CANTINE
Malgré les derniers désastres, la vie semblait revenir comme par enchantement dans les villes et campagnes. Partout, chacun se remettait au travail pour réparer le temps perdu. Si Ton conservait le souvenir ineffaçable des malheurs qui avaient failli tarir toutes les sources de richesses en France, un instinct patriotique taisait redoubler d'efforts pour réparer tant de ruines sans se livrer à de vaines récriminations. Tous ceux qui parcoururent la France pendant ces mois de février et de mars 1870, pouvaient comparer le pays à Pune de ces fourmilières qu'un maladroit a bouleversées du pied. Ces merveilleux insectes n'emploient pas leur temps alors à se lamenter; ils se mettent aussitôt à Fœuvre, et si vous repassez le lendemain, les traces du cataclysme qui a failli détruire la colonie ont disparu.
Mais dans les derniers jours de mars, les journaux apportèrent au château les nouvelles désastreuses de Paris,