ORGANISATION PAROISSIALE
Jusqu'en 1852, tous ces établissements dont nous venons de parler faisaient partie de la paroisse de St-Félix de Valois. Les résidents étaient obligés pour accomplir leurs devoirs religieux de même que pour répondre à certaines obligations civiles de faire deux, trois et même quatre lieues dans des chemins à demi-confectionnés d'où, principalement dans les extrémités nord, on ne se tirait souvent qu'avec peine.
Cet état de choses devenait intolérable, il ne pouvait durer plus longtemps. Aussi dès 1852, se mit-on résolument à l'œuvre. Il y avait, cette année là, mi-chemin entre St-Guillaume et Ste-Louise, en face de la résidence actuelle de M. Urgel Archambeault, une première et unique école qui rassemblait, depuis 1850 époque de son érection, les enfants de ces deux princi-
pales concessions. Elle était dirigée par M.
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Pierre Robillard, fils haut. Ce fut là que se firent les réunions pré-
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liminaires et les premiers écrits, au moyen desquels on chercha à se comprendre et à s'unir dans le but proposé. Déjà quelques pour parlers avaient eu lieu à ce sujet dans certaines maisons du rang de Ste-Louise où M. le Curé de St-Félix, alors M. Proulx, venait quelque fois uire la messe, On er avait conféré dans la muson de Joachim Ayotte dans laquelle fut offert pour la première fois le saint sacrifice de’la messe : on en avait conféré chez Gonzague Lavoie où se rendait aussi quelquefois M. le curé de St-Félx, deux maisons qui se trouvaient alors comme aujourd'hui distantes d’une quin: : zaine d’arpents, l’une à l’ouest, l’autre à l'est de l’église actuelle. Mais la première entente générale eut lieu, et la première requête fut rédigée, dans la maison d'école susdite, et envoyée de là à Montréal.
Elle demandait à Monseigneur l’évêque de Montréal la permission de bâtir une chapelle. On fit savoir aux signataires que telle n’était pas
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d’abord la marche à suivre, et on les avisa autrement, En conséquence une nouvelle requête fut préparée peu de temps après, au même lieu, et signée sur le champ par tous les intéressés. Elle était datée du 18 août 1852. Elle exposait humblement à Sa Grandeur que les babitants franc-tenanciers de cette partie de la paroisse de St-Félix comprenant les concessions de Ste-Louise, de St-Léon, de St-Guillaume, de de St-Pierre et de Ste-Julie, dans la seigneurie de Ramezay, demandaient à être détachés de la#” paroisse de St-Félix et que les dites concessions qu'ils habitaient fussent érigées canoniqnement en titre de cuïe et de paroisse.
Afin de correspondre aux vues de la requête, Monseigneur de Montréal donna une commission officielle à Monsieur Pierre Adolphe Pinsonneault, archidiacre et chanoine de la cathédrale, en date du 25 dn même mois, sept jours seulement après la signature de la requête.
Par cette commission, il le charge de se transporter sur les lieux, d'y vérifier les allégués de
sud ET ch la demande et de lui en faire ensuite un rapport par écrit.
M. Pinsonneault vient à Ste-Louise rencontrer les intéressés qu’il a fait convoquer légalement, les entend, converse avec eux, constate la vérité des faits et allégués de leur requête, et les encourage dans la vive espérance qu’ils entretiennent de pouvoir sous peu parvenir à leur but.
__ Le 2 septembre, il adresse son rapport officiel à Mgr de Montréal, et Sa Grandeur sans plus tarder, dérogeant au décret du 14 novembre 1840 qui érige canoniquement la paroisse de St- Félix de Valois, détache de celle-ci, pat un nouveau décret en date du 9 septembre 1852, les concessions de Ste-Louise, de St-Guillaume, de St-Léon, de St-Pierre et de Ste-Julie, et les érige en titre de cure et de paroisse sous l’invocation de St-Jean de Matha. Injonction stricte et formelle est donnée aux habitants de la nouvelle paroisse, de payer, aux curés ou desservants qu’ils auront dans la suite, les dîmes et oblations usitées et autorisées dans le diocèse, et.
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de leur porter respect et obéissance dans toutes Jes choses qui appartiennent à la religion et qui intéressent le salut éternel.