Ibid., III, var
ses anciennes grottes et ses citernes, et ses ruines voilées de chênes verts, de térébinthes, de figuiers et de lentisques ?
Josèphe l'historien, dont la conduite, en ces tragiques circonstances, couvre un peu les lâches complaisances et la prochaine servilité envers les Romains, fut pris vivant dans une citerne.
Quelques jours avant la chute d’Iodaphath, le clément Titus, dans Japha, près de Nazareth, avait fait égorger les jeunes gens, les hommes mûrs et même les vieillards, réservant pour la vente les femmes et les enfants (2$ Sivan, mai ou juin).
Presque en même temps que s’accomplissait le carnage de Japha, le tribun de la v° légion, Céréalis, avec trois mille fantassins et six cents cavaliers, massacrait sur le mont Garizim dix mille six cents Samaritains (27 Sivan, mai-juin).
En s’abimant dans les flammes et dans le sang, Iodaphath mêlait ainsi la grande clameur de ses hommes de guerre, les voix gémissantes de ses femmes et de ses enfants, aux cris de Japha et de la Samarie.
Maître de cette forte ville de Galil, Vespasianus porta ses efforts contre la ville maritime, Ioppé, où s'était rassemblée une multitude de qannaïtes. Des troupes, envoyées de Césarée ou de Sébastos, prirent la cité. Là, parut un horrible spectacle, Réfugiés sur des barques et s’abandonnant aux flots, les Juifs furent tout à coup assaillis par la tempête. Entre la mer furieuse et les Romains, ils préférèrent se laisser dévorer libres par le gouffre que de tomber aux mains des légionnaires 1,
Tibérias, la charmante prostituée, la ville d’Agrippa II, sise aux bords du Kinnéreth, se garda bien de suivre le farouche exemple d’Iodaphath, et avec des acclamations accueillit Vespasianus, accompagné du roi Agrippa Il. Justus bèn-Pistos s'était