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Son Altesse, dans un carrosse attelé de six chevaux

9. Un second détachement de Dragons ferme la marche et s'aligne avec le premier sur la Grand* Place.

Dés que Son Altesse parait sur la GrandTlace, les timbales et trompettes placés dans la galerie au-dessus du théâtre sonnent des fanfares auxquelles répond la musique turque. Le bataillon de Murray, rangé le long des cassés, et la grand'garde le drapeau déployé présentent les armes, et les tambours battent aux champs. On sonne le carillon, la grosse cloche du château et toutes celles de la ville.

N. — La musique turque a sa place entre la rampe du théâtre et du parquet.

Son Altesse, arrivée au théâtre précédée du Héraut d'Armes, et suivie des membres de l'Ordre de la Noblesse qui attendent à rentrée, se place sous le dais, dans un fauteuil, au-dessus duquel est le portrait de Sa Majesté : les Nobles se mettent à sa gauche sous la galerie, sur une ligne.

Tous les différents Ordres étant placés et assis, les Huissiers et Messagers des États, les Huissiers et Sergents de MM. les Magistrats sur la rampe, la Livrée de Son Altesse et du Chapitre de S*« Waudru et d'autres vis-à-vis de l'hôtel de ville ; les timballes et trompettes de dessus le théâtre se font entendre ; une division du régiment de Murray placée près des Boucheries fait

une décharge de mousqueterie ; l'artillerie des remparts y répond par une salve de canons, et toutes les cloches de la Tille sonnent.

Peu après, le Héraut d'Armes, qui est debout à quelque distance et à la droite du trône, après avoir reçu l'ordre, s'avance vers le bord du théâtre, le long du parquet, et crie trois fois à haute voix : c Silence ! i puis retourne à sa place.

Alors le Conseiller Pensionnaire de la Ville, Auquier, faisant fonction de Pensionnaire dés États, se présente à Son Altesse et fait ensuite lecture, vers le milieu du théâtre de la copie authentique des lettres des pleins pouvoirs et des lettres de substitution.

Cette lecture achevée, Son Altesse va à l'autel. Tous les Ordres des États et autres corps se lèvent et restent debout à leurs places. Madame de Croy, première aînée des Dames Chanoinesses, s'approche aussi de l'autel avec les fiaillis et Greffiers du Chapitre, où elle lit l'acte de réception de Sa Mejesté à Abbé et plus grand Avoué du Chapitre, et à Seigneur et Prince du pays, et à sa mise en possession des patronages de leur Église, ainsi que des Seigneuries du château, des paieries de la ville, etc.; après quoi, le Bailli prend la crosse abbatiale des mains du petit-clerc, qui se trouve sur la rampe du théâtre ; la môme Dame prend cette crosse des mains du Bailli, et la présente à Son Altesse; ensuite le Greffier du Chapitre, qui est à la gauche de l'autel, lit le serment accoutumé, que Son Altesse prête, les mains posées sur le S* Chef et le livre des Évangiles.

Ce serment prêté, une fanfare de timbales et trompettes qui sont dans la galerie du théâtre, et à laquelle

répond la musique turque, le son du carillon, de la grosse cloche et de toutes celles de la TÎlte, une décharge de la mousqucterie et une s^lve de PartHlerie des ramparts annoncent au peuple ce premier acte.

Son Alte$$e retourne à son fauteuil, sous le dais, la crosse à la main, et tous les Ordres rassis, le Conseiller- Pensionnaire des États va lui demander la permission de faire lecture du serment à prêter aux États ; cette permission accordée, elle retourne à Tautel ; le Président du Conseil s'en approche aussi, et les Ordres debout, le Pensionnaire lit à genoux, sur la marche de l'autel, le serment de Sa Majesté aux Étals.

Ce fait, Son AUesse appose la main sur les saints Évangiles, et prête serment.

Alors le même Conseiller-Pensionnaire, à la semonce du président, fait lecture de celui à prêter au Souverain par les États, et dit après l'avoir prêté en leur nom : Ainsi nous aide Dieu, le benoit corps de S^* Vaudru et tou^ les autres Saints du Paradis.

Ce second acte s'annonce au peuple comme le précédent.

Immédiatement après, MM. les Magistrats et les six Députés du Conseil de la Ville s'avancent vers l'autel, où le Conseiller-Pensionnaire et Greffier du chef-lieu, à genoux contre la marche, fait lecture du serment à prêter à a ville au nom de Sa Majesté.

Ce fait. Son Altesse met la main sur l'Évangile. Puis le même Conseiller^Pensionnaire et Greffier, à la semonce du Président, lit le serment à prêter delà part de la Ville, et le faisant en son nom, dit : Ainsi noiu aide Dieu et tous

le$ Saints! Aussitdt les timbales et trompettes, la musique turque, rartillerie, le sou du carillon, de la grosse cloche et de toutes celles de la TÎlle l'annoncent au peuple.

Son Altesse va se replacer dans son fauteuil sous le dais, toujours la crosse en main, et tous étant remis à leurs places le Héraut d'Armes va au bord du théâtre en face du trône crier trois fois : Vive François I, Roi de Hongrie et de Bohême et Comte de Hainau; ce qui se répète quantité de fois par le peuple, et s'annonce également par des fanfares, décharges de mousqueterie, saWes d'artillerie, grosses cloches et carillon.

De suite le Conseiller-Pensionnaire des Étals se fait apporter un sac de velours cramoisi garni en or, rempli de médailles d'or, d'argent et de cuivre, ayant cette légende du côté du buste de Sa Majesté : Francisais, Hung, Boh, Rex, Com. Uann. Le revers représentant un autel surmonté de deux mains jointes avec cette devise : Fides publicay et cette inscription : Hœc ara tuebitur omnes, et va les jeter au peuple, aux acclamations redoublées de Vive Sa Majesté; et au bruit des timbales trompettes et de la musique turque.

Cette solennité achevée, les différents Ordres et Corps se rendent à la Collégiale de S^* Waudru, par la rue de la Chaussée, celle Sarason, la Terre du Prince et le cloître du Chapitre, dans l'ordre suivant :

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