Amos, vix
ne put interrompre, en jetant sa note discordante, le concert joyeux qui montait de Schomron et des villes d'Israël.
La protection que les descendants d’Iehou et en particulier Iarobeäm accordaient au culte voluptueux de Baal et d’Aschéra, enflammait la colère des nabis. La haïne violente portée par Eliya à la maison d’Omri, Amos et Oschéa la témoignent aux derniers fils d’Iehou. :
Malgré tout, Iarobeäm IT s’éteignit, sur ses lits d'ivoire, après un règne aussi long qu’heureux.
Son fils Zekaria lui succéda (773)1. C'était un ami des cultes de Baal et d’Aschéra. Aussi tomba-t-il à Ibleäm, sous les coups de Schalloum, fils d’Iabesch, qui monta sur le trône ensanglanté des fils d’Iehou (772). lahvé avait puni le jeune prince de ses infidélités par une mort tragique qui le venait atteindre, après six mois de règne. Comme pour plusieurs autres rois des tribus, ce fut la belle plaine d’Isréél (l’ensemencée de Dieu) qui but les flots de son sang.
Avec fureur, l’assassin se jeta sur la maison du jeune Zekaria, qu’il égorgea tout entière, sans en excepter les femmes et les enfants.
Un mois seulement, le fils d'Iabesch resta en possession du pouvoir dont il s'était si cruellement emparé. Menahem-bèn-Gadi, de Thirza, le prit dans Schomron et l’égorgea. Ainsi retombait sur le meurtrier le sang du jeune Zekaria (772).
A la place de Schalloum, Menahem 1° s’assit sur le trône des tribus, mais non sans être obligé de comprimer des révoltes. Quelques villes d'Israël essavèrent de lui tenir leurs portes fermées. Thipsa, à l’est de la riante Thirza, lui ayant opposé une résistance plus. vigoureuse que les autres cités, il l’emporta d’assaut et la traita avec la dernière cruauté, passant tout au fil de l’épée, et, malgré leurs cris, éventrant les femmes
IR OS KV,
MENAHEM-BÈN-GADI. — PÉQAHIA. 23
enceintesi. Dix ans dura le règne de ce sauvage meurtrier (772-762).
Menahem-bèn-Gadi s’était laissé enivrer bien tard par les fumées de l’ambition. Quand il monta sur le trône ruineux d’Israël, c'était un vieillard, incapable de faire face aux menaces des peuples voisins et aux désunions intérieures des tribus. Faible, il fit alliance avec Phoul?, le puissant roi d’Assyrie, mettant par la même pour fort longtemps Israël sous la dépendance du grand empire.
Moyennant mille kikars d’argent, le roi d’Assour vint en personne l’aflermir parmi les tribus. Aussi put-il tranquillement s'endormir avec ses pères.
À sa place s'installa son fils Péqahiaë.
Péqah, fils de Remaliahou et chef des chariots du nouveau roi, l’égorgea dans Schomron pour s'asseoir sur son trône ensanglanté. Cinquante Guileädites l’aidèrent dans cette œuvre. Cet homme, dur et sauvage, dont les origines sont enveloppées de ténèbres, opprima le peuple plus encore que ne l'avaient fait ses prédécesseurs (759-742)#. Pour concilier l’histoire des Juifs avec les documents assyriens de Touklat-abalasar II, mentionnant le roi d'Israël Minihimmou, dans la 8° année de ce prince, on est obligé d'admettre un Menahem Il, coupant en deux le règne de Péqah e gouvernant Schomron de 742-733.
En Iehouda, Iotham avait succédé à son père Ouzia