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L'ÉMIGRATION JUIVE

d'unité dans le temple et dans le synhédrion de la salle carrée qui réglait leur vie, et leur envoyait de temps à autre des délégués pour leur marquer ses décisions.

Chaque communauté juive de la dispersion avait à Ierouschalaïm sa synagogue, où se rendaient ses pèlerins les jours de grandes fêtes. I1 y avait la synagogue des Alexandrins, celle des Kyrénaïtes, des Elyméens et des Asiastes 2, On n’en comptait pas moins de quatre cent quatre-vingts à lerouschalaïm 8, tant était immense la colonisation israélite.

Dans la Kyrénaïque, au temps de Sylla, on dut envoyer Lucullus pour apaiser une révolte des Juifs contre Rome. Ils étaient régis, dans cette province, par des représentants de la communauté, nommés Arkhontes. Dans la ville de Béréniké, au bord de la mer Rouge, ils avaient à leur tête neuf arkhontes, qui, pour récompenser la bienveillance d’un collecteur romain, offrirent à celui-ci un monument en marbre de Paros, avec une inscription # (l’an 13).

En Syrie, et particulièrement à Antiokhéia, les Israélites formaient une partie notable de la populalation et jouissaient de tous les droits de cité. A Damesseg, il y avait environ dix mille Juifs, à qui le roi Nabatéen Haréthath Philodémos avait donné un ethnarque (chef de race), tiré du milieu d’eux. -

Les Israélites, sous Antiokhos Théos, avaient obtenu le droit de cité dans les villes ioniennes. Des côtes de l'Asie Mineure, ils avaient poussé jusqu'aux îles de la mer Egée. À l’époque du Nouveau Testament, la Grèce et la Macédoine sont couvertes de leurs synagogues. Ils gagnèrent Rome, le centre des honneurs,

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