‹ Histoire d'un regimentChapitre 40 sur 135 · Noire habit blanc de Mayence el de Vendée · texte numérisé non relu

Noire habit blanc de Mayence el de Vendée

2. Ne pas perdre de vue que la guerre a commencé en 1792, et que chaque année, depuis cette date, est une campagne.

6 officiers méritent la même récompense.

Tous ces chiffres ont leur éloquence; nous les livrons aux méditations de nos lecteurs.

3e BATAILLON BIS COMPLÉMENTAIRE DE LA 52° DEMI-BRIGADE

La formation du corps expéditionnaire d’Égypte avait désorganisé l’armée d’Italie. Il ne restait guère que des cadres, excellents à vrai dire. La situation était plus grave qu’en 1792 : l’ennemi à nos portes; l’anarchie au dedans. Le Directoire était usé, la nation fatiguée; l’enthousiasme révolutionnaire avait disparu. Il n’existait plus que des bataillons auxiliaires de recrues, dépôts de l’armée d’Oricnt. Le dépôt de la 32e était à Toulon, à l’effectif de 120 hommes environ.

Un bataillon bis, portant le numéro 3, est constitué à Lyon en janvier 1799. Il concourt à la formation de la 4e demi-brigade d’infanterie d’Orient, composée des bataillons complémentaires des 25e, 32e et 61e demi-brigades de ligne. Sa constitution est réglementaire, mais sa composition est bien différente de celle des autres.

Da ns ce bataillon, pas de soldats de l’armée royale, ni de volontaires de 1791. Tous appartiennent aux levées forcées1. Ce sont les réquisitionnâmes ou carmagnoles-, c’est une masse informe, sans cohésion ni discipline. Les désertions y sont nombreuses. A la formation, l’effectif est de 671 hommes. En trois ans, sans grandes pertes par le feu, il y passe 1263 hommes.

Grâce à l’intelligente activité de Bernadotte, ministre de la guerre, grâce à la loi sur la conscription2, due à l’initiative de Jourdan et votée le 3 septembre 1798, quelques bons éléments renforcent les dépôts. Masséna s’illustre à Zurich. En douze jours il livre douze combats, depuis le confluent de l’Aar jusqu’aux Alpes centrales. Le Rhin est délivré, l’IIelvétie libre, la France sauvée3.

Ce fut la campagne des grisons, à laquelle le bataillon complémentaire prit part avec honneur.

« Il ne faut plus de bavards, mais une tête et une épée », disait Sieyès.

5. Pendant ce temps, Brune était victorieux à Bergen et à Castricum.

Bonaparte, débarquant d’Égypte le 0 octobre 1790, fut l’une cl l'autre.

Par la loi du 8 mars 1800, le remplacement est autorisé. La conscription acquiert une efficacité qu’elle n’avait pas eue à son début. Quatre mois après le vote de la loi, la bataille de Marengo est gagnée.

Champignons républicains (caricature du temps).

1. Le roi de Prusse : « Dieu, comme ça pousse!... c’est effrayant. »

2. L’empereur de Russie : « Ça serait bien agréable à manger. »

ô. L’empereur d'Autriche . « N’v touchez pas, compère, c'est vénéneux.

Le 5e bataillon bis fit la campagne dans la division Chabran, qui entra en Italie par le Petit Saint-Bernard. Ses grenadiers sont à l’avantgarde, le 18 mai; soutenus par 100 hussards du 12e régiment, ils débusquent, à Châtillon, 2 000 Autrichiens et leur prennent 500 hommes et 5 canons.

En 1802, le bataillon complémentaire, aux ordres du commandant Yauquet, est à Tarente et fait partie de l’armée d’observation du Midi.

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