‹ Histoire d'une forteresseChapitre 69 sur 70 · DÉFINITION DES TERMES TECHNIQUES · texte numérisé non relu

DÉFINITION DES TERMES TECHNIQUES

Lice. Intervalle laissé entre les défenses extérieures et celles du corps de place (voy. p. 167).

Mâchicoulis. Les Lourds de charpente étant facilement incendiés, vers la fin du xmc siècle, en France, on les remplaça par des corbeaux de pierre portant un crénelage en maçonnerie et laissant entre eux des intervalles propres à jeter des matériaux sur les assaillants qui approchaient du pied des murs. En Syrie , les chrétiens avaient adopté les mâchicoulis dès le commencement du xme siècle.

Merlon. Partie de maçonnerie pleine entre les créneaux. Pendant le moyen-âge , les merlons sont habituellement percés , dans leur milieu, d’une archère. En temps de guerre, les crénaux étaient masqués par des mantelets de bois qui se relevaient plus ou moins au moyen d’un rouleau tournant dans deux colliers de fer scellés aux angles supérieurs des merlons.

Oissau. C’était aux xve et xvie siècles un petit ouvrage de maçonnerie qui , disposé aux angles saillants dans le fossé , battait celui-ci et devait empêcher le passage. Les oiseaux étaient masqués par la contrescarpe. Dans la fortification polygonale moderne, on est revenu à ce système (voy. p. 331).

Oppidum (latin). Citadelle; point stratégique fortifié chez les populations gauloises. Beaucoup de camps romains furent établis pendant la conquête sur des oppida gaulois qui n’étaient que des sortes de camps retranchés établis sur des plateaux élevés. Plusieurs de nos villes françaises occupent l’emplacement d’antiques oppida : Langres , Laon , Béziers , Carcassonne , Uzerche , Sainte- Reine (Alesiaj , le Puy-en-Velay, Semur-en-Auxois , Avallon, Puy d’Issolu, etc.

Orillon. Partie saillante des faces des bastions destinée à masquer les flancs et à garantir les pièces qui arment ces flancs (voy. p. 261).

EMPLOYÉS DANS CE VOLUME

Parados. Élévation de terre disposée derrière les pièces en batterie pour les mettre à l’abri ainsi que les servants des projectiles arrivant à revers.

Parallèle. Tranchée parallèle aux côtés du polygone d’une place et permettant de circuler à couvert pour établir les batteries de siège et pour les approvisionner. Trois parallèles étaient autrefois nécessaires pour arriver à établir les batteries de brèche. Ces parallèles étaient mises en communication entre elles par des boyaux de tranchée tracés en zig-zags afin de se défiler des feux de la place (voy. p. 309).

Paréclat. Épaulement en terre ou formé de gabions, élevé sur les remparts ou au milieu des bastions pour abriter les défenseurs contre les éclats des bombes et des obus.

Place d’arme. Espace défendu par un épaulement, destiné à renfermer une troupe et à la protéger contre les projectiles (voy. p. 269, 287).

Poterne. Porte secondaire, petite porte, le plus souvent masquée (voy. p. 158).

Ravelin. Nom que l’on donnait primitivement aux demi-lunes. Ouvrage consistant en deux faces, ouvert à la gorge, bas et destiné à battre les dehors entre deux bastions (voy. p. 261).

Redan. Ouvrage présentant un angle saillant et un angle rentrant (voy. p. 286).

Rempart. Épaulement élevé avec la terre empruntée au fossé creusé du côté extérieur ; aussi, muraille couronnée d’un parapet avec chemin de ronde. S’entend comme défense permanente.

Retranchement. Ouvrage fait pour augmenter la force défensive d’une place en dedans des fortifications permanentes, afin de

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