‹ Histoire d'un établissement paroissial de colonisation, St-Jean de Matha [microforme]Chapitre 19 sur 41 · BÉNÉDICTION DE L'ÉGLISE ET D'UNE CLOCHE · texte numérisé non relu

BÉNÉDICTION DE L'ÉGLISE ET D'UNE CLOCHE

Quelque temps après leur élection, et afin que tout fut prêt en même temps pour la desserte, les warguilliers firent des démarches pour se procurer une cloche, Une premitre visite à Montréal prépara les voies. Au second voyage que l’on fit dans ce but, le marché fut définitivement conclu, et la cloche fut descendue dans le steam-boat à Berthier où on alla la chercher, Elle pesait 320 1bs.

Alors on organisa la cérémonie de la bénédiction de l’église que les syndics venaient de recevoir et en même temps celle de la cloche que les marguilliers venaient d'acheter. Cette cérémonie eut lieu dans le mois de noveinbre, au temps ordinaire des premiers chemins de neige. Üe fut un jour de fête extraordinaire que celui dans lequel s’accomplirent à la fois ces deux cérémonies. Toute la paroisse était sur pied; grands

et petits, jeunes et vieux, tous s'étaient donné rendez-vous à l’église en cette circonstance mémorable.

Les membres du clergé présents à ce premier office dans la nouvelle église étaient Messieurs J, F. Gagnon, archiprêtre, curé de Berthier, l’officiant du jour, J. Guyon, curé de Ste-Elisabeth, F, Jeannotte, curé de Ste-Mélanie, J. St-Aubin, curé de St-Félix de Valois, D, Laporte, curé de St-Ambroise de Kildare qui chante la première messe dans cette première église.

Parmi les laïques, on remarquait entr'autres étrangers MM. Edouard Scallon et sa Dame de Joliette, Moïse Gadoury et sa Dame de Ste-Elisabeth, Maxime Crépeau et sa Dame de St-Félix, Pierre Gravel et sa Dame de St-Félix, qui avaient été invités comme parrains et marraines de la cloche. Il fut collecté à l’occasion de cette bénédiction de cloche une somme de sept-cent soixante-huit francs (8128.00 ) ; or elle avait coûté six-cent-vingt-trois francs ( #104.17 ) La balance de vingt-trois piastre e, quatre-vingttrois centins servit à défray Jjuelques-u :s des

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nué principales dépenses de la journée.

mé Quoiqu'il n’y eut pas encore de curé résident \ à St-Jean de Matha, cependant le presbytère qui nier était presque terminé avait été préparé pour la aurs réception des invités. L'on y avait dressé une l'of- table pourvue de mets convenables et abondants. veth, Autour de cette table, après la cérémonie, tous abin, les invités prirent place ; l’air embaumé des bois é de et des montagnes ne contribua pas moins à excinièré | ter l'appétit des convives que la variété des mets. Il y eut un concert unanime de félicitare tions à l'adresse des paroïissiens qui avaient pu Le: dé en si peu de temps en arriver à ce degré d’avan- Eli cement religieux et civil Exemple frappant des tFé- heureux résultats que font naître dans une locaqu lité la bonne entente et l’union de ses membres. aines cette

cent avait ) La ingt= s des

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