‹ Histoire d'Olivier Cromwell (volume 2)Chapitre 25 sur 56 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

Il était le second fils de Robert, comte de Leicester. Sa bravoure était fabuleuse. Il la montrera comme capitaine d'une compagnie en Irlande , comme colonel sous Fairfax , comme lieutenant général et comme citoyen, en exil, en Angleterre, partout et toujours, jusqu'à l'échafaud. Son esprit était vaste, sa volonté indomptable. Il avait dans le caractère ce que Milton eut dans le génie : la fascination. Cette fascination était électrique et un peu impérieuse en Sidney.' Dès sa jeunesse, il eut une dignité imposante, quoique simple. Nul n'aurait osé le regarder avec hauteur, et, s'il n'était pas toujours le premier, il ne fut jamais le second de personne. Il était naturellement régal des plus grands.

Du reste, une des difficultés les plus insurmontables de Sidney, comme de Milton, fut leur supériorité. Cette supériorité, qui n'était pas hypocrite, ni rusée, ni fourbe, ni ambitieuse, les isolait. Ils n'eurent qu'une élite, Milton le socinien et Sidney le théiste ; ils n'eurent pas le nombre. Le nombre allait ailleurs.

Les catholiques étaient à la reine Henriette , qui les exaltait par ses imprudences, à l'aide du nonce, du confesseur, des prêtres et des agents de Rome dont elle était entourée. Les anglicans étaient au roi, à Laud et à Strafford. C'est de ces deux cultes que sortira le parti des cavaliers, et c'est là qu'il ne cessera de se recruter.

En face de la cour ainsi défendue et contre elle s'organisait le peuple anglais, sous les auspices du parlement. Ce peuple, terrible dans sa fierté si longtemps méconnue, se divisait en presbytériens et en puritains. Les presbytériens anglais étaient des calvinistes incompatibles avec la hiérarchie épiscopale et avec le papisme, mais nullement hostiles à l'aristocratie et au trône. Les puritains étaient, au contraire, des calvinistes irréconciliables. Ils avaient leurs radicaux, leurs indépendants, leurs niveleurs. Ils s'acheminaient à la république. Les puritains avaient un maintien, un costume, un langage étranges. Ils méprisaient les lettres et les arts. Ils se reconnaissaient à la négligence de leurs habits et à la coupe de leurs cheveux. Ils taillaient leurs cheveux très-bas, et ne laissaient en relief que

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^ HISTOIRE D'oLn-IER CROin\-ELL

leurs oreilles. De lA leur surnom de téies rondes. Voilà k petit côté mais ces fanatiques grandioses défient le ridicule que les

I?r nT' ""'r^' '* ^"*'^'' compagnons, auraient bien voulu eur infliger Les puritains, au lieu de séduire les filles, de vider les pots de biere et les flacons de vin, méditaient pieusement ni t rr; f ""'• "' •^^^'•-«--"t d-- Églises et une dviTl \\«taWi«saie«t partout des colonies dans le monde.

ad édl ""' ''• "' ^'''^'''' 1^ P«""»« Pl«'°« 'i^racles chaoue ttwr'; ^"""^ ^^'^^ frémissantes. Chaque maison, chaque >nte était pour eux l'antre de la pythonisse; chaque

«saLf T '"'^ ^' ^'''^'^''' ^^^* "^^ Endor où ils propJé- B ht 7',f .' ^^"i"""*' P*^ '« «««'•• ^"iliers avec la

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crl!^2T *' '"^ '^*' P"""" P«" ^« «^«««' «*• ««'«'"^ ils »e craignaient rien, rien ne leur était impossible. S'ils combattent.

Z^LIT n '"'^«'^«'^* «" frappant, mais en priant, et ils combattront d'autant mieux.

Les puritains étaient le parti de l'avenir. Cromwell les obf.!f,! ^ *f *^^«™«°t et les caressait comme les instruments

de rr/.-'*r'''^''^P'''^°"«"«' ««"«!« «^ P0liti^»e, soit sent at«- M \^'' presbytériens, qui étaient le parti du prêcha : r , l '"* ^"^ ^'^- "^ dominaient la situation. Leurs Hot; r 'r r*""" ^'' communes, étaient Pym, Hampden, ^ R.;f.Tp "^"'^^'^ ^'' ^''^'^ 1« '^^"^ d'E^ex etle comte la r^!^W 'ff '^'^' "* P^'- les masses qui l'avaient élu.

la révolution, en 1640. était dans le parlement.

Il se .Zn'f ^^ to^ite-Puissance et la consacra en l'exerçant. Il «constitua magnifiquement par une suite d'aotes décisifs. Il noltr ^°*f7f tio^ nécessaire pour légitimer l'impôt.

IX'v T'''^"l "^-^^ '* P^^'^^"^^ l'-bofition soit de k nf^a t h- r. ' ''',* '*' "'^^'-^^ *"^'^'^^'^ d'exception. Il pré- S 1 i f ' "^."^ ^"* ^'^^ ^'«« acclamation. Ce bill

e^bWt que selon les lois fondamentales du royaume, un parlement serait réuni tous les ans. A défaut de convocation

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