouka (consécration), que l’on célèbre encore chez les Israélites par des lampes allumées dans chaque maison!. Iehouda Makkabi, reprenant possession d’Ierouschalaïm, avait abattu la statue de Zeus et renouvelé le mobilier du temple, le chandelier d’or, l’autel des parfums. L'œuvre de restauration achevée, on avait décrété une fête de huit jours, qui commença le 2$ de Kislev. Grande fut la joie des vrais Juifs, qui ne célébraient pas seulement le triomphe du faible sur le fort, du bon sur le méchant, mais surtout celui du judaïsme sur l’amollissant hellénisme. Au son des flûtes, des kinnors et des cymbales, le peuple chantait des hymnes joyeux. Comme à la solennité des Soukkoth, il portait des branches d’arbre et des rameaux de palmier. Cette fête, dont parle à deux reprises avec insistance le second livre des Makkabées, fut, d’après lui, déclarée fête annuelle le 25 Kislev par les frères haschmonides, joints à ce qui restait du grand conseil ?,
D'après le même livre, on décréta encore une autre solennité pour le 13 d’Adar, parce que c'était ce jour-là qu’'Iehouda Makkabi avait culbuté les éléphants massifs et la cavalerie de Nikanor et attaché la tête de celui-ci aux murs de la citadelle 8.
1. En réalité, la fête devait être plus ancienne. Dans la vieille Égypte, on célébrait à Saïs la fête des lampes. C'était en souvenir de la nuit où sis, éplorée, avait cherché les membres déchirés d'Osiris, Le livre des Makkabées rattache à un événement religieux la vieille solennité égyptienne qui avait passé en Israël. (Hérod., lib. 1, c.)